26 décembre 2005
News : 26 Décembre 2005
Tout le monde se repose après les fêtes et les news sont peu nombreuses (avec rien de très intéressant) mais en voici tout de même quelques unes ! Bonne digestion à tous ! necrogunslinger@yahoo.fr
- La radio anglaise Planet Rock nous offre son classement des dix plus grands groupes de rock de tout les temps, avec dans l'ordre : Pink Floyd, Led Zeppelin, The Rolling Stones, The Who, AC/DC, U2, Guns N' Roses, Nirvana, Bon Jovi et Jimi Hendrix.
- Dead to Rights (avec des membres de Forever The Pain et Encased) vous proposent le titre "Shameface" tiré de leur premier album "Blind Hate" pour lequel le groupe cherche un label.
01. Shameface
02. The Voice of Reason
03. All I've Become
04. Nothing Left
05. Scene it all Before
06. Against All Will
07. Condemned
08. Blind Hate
09. Second to None
- Le second single du "One Way Ticket to Hell... And Back" de The Darkness sera "Is It Just Me ?"
- "Eternal" de Shelter arrivera en Europe en Avril chez Dockyard1.
- Le délire du jour est ici, chez le Père Noël. Et ça fait beaucoup rire Dimmu Borgir, je vous laisse lire ça par vous même.
- On salut
On salue la gentillesse de Geezer Butler (Black Sabbath) qui a participé (en donnant 5000£) à la récompense qu'on offrira à celui qui ramènera un jeune bébé pingouin qui a disparu du zoo anglais Amazon World Zoo.
- Le chanteur Lars Eric Si a terminé d'enregistrer le chant sur le nouvel album de Winds attendu en 2006 chez The End Records.
MXD
C’est avec Musicogenic que la France a découvert l’électro metal violent et hypnotique des Suisses de MXD. Moins d’un an après, les musiciens issus du pays des montres et du paradis fiscal reviennent en force avec Frustration Is Fuel, un nouvel album donnant autant dans le metal velu que dans l’électro trippant. Duja, chanteur de la formation, nous donne quelques clefs pour pénétrer dans son univers.
Metalchroniques : Pour commencer, quel a été l’accueil pour Musicogenic ?
Duja : Plutôt bon. Il faut aussi préciser qu’il était sorti en 2002 en Suisse mais nous avions des soucis avec notre label et la promo en Suisse ce qui fait que le suivi de sortie de disque n’a pas été au top. Mais l’accueil a néanmoins été très bon. Mais tout est différent maintenant que nous sommes chez Équilibre.
Metalchroniques : Musicogenic était sorti en 2002. Frustration Is Fuel a été écrit tout de suite après ou les titres sont très récents ?
Duja : Nous l’avons vraiment fait dans l’urgence. Nous ne voulions pas nous précipiter mais avec la ressortie de Musicogenic par Équilibre nous nous sommes sentis libérés d’un poids et ça nous a donné l’énergie nécessaire pour se mettre au boulot pour un nouvel album.
Metalchroniques : Quand on écoute vos albums, on a l’impression que c’est une musique faite pour être jouée en studio alors que le rendu scénique est très vivant et organique.
Duja : C’est ce qu’on tente de faire. Nous voulons profiter des capacités d’un studio pour lécher nos albums au maximum et ensuite tout ça se transforme sur scène. On a l’habitude de dire qu’au début était la machine puis vint l’homme. C’est un peu notre leitmotiv. Nous voulons maximiser le potentiel studio mais pour nous, le live est très important, nous voulons dégager une véritable énergie rock n’roll. Ca me ferait vraiment chier de refaire la même chose qu’en studio.
Metalchroniques : Lorsque vous êtes en live, malgré l’énergie rock, on sent un peu l’idée chez vous d’hypnotiser le public.
Duja : Disons que nous nous hypnotisons déjà nous-même (rires). On ne se met pas en transe, ça serait prétentieux. Mais par exemple, outre mon métier de musicien, je suis également journaliste et j’ai dernièrement suivit la dernière tournée des Young Gods et je me suis aperçu que sur scène, les musiciens étaient vraiment très proches de l’état de transe. Et je trouve que parfois, notre état est le même sur scène.
Metalchroniques : Est-ce que les expériences live ont beaucoup joué sur la coposition de ce nouvel album qui semble plus rentre dedans que Musicogenic.
Duja : Bien sûr. En plus, il faut préciser que nous avons désormais un guitariste à temps complet (Drop, de Sybreed - ndr) ce qui change beaucoup de choses dans le processus d’écriture. Il a apporté énormément à notre côté organique. Nous avons radicalisé certains de nos choix : les morceaux rentre dedans le sont quatre fois plus que d’habitude et il en va de même pour les morceaux hypnotiques.
Metalchroniques : C’est vrai que cet album est très varié tout en gardant malgré tout une certaine unité.
Duja : Merci, c’est vraiment ce que l’on tente de faire depuis les débuts de MXD. En général, les groupes d’électro metal font un peu trop de puzzle avec leur musique et il n’y a jamais de réelle ligne directrice. Nous avions commencé à travailler dans ce sens sur Musicogenic et je crois que nous y sommes enfin parvenus sur Frustration Is Fuel. Avec cet album, nous avons voulu explorer les différentes variantes des musiques que nous aimons et de faire quelque chose de cohérent tout en restant éclectiques.
Metalchroniques : Et le titre de l’album se rapporte à ce que vous avez vécu ces dernières années, comme de ne pas pouvoir promotionner correctement Musicogenic ?
Duja : C’est tout à fait autobiographique effectivement. J’ai une amie qui étudie la comédie aux Etats-Unis et son prof de comédie lui disait qu’il était bon qu’elle s’énerve car la frustration de ne pas arriver à quelque chose était l’essence qu’il fallait pour y arriver au final. C’est une phrase dans laquelle je me retrouvais parfaitement et j’ai décidé de changer toute mon énergie négative en énergie positive.
Metalchroniques : Si le titre est autobiographique, est-ce que les textes suivent la même voie ?
Duja : Plus ou moins. J’appelle ça de l’autobiographie fictionnelle. Ce n’est pas forcément ma vie que je romance, mais il peut parfois s’agir d’un ressenti personnel qui me donnera envie d’écrire sur un sujet bien précis. Sur Frustration Is Fuel, les textes sont généralement relatifs à l’échec, l’erreur, la frustration, l’auto flagellation, les remords, les regrets, etc…
Metalchroniques : Quel est le type de public qui se déplace pour vous voir ? C’est plutôt éclectique ?
Duja : Disons qu’on peut se glisser dans n’importe quelle soirée, mais le problème est que les fans d’électro nous trouvent un peu trop metal et le fans de metal, trop électro. C’est clair qu’on a un spectre assez large, mais nous savons aussi que tout le monde ne cultive pas l’éclectisme, la tolérance et l’ouverture d’esprit. En même temps, pas ma de metalleux et de goths viennent nous voir, mais ce sont toujours des gens ouverts d’esprit.
Metalchroniques : “Ictus” est dédicacé à une personne qui semble décédée. Il s’agit de ton père ?
Duja : Oui. J’ai commencé à écrire ce texte quand mon père est tombé malade et je l'ai terminé à sa mort, ce qui a prit en tout six mois. Il était atteint d’un cancer des poumons. Je ne voulais pas faire quelque chose de triste ou un hommage pompeux mais j’ai décris toutes les étapes de régression jusqu’à la mort. En l’occurrence c’est pire dans le texte car je dis que tout le monde a le cancer (rires). C’est peut-être extrême mais c’est aussi une façon d’exorciser tout ça.
Metalchroniques : Et ce n’est pas difficile de jeter un texte aussi personnel en pâture au public ?
Duja : Non, et puis j’aime bien les artistes qui parlent d’eux sans retenue. En revanche, je n’aime pas les musiciens qui ne veulent jamais parler de leurs textes ou qui prétextent que les paroles ne parlent pas d’eux. Mais en fait, ces personnes n’ont juste pas les couilles de dire que ces textes sont une partie d’eux-mêmes. Je ne fais pas de la musique pour me maquiller la face et prendre un pseudo ridicule. Nous sommes les mêmes sur scène comme en dehors de la scène. C’est important d’être soi-même et tant pis si nous dérangeons le public.
Dernier album : Frustration Is Fuel (Équilibre / Productions Spéciales)
Site Officiel : http://www.mxd.ch
One Man Army and the Undead Quartet : Décembre 2005
Alors que leur premier album va arriver en force début Janvier et que le groupe s'apprête à passer en France aux côtés de Children of Bodom, c'est le moment ou jamais pour vous de découvrir un groupe qui risque de faire un max de bruit dans les années à venir ! Johan Lindstrand, ex-frontman de The Crown répond avec plaisir à nos quelques questions :
Metalchroniques - Bonjour ! Beaucoup de choses se sont passées depuis la séparation de The Crown…
Johan Lindstrand – Tout à fait… C’est arrivé en Mars 2004, ce qui m’a beaucoup étonné et frustré. J’étais revenu vers The Crown pour l’album Possessed 13 plein d’énergie et d’idées et j’ai pris la décision du groupe d'arrêter comme un gros coup de pied dans le cul puisque je me suis retrouvé musicalement seul. Cette solitude a été un peu comme le début de One Man Army puisqu’il me restait beaucoup d’énergie et qu’il fallait que j’en fasse quelque chose…
- Je comprend ! Et les choses se sont passées rapidement depuis les débuts de ce nouveau groupe en 2004, non ?
- Oui ! Mais vu que j’étais tout seul depuis Mars j’ai commencé à écrire la démo When Hatred Comes to Life et les autres membres ne sont arrivés que vers la fin 2004. Nos deux derniers membres ne sont arrivés qu’en Janvier ! Mais quand on décide de créer un nouveau ça peut aller très vite…
- D’ailleurs les autres musiciens du groupe ne sont pas très connus, pourrais tu nous les présenter ?
- Pas de problème. Pour commencer notre bassiste, Valle, qui est aussi dans Impious, ne fait plus partie du groupe. Il n’avait plus le temps de continuer avec One Man Army et c’est maintenant Robert Axelsson qui le remplacera. C’est un gars super que je ne connais vraiment pas depuis longtemps, mais il est très cool et talentueux. Pekka Kiviaho qui s’occupe de la gratte rythmique vient aussi de Gothenburg, un mec très sympa. Je ne le connais que depuis un an mais il est cool et convient très bien au groupe. Notre batteur, Marek, est aussi de Gothenburg, il est très talentueux et joue violemment, juste comme j’aime. Il reste Mikael, à la gratte lead, qui est certainement le gars le plus talentueux que j’ai rencontré de ma vie. Très cool en plus, il bosse vraiment très bien et apporte beaucoup à ce groupe. Je pense que même si ils sont tous inconnus dans le business, on forme quelque chose d’assez unique et puissant. Tu sais c’est dur de former un groupe habituellement mais là ça marche plutôt bien !
- Et peux tu m’en dire plus sur ce changement de bassiste qui n’était vraiment pas attendu ?
- Valle est un très bon ami à moi et quand on a parlé du groupe il y a environ un an il était vraiment motivé pour devenir bassiste dans un groupe, car il trouvait ça plus tranquille que son poste de guitariste habituel. Je l’ai admis dans le groupe et on a essayé de faire en sorte que ça marche malgré ses deux groupes. Mais ça a été une grande déception qu’il ne puisse pas participer à notre première tournée. Mon idée de base était simplement de le remplacer le temps de la tournée et qu’il revienne juste après, mais on s’est vite rendu compte qu’avoir un membre à temps plein comme Robert qui se donne à 100% pour le groupe était la meilleure solution. On a simplement fait ce qu’on pensait le mieux pour le groupe.
- Je trouve que 21st Century Killing Machine est une vraie réussite dans le milieu du death mélodique, mais que voulais tu vraiment apporter aux fans avec ce nouveau projet ?
- Et bien la musique n’était pas si intense dès le début. Je ne pensais même pas écrire un album entier au début et j’avais beaucoup d’heavy metal en tête en composant, ce qui a donné quelque chose d’assez unique je trouve. Nous avons réussi à former un très bon groupe qui varie entre la violence et le heavy. C’est un peu devenu notre but de créer un heavy/death très intense avec des passages catchy tout en gardant un bon groove…
- Pari réussi je crois !
- Oui merci !
- Et ce n’est pas trop dur de sortir un premier album alors qu’il est déjà si attendu ?
- Non pas vraiment puisqu’on a créé toutes les musiques sans avoir en tête ce qui allait se passer après comme la tournée avec Children of Bodom… C’est plutôt une bonne surprise que ça fonctionne ainsi, mais la pression se fera beaucoup plus ressentir avec le second album, car on en attendra beaucoup plus de nous !
- Et comment s’est passée la composition de l’album après la création et le succès de votre première démo ?
- Une fois que tous les membres étaient présents, on avait déjà six titres. Tout le monde avait déjà préparé du matos mais on n’a pas commencé les répétitions avant cet été ! Tout s’est passé assez calmement. J’ai carrément écrit 10 titres pour cet album puisque j’étais seul dans le projet pendant six mois, ce qui m’a laissé plus de temps pour composer… Tout était tranquille, la démo est sortie et Nuclear Blast a fait une très bonne promo pour nous… Pendant qu’on écrivait de nouveaux titres la démo est sortie officiellement, ce qui nous a permis de toujours rester en avant pendant l’année…
- Nuclear Blast étaient les seuls intéressés par le groupe ?
- Non, en fait il y avait aussi Metal Blade qui s’occupaient déjà de nous pour The Crown. Je les apprécie beaucoup mais je voulais profiter de ce groupe pour rencontrer et travailler avec de nouvelles personnes… Tout recommencer à zéro… Et Nuclear Blast ont beaucoup de moyens financiers, ce qui était évidement un plus !
- Et tu es satisfait de leur travail ?
- Oui carrément ! Ils sont toujours en train de bosser comme des dingues ! Dès qu’on a signé avec eux en Mars ou Avril, dès mon premier coup de fil on avait déjà commencé à parler de la pochette de l’album ! Et en plus on avait les mêmes idées ! Un mois plus tard plein de choses étaient déjà réglé. Tu as toujours un bon soutien avec eux…
- Vous allez commencer une tournée avec Children of Bodom comme tu le disais avant… Qu’attendez vous de cette toute première tournée ?
- On espère que ça va être excellent ! L’album sort exactement au même moment et Nuclear Blast fait beaucoup de promo autour de cette sortie, on va jouer devant 500 à 1000 personnes tout les soirs et ça va être tout simplement fantastique pour nous ! On va faire le tour d’Europe et préparer déjà les gens à nos retours dans le futur !
- Et une fois la tournée finie, quels sont vos projets pour l’avenir du groupe ?
- Si on survie à la tournée (rire), on va faire quelques festivals cet été. Je ne peux pas encore dire de nom puisque rien n’est officiel mais si l’album se vend bien alors on repartira en tournée et on commencera juste après l’été à bosser sur de nouveaux titres puisque deux ou trois morceaux sont déjà prêts ! On bossera la pré-production dès la fin de l’été pour sortir un nouvel album en 2006 !
- Sinon dans tes autres projets j’ai entendu que tu avais aussi rejoint un autre groupe, Incapacity…
- Oui je connais Christian depuis notre service militaire il y a dix ans ! On a toujours voulu faire quelque chose ensemble. Incapacity est aussi un side project pour lui et le batteur… Ils ont déjà sorti deux albums et je vais les rejoindre en tant que chanteur. C’est un genre de death metal super violent qui est plutôt cool et qui ne me prendra pas trop de temps pour que One Man Army reste toujours ma priorité absolue. C’est juste une histoire de quelques albums et de deux ou trois shows au maximum !
- Ok ! Merci beaucoup pour cette interview, je te laisse conclure avec un petit mot pour les fans :
- On va venir vous voir en France alors venez aux concerts et écoutez notre premier album, vous allez adorer !
