17 février 2006
Mystic Circle – The Bloody Path Of God
Dockyard 1 / 2006
Track List (41:52)
1.Psalm of the end (intro) 2.The bloody path of god 3.Doomsday prophecy 4.Nine plagues of egypt 5.The grim reaper (intro) 6.The grim reaper 7.Riders of the apocalypse 8.Hellborn 9.Church of sacrifice 10.The forgotten 11.Unholy terror 12.Memento mori (outro) 13. Circle of the tyrants (Bonus track Celtic Frost cover)
Je le concède, je suis vierge de toute référence concernant Mystic Circle puisque je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir leurs six albums précédents mais cela ne m’empêche pas bien évidemment d’avoir un avis sur cet album, qui, vous le comprendrez à la suite de ces quelques lignes, n’aura pas laissé sur moi un souvenir impérissable.
Evoluant dans ses premières heures dans un black symphonique inspiré par les ténors du genre, Mystic Circle a lentement glissé vers plus de mordant et de hargne pour exprimer sa sensibilité satanique, chaque auditeur pouvant à loisir trouver son éventuel bonheur dans l’évolution de Beelzebub et de ses acolytes.
Le trio donne aujourd’hui dans un melting pot de black, de death et dans une moindre mesure de thrash ("Nine Plagues Of Egypt") proposant toujours quelques orchestrations discrètes mais malsaines qui alourdissent d’autant les ambiances ("The forgotten", "Church of sacrifice") accompagnées en cela par les vocaux abruptes et écorchés de son leader.
Visiblement dans la droite lignée de "Open the gates of hell, ce "The bloody path of god" erre dans des sphères difficilement compréhensibles, le trio ne semble pas savoir dans quel style conforter sa position et il paraît perdu dans un no man’s land entre death et black. Alternant titres rageurs ("The bloody path of god", "Unholy terror") à des titres nettement plus accessibles (tout en restant dans l’extrême) "Hellborn" et son penchant pour le death mélodique, Mystic Circle s’essaye à des ambiances multiples pour engendrer un album de plus dans sa discographie mais celui-ci enfonce le clou sur le fait que les allemands, malgré leurs nombreuses tournées avec des groupes de premier ordre, ne peuvent aspirer à devenir des leaders de la scène extrême.
Une chose indéniable par contre est leur persévérance et s’il doit rester une chose à retenir de cet album, ce sera à coup sûr la production limpide de Alex Koch qui offre à cet album une saveur indéfectible dans la découverte des divers éléments de ce disque même si au final ce n’est qu’en pure perte.
A noter la reprise du "Circle of the tyrants" de Celtic Frost déjà proposée par le groupe sur le EP "Kriegsgötter II" sorti depuis 2000, limite foutage de gueule comme bonus.
Clayman [5/10]
Photos Edguy + Dragonforce à Lyon & Paris
Elles sont ici.
Arsebreed - Munching the rotten

Neurotic Records / 2006
tracklisting (30:46)
01.fistfit stretched third eye 02.vaginal butchery 03.bloody posttraumatic ejaculation 04.impregnated while giving birth 05.ripping chainsaw orgasm 06.munching the rotten 07.stabbed in the arse 08.rectal vomit 09.anal cum 10.vomit heaps of flesh 11.chopped in excrements
Cette pochette est moche ! Une première impression pas agréable du tout. Arsebreed propose enfin ici un premier album, résolument fidèle au passé underground de la formation (ce qui peut parfois expliquer une pochette moyenne mais pas une faute de goût pareil !), mais attention, l’underground n’est pas ici péjoratif…
Le groupe évolue dans un death metal typé US qui est plus gore que brutal, fournissant à la pelle des riffs qui sautent à la gorge et ne laissent pas beaucoup souffler le pauvre auditeur…
La production est honnête, réalisée en partie au studio Excess (Prostitute Defigurement), elle sait garder le feeling underground tout en n’en faisant pas un boulet pour ce groupe qui conserve un son efficace et assez fluide…
Fluidité qu’on retrouve d’ailleurs dans les morceaux, qui malgré leur déchaînement quasi-continu gardent une bonne dose de groove bien senti. On évite ainsi l’ennui sur certains titres qui autrement auraient peut être trop rapidement plongés dans une catégorie bien plus lassante.
Arsebreed n’en est plus ici à son line up originel, et les musiciens qui ont enregistré cet album aux côtés des fondateurs Daan et Pranger sont des habitués de la scène underground avec des groupes comme Disavowed ou Mangled. On obtient ainsi une performance intéressante, peut être pas un tour de force, mais on voie qu’on n’a pas à faire à des débutants !
Arsebreed délivrent donc ici un premier album bien senti, qui sait garder un lien fort avec l’underground dont ils sont issus, et dont les adeptes seront sûrement les premiers acheteurs. Un bon moment pour les fans et autres habitués du style, mais pas encore un must-have !
Necrogunslinger [07/10]
Photos : Lacuna Coil (Paris 16.02.2006)
Les photos du concert "privé" de Lacuna Coil à Paris (au siège d'EMI France) sont en ligne : cliquer ici

