08 avril 2006
Engerica – There are no happy endings
Track List (48:45)
1. Reasons to be Fearful (part 1) 2. The Smell 3. It was a goddamn suicide 4. Funeral Song 5. RoadKill 6. My demise 7. Misery Guts 8. Trick or treat? 9. Arsehole 10. Crooked Sex 11. Did you hear what sylvia said ?
Le buzz chez nos amis britanniques autour des Arctic Monkeys fait des émules et la scène pop rock anglaise est en ébullition ce qui aura tôt fait de freiner les ardeurs d’un metalleux dont le bonheur ne se trouve pas à coup sûr dans ce registre.
Trio de jeunes gens ayant de l’énergie à revendre, Engerica sort son There are no happy endings sur Sanctuary Records, le battage médiatique MTVien ne devrait pas tarder.
Cette tentative de rock alternatif punkisant barré doit faire tripper les british mais son impact immédiat aura vite fait de s’amenuiser lors d’une prochaine mode.
A grand coup de titres courts, Engerica pousse l’énergie rock à un niveau important oubliant au passage de composer des titres marquants mis à part le bien sympathique et mélodique Misery Guts. Cet album dure en réalité trente cinq minutes, la longueur de son finish n’étant là que pour voir débarquer un ghost track inutile.
Lorsque cette donnée est intégrée, il est facilement compréhensible que tout ici est basée sur la rage propre à donner la fièvre au cours d’un concert hormis cela il est bien difficile d’ingurgiter tous ces titres sans froncer les sourcils devant le peu d’intérêt des compositions qui rivalisent pourtant de petits trucs efficaces donnant tour à tour l’impression d’entendre une musique maintes fois entendus chez des références établies. Défaut de jeunesse, cet album manque de maturité propre mais la production est bien léchée, il aurait été étonnant du contraire avec les moyens dont disposent le label qui s’est précipité pour faire d’Engerica "le prochain gros truc" comme certains outre-manche et outre-atlantique se complaisent à le penser.
Sympatoche et plein de hargne déridée, cet album fera le bonheur des djeunz en mal de sensation et pourrait bien provoquer chez leurs parents irritation et incompréhension.
Clayman [5/10]
Summoning – Oath Bound
Track List (69:05)
1. Bauglir 2. Across the Streaming Tide 3. Mirdautas Vras 4. Might and Glory 5. Beleriand 6. Northward 7. Menegroth 8. Land of the Dead
Sans surprise malgré cinq ans d’attente, la magie Summoning est de retour avec ce sixième album et la marchandise black épique atmosphérique à laquelle on était habitué revient pour nous conter de nouveau en musique les chroniques des Terres du Milieu. Protector et Silenius semblent avoir quelque peu enclenché la roue libre pour cette nouvelle livraison même si la conception de toutes les atmosphères demande un gros travail.
Chacun de ces sept titres (sans compter l’intro Bauglir) dépassent les huit minutes, la boîte à rythme semble avoir subi un traitement de faveur avec des percussions qui se remarquent (Across the streaming tide), les guitares ne sont pas en reste et elles possèdent toujours ce grain si particulier d’agressivité venant en complément des mélodies mises en place par les dominantes de claviers somptueux.
La production toujours aussi crue signe une nouvelle fois le son Summoning reconnaissable entre mille. Le duo ne fait pas dans la surenchère et suit avec ferveur comme il est de coutume leur bonhomme de chemin alignant les moments de bravoure et les notes plus intimistes qui leur sont propres.
Mirdautas Vras voit Summoning aborder une énième plongée au cœur du monde de Tolkien proposant un titre dont les paroles proviennent du langage des orques, ces huit minutes guerrières nous entraînent dans les méandres d’un monde souterrain à la fois brut, sanguinaire et effrayant exprimé par le chant de Silenius très rocailleux comme sur Beleriand, Northward, Menegroth. Protector se charge des titres restant avec un timbre moins brut.
Oath Bound semble gravé dans le côté sombre des Terres du Milieu avec un Might and Glory et ses corbeaux nous faisant sillonner un champ de bataille à la recherche de dépouilles à se mettre dans le bec, hymne mortuaire peu réjouissant vous en conviendrez.
Land of the Dead, pièce maîtresse magistrale de douze minutes, est alimentée en son sein par des chœurs masculins du plus bel effet venant en opposition aux vocaux principaux toujours aussi âpres et malsains, lors des deux dernières minutes les chœurs sont rejoint par une flûte qui vient adoucir et finaliser cette épopée d’un peu plus d’une heure où tous les sens sont en éveil.
Chaque once de Oath Bound font dans la grandiloquence et la somptuosité déjà exprimées notamment sur Stronghold ou Let Mortal Heroes Sing Your Fame (Minas Morgul et Dol Guldur n’atteignent pas ce niveau de finalisation), si vous avez toujours été envahis par la musique du duo, vous trouverez votre bonheur sur cette nouvelle offrande majestueuse.
Summoning est plus que jamais unique.
Clayman [8,5/10]
News : 08 Avril 2006
necrogunslinger@yahoo.fr
- One Man Army and the Undead Quartet ne perdent pas de temps et ont déjà commencé la composition de leur second album !
- Une nouvelle video de Glory Bister est disponible sur le net : "Asteroid".
- Skyclad nous dévoilent la pochette de leur ep "Jig-a-Jig" qui ne sera disponible que sur le site du groupe et durant leur tournée européenne :
Apr. 09 - Paris, FRA @ La Maroquinerie
Apr. 12 - Naples, ITA @ Duel Beat
Apr. 14 - Gent, BEL @ The Frontline
Apr. 15 - Rotterdam, NETH @ Baroeg
Apr. 16 - Luxembourg City, LUX @ Centre Culturel
Apr. 17 - Bonn, GER @ Klangstation
Apr. 18 - Arnhem, NETH @ Goudvishal
Apr. 19 - Hamburg, GER @ MarX
Apr. 20 - Berlin, GER @ K17
Apr. 21 - Marburg, GER @ Kulthalle
Apr. 22 - Merseburg, GER @ Gasometer
- Le groupe Rise to Addiction s'est séparé de son bassiste Rob Naylor (ex-Blaze). Son remplaçant sera Joel Graham, qui a déjà joué quelques concerts avec le groupe.
- Il y en a qui ont la chance de réaliser leurs rêves, c'est le cas de Harvey Warren, simple manager d'un cafe Starbuck dans la vie privé, et batteur du groupe tribute à Mötley Crüe appelé Bröken Töyz. Il a eu la chance de prendre la place de Tommy Lee pour un concert canadien après que celui-ci se soit fait interdire de jouer par son médecin à cause d'une tendinite au poignet...
- Le célèbre frontman Tony Harnell a quitté son groupe TNT... Une déclaration complète sera faite la semaine prochaine concernant ce choix.
- "Angel Down", le nouveau cd de Sebastian Bach (ex-Skid Row) a finalement été retardé jusqu'à Septembre.
- Deftones nous annoncent eux que leur très attendu nouvel album verra le jour le 12 Septembre.
Saxon @ Elysée Montmartre Lundi 17.04.2006 = Concert exceptionnel !!!

Ce concert sera l'unique étape Française de la tourné donnée par les Anglais afin de célébrer le 25ème anniversaire de la N.W.O.B.H.M..
Le groupe n'y interpètera que des morceaux tirés de ses premiers albums et certains de ces titres n'ont plus été joués depuis des lustres.
Toutes les dates Allemandes ont été sold-out, prenez donc bien garde d'avoir votre place.
Chicago – XXX [Rhino – 2006]
1.
Free (Hot Single-Mix) 2. King Of Might Have Been 3. Caroline 4. Why
Can't We 5. Love Will Come Back 6. Long Lost Friend 7. 90 Degrees And
Freezing 8. Where Were You 9. Already Gone 10. Come To Me, Do 11.
Lovin' Chains 12. Better 13. Feel (w/Horns)
Le mutisme de Chicago datait de l'album XXI,
en 1991, le groupe s'étant contenté durant la décennie de proposer des
enregistrements live ou des compilations à ses fans. Et voici qu'un des
plus grands groupes de rock mélodique de l'histoire américaine
réapparaît soudainement avec un disque au premier abord surprenant.
Entendons-nous
bien : Chicago n'a pas viré de bord musicalement et sa musique reste
ancrée dans un rock mélodique West Coast très chaleureux et vivant.
Mais l'on pouvait s'attendre à une volonté de se conformer aux modes de
l'heure, notamment en procédant à un retour aux sources, vers la
musique pratiquée durant les années 70 par Chicago. Or, ce n'est pas
vraiment le cas : à entendre le single, l'excellent « Free », on
constate que ce titre aurait tout à fait pu être présent sur XIX
par exemple. Les ballades qui agrémentent un peu trop abondamment la
première moitié du disque (« King Of Might Have Been », « Love Will
Come Back ») nous renvoient plus aux hits des années 80 (« Hard Habit
To Break ») qu'à un « 25 or 6 To 4 ». Cependant, certains travers des
années 80' ont été évités, notamment par la production de Jay
DeMarcus qui donne une sonorité musicale très moderne à l'ensemble.
On remarquera cependant que la deuxième partie du disque fait plus de
place à des titres plus particulièrement construits autour de la
section cuivre du groupe : un « Come To Me, Do », chanté par Robert
Lamm est caractérisé par un feeling bien plus rythm & blues, à
l'image d'un autre bon titre, « Better », assez soul. Au final ce XXX
semble remarquablement équilibré, utilisant des éléments extraits de
l'ensemble de la carrière du groupe ; l'inspiration principale est
cependant plutôt à chercher du côté de XVII que de V.
La
réelle surprise vient en fait de la qualité musicale de ce disque :
après un tel silence, on pourrait imaginer un groupe hésitant et peu
assuré ; ce n'est nullement le cas. Ce disque se range parmi les
meilleurs du combo : entre XVIII et XIX, car regorgeant
de titres inspirés et mémorables. Du premier single, « Free », qu'on
préférera dans sa version cuivres, à des titres comme « Caroline » au
refrain riche et entraînant, en passant par de très belles ballades
comme « King Of Might Have Been », c'est à du très bon Chicago auquel
l'amateur a droit. Si certaines ballades peuvent flirter avec la
variété américaine (le duo avec Shelly Fairchild « Why Can't We », par
exemple), la qualité de composition, manifeste sur les orchestrations
et les break, écarte à chaque fois le spectre d'une certaine facilité.
Et dans tous les cas certains morceaux brûlants comme « 90 degrees and
Freezing » ou « Where Were You », deux rock West coast impétueux,
viennent vite contre-balancer le calme de la première partie du disque.
Tant de fraîcheur et de créativité, après 35 années de présence
musicale dans le monde du rock, font plus que forcer le respect : elles
laissent admiratif.
Baptiste
[9/10)

