Metalchroniques

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05 janvier 2006

MXD - Frustration Is Fuel (Équilibre – Productions Spéciales / 2005)

mxd_frustrationTracklist : 52 :18
01. Roxygen 02. B-Trial 03. Fuel 04. Ictus 05. Urban Desert 06. Hockenheim 07. Megadrive 08. Pandemonium 09. Sweet & Sour 10. MIDKW 11. Week-End Bizarre 12. A Meaning Of Life

Après avoir enfin réussi à sortir son deuxième opus, Musicogenic, en dehors des frontières suisses et effectué une tournée un peu partout en Europe, les Suisses de MXD reviennent à la charge de nos enceintes gonflés à bloc. Si Musicogenic était dominé par des ambiances electro, Frustration Is Fuel est résolument plus rentre dedans. Il faut dire que l’expérience de la scène et l’adjonction d’un guitariste à temps complet (Drop, ex-Rain et actuel Sybreed) ont redonné un grand coup de fouet au groupe.
Le résultat est un album mêlant désormais adroitement titres metal et d’autres beaucoup plus ambiants sans que l’ensemble en pâtisse. La ligne directrice de cet album reste malgré tout une certaine noirceur même si certains textes sont à prendre au second degré. MXD semble désormais avoir trouvé le juste équilibre entre ses racines rock/metal et ses ambitions d’explorations musicales. Même si le groupe réfute plus ou moins les similarités avec ses compatriotes des Young Gods, MXD a en commun avec ces derniers un goût prononcé pour les ambiances multiples et l’envie d’aventures musicales. À noter une reprise fort convaincante du “Pandemonium” des maîtres Killing Joke. On attend désormais la confirmation de ces nouveaux atouts sur une scène.

Site internet : www.mxd.ch
7,5/10  Kalogero

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Bad Habit - Interview avec Hal Marabel

Dans la foulée d'une reformation réussie, Bad Habit, par l'intermédiaire de son leader et guitariste, Hal Marabel, a accepté de répondre à nos questions.

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Bonjour Hal, je suis bien content de pouvoir parler de la reformation de Bad Habit avec toi.
Le plaisir sera mien.

Cela fait quelques temps depuis votre split en 1998. Vous avez pourtant contribué à jouer de la musique avec Arena Sweden. Quelle était votre approche musicale ?
Le projet Arena Sweden était beaucoup plu soft dans son approche et incorporait quelques beats et ryhtmes « dance » dans un cadre de chansons beaucoup plus pop.

Ce groupe a-t-il disparu depuis la reformation de Bad Habit ou reste-t-il un projet de longue haleine ?
Nous continuons tout à fait et sommes actuellement en train d'écrire des chansons pour le nouvel album à venir. J'espère que cela devrait être réalisé l'année prochaine.

Pourquoi reformer Bad Habit après toutes ces années ? C'était un besoin musical de votre part, une opportunité proposée par un label ou une demande des fans ?
Il y avait évidemment pas mal de demandes de la part des fans depuis un certain nombre d'années mais en fin de compte la décision était la nôtre : elle provenait de notre choix de faire un nouveau disque. La flamme était là et nous avons tous jugé qu'il était temps de revenir.

Le line up de Bad Habit sur ce disque semble être le line up classique, non ?
Tout à fait : c'est le line up de l'album Revolution en 1995. Avant ça, Doc (claviers étaient dans le groupe. Il a été remplacé par Sven Cimski (lead guitar).

En fait, cela sonne du point de vue de la musique et du groupe comme extrêmement dense et cohérent, « tight » en anglais. Bad Habit est-il toujours un vrai groupe ou plutôt un des nombreux projets de Frontiers (pas de tournée, pas de plan de carrière, un seul CD et c'est tout etc.) ?
Nous sommes toujours un vrai groupe et nous avons toujours la perspective de tourner et de faire de nouveaux disques.

Parlons de la musique maintenant et tout particulièrement de ce titre [Hear - Say]. C'est assez mystérieux, notamment ces crochets entourant les deux mots. Peux-tu nous en dire plus ?
Effectivement il y a plein de types de lectures du titres. Voici cependant deux pistes : 1. Hearsay = rumours, L'équilibre intéressant entre « Don't Believe everything you hear cause you're gonna hear a lot » et d'un autre côté « If you hear a rumour enough times, you'll find out that there usually is some truth to it ».
C'est une idée très intéressante que nous devrions tous conserver à l'esprit.
2 Hear-Say = d'abord écoute puis après parle. Nous sommes dotés de deux oreilles  et d'une bouche pour cette raison. Nous devrions réfléchir par deux fois avant de parler. Si c'était le cas il y aurait plus d'amour que de combat à travers le monde.
Le visuel sur la couverture illustre ceci très bien. Si tu regardes de près tu peux voir qu'il y a un focus sur l'oreille et sur l'œil avec des flèches entre eux. À propros des  crochets, il s'agissait d'insister sur le terme, pour le mettre plus en relief.

Une autre caractéristique intéressante est la qualité de la production. C'est définitivement une production moderne avec un puissant son de guitare. Est-ce c'est ce que vous aviez demandé à votre producteur  Jonas Reingold ? 
En effet, dès le début je savais quel type de son nous devions avoir pour ce disque et Jonas nous a aidé à réaliser cette objectif avec son expérience et sa connaissance de la production.

Avez-vous été aussi impliqué dans la production de votre côté ?
En fait Jonas n'a pas été impliqué jusqu'au mix ainsi toutes les étapes antérieures (démo, enregistrement) sont de mon fait.

Vous cherchiez un gros son très puissant. Sans doute pour un des albums les plus heavy de Bad Habit. En fait, si certains titres sont vraiment agressifs, comme « Reason » par exemple, on trouve aussi des morceaux plus typiquement AOR comme « The Air That I Breath ». Peux-tu nous expliquer les raisons de ce mix ?
En fait je vois de mon côté le son de cet album comme un mix entre celui d'un disque comme « Revolution » mixé avec de nouveaux éléments, notamment au niveau de la structure rythmique et des claviers. Nous sommes tous très contents du résultat et bien qu'il y ait pas mal de diversité nous pensons qu'il y a bien un fil conducteur du fait de ce gros son très heavy, des rythmes groovy de batterie et des parties mélodiques au clavier. Ainsi chaque chanson est représentative d'un certain aspect de la direction musicale. Nous sommes cependant conscient que nous avons une  fan base assez diverse avec des amateurs de choses heavy et d'autres, de choses plus mélodiques. Heureusement, celle diversité se retrouve dans le groupe même : nous apprécions ces deux types de rock.

Une autre caractéristique du disque est le son de batterie. Ce dernier sonne très clinique. J'imagine que c'est réellement votre batteur qui joue mais que vous avez utilisé une batterie électronique et non une batterie classique. Pourquoi ce choix ? Pour avoir un son plus massif ?
Tout à fait : le son de la batterie est à la fois puissant, groovy mais aussi assez mécanique. C'est d'un commun accord que nous avons décidé de créer ce son. Jaime a joué toutes les parties mais nous l'avons travaillé pour avoir un son plus typé « machine », d'un manière plus moderne mais qui fasse aussi plus « dance music ». C'était dans le perspective de moderniser notre approche du rock et d l'AOR en faisant quelque chose de différent.

Toutefois ce type de son de batterie est aussi assez proche du son des années 80'. Il n'y aurait pas le risque de sonner de manière un peu surannée ?
Non, je n'y vois pas de risque puisque le son d'ensemble est typiquement moderne avec ces boucles de batterie, le son massif de guitare mais aussi toute l'énergie que respire ce disque.

Le groupe a eu la possibilité de faire une vidéo pour promouvoir le disque. Il est envisageable que vous tourniez aussi pour soutenir le CD ?
L'objectif est de jouer un certain nombres de gigs durant 2006 si fait que nous ne tournerons pas de manière intensive mais joueront plutôt à des festivals ou à des concerts précis. Toutefois il serait super de jouer partout et de pouvoir rencontrer les fans. Ainsi nous pourrions avoir des feedback pour tous les pays. Cela détermine aussi les endroits où nous avons envie de jouer.

Un autre support essentiel est internet. Avez-vous un site web ? Si c'est le cas je ne l'ai pas trouvé.
Oui : notre adresse est la suivante : http://www.badhabitvip.com Toutes les informations essentielles y sont ainsi que de la musique et des vidéos clips.

Baptiste Eychart

Posté par Avangion à 11:17 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sheavy - Republic ? (Rise Above Records 2005)

republic_cover01. Spy Vs. Spy 02. The Rook 03. Hangman 04. Revenge Of The Viper Three 05. Standing At The Edge Of The World 06. A phone Booth In The Middle Of Nowhere 07. Moments Of Silence 08. The Man Who Never Was 09. Stingray Part III 10. Imitation Of Christ 11. Last Chance…Gremlin X


Mettons les choses au clair une bonne fois pour toutes, ce n'est pas Ozzy Osbourne qui officie au micro mais bien Steve Hennessey, dont le chant est très proche du (rayer la mention inutile) clown de Osbourne Family et de Black Sabbath. De fait, Sheavy évolue dans un genre qui fait fi des modes actuelles et se complait dans un heavy stoner peu commun au Canada, surtout dans les contrées glacées de Newfoundland, assez proche de l'arctique. Peu importe, le groupe fait son petit bonhomme de chemin depuis 1993, et le fait est qu'il a en poche une bonne pelletée de riffs efficaces, et devrait interpeller tout fan de stoner, voire de doom, ou plus simplement tout amateur de rock gras direct et sans prise de tête (l'album devrait aussi intéresser les vicelards qui voudraient piéger leurs potes avec des "inédits" de Black Sabbath, hin hin). Quant à la ressemblance avec Black Sabbath, hé bien depuis le temps que l'original n'est plus capable de compos de ce niveau, on pourra se contenter sans peine avec Sheavy.

http://www.sheavy.com/

Hamster [07/10]

Posté par metalchroniques à 00:52 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Deadsoul Tribe - The Dead Word (Inside Out - 2005)

deadsoultribe_dead01. Prelude: Time and Pressure 02. A Flight on an Angels Wing 03. To My Beloved… 04. Don’t You Ever Hurt? 05. Some Sane Advice 06. Let the Hammer Fall 07. Waiting in Line 08. Someday 09. My Dying Wish 10. A Fistful of Bended Nails 11. The Long Ride Home

L'univers sombre, voire intimiste de Deadsoul Tribe n'est pas facile d'accès, et ce quatrième opus ne semble pas déroger à la règle. Pourtant Devon Graves affine d'album en album le style qu'il a lui même forgé pour le groupe dont il est le principal compositeur (avec le batteur Adel Moustafa), au point que la concision est au rendez-vous, plus question de compositions à la longueur proche de l'interminable, et l'on voit mal qui d'autre que Devon Graves lui même pourrait produire Deadsoul Tribes.
Sur ce point, la production est impeccable (toujours réalisé chez Devon à Vienne en Autriche), et met en valeur les arrangements variés et l'ambiance un poil plus sombre que sur les albums précédents. Les Gibson n'ont jamais aussi bien sonné, et une fois encore, les influences des années 70 se font sentir tout au long de l'album (un titre ressort nettement de ce point de vue, avec les choeurs mis en avant, "Some Sane Advice"). Les compos flirtent entre rock atmosphérique et metal, l'équilibre reste constant tout au long de l'album. Une fois encore l'amateur de Gibson ressuscite des riffs hérités de Led Zeppelin (Waiting Line), avec brio, tout en laissant tourner des accords à l'instar de Tool ("A Fistful Of Bended Nails"). Et l'on ne peut pas parler du chant de Devon Graves, dont la justesse et la variété sont de premier ordre. Une fois encore Deadsoul Tribe livre un album imposant et qui mérite plus d'une écoute pour en saisir tous les aspects.

http://www.deadsoultribe.com

Hamster [08.5/10]

Posté par metalchroniques à 00:22 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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