Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

06 mai 2006

Les Variations - Club Drouot Paris - 3 mai 2006

Une tranche d'histoire du rock et du hard français a débarqué ce soir sur les Grands Boulevards, dans ce club mythique, puisque héritier du Golf Drouot. Une salle qui a vu les débuts de Trust et d'une pléthore de groupes depuis les années 60. Ce mercredi écrasé de chaleur quasi estivale, les Variations sont de retour et comptent bien laisser les potards à 11 (merci à Spinal Tap).

Un groupe qui a débuté en 1966 et qui chantait en anglais, une révolution dans la France des yé-yés, directement influencé par Hendrix, Cream, les Stones et Ten Years After. Un brailleur impressionnant (Joe Leb) et un guitariste saignant (Marc Tobaly) se chargeait de jouer les Jagger-Richards. Leur carrière allait les emmener en première partie d'Hendrix au Danemark, en ouverture d'Halliday et de Led Zeppelin, et même aux studios Stax de Memphis en 1973, encore une première pour un groupe hexagonal.tobaly       lebMalgré la moyenne d'âge du groupe qui se rapproche dangereusement de la retraite, le quartet montre une pêche intacte, comme en témoignent les brulôts heavy rock blues qui se succèdent. Tobaly piétine sa wha wha (une Vox évidemment) comme au bon vieux temps, et Joe Leb se démène comme un possédé tel un Iggy Pop qui aurait avalé Jagger tout cru. "Come Along", "I Was Down", ou encore l'hymne "Je suis juste un rock'n'roller" (seul morceau en français) s'enchaînent rageusement. Les fins de morceaux s'avèrent légèrement bordeliques, mais tout le monde s'en fout, tellement le set est carré. Un manque de repères qui s'effacera avec un peu plus de scène. C'est Leb qui semble un peu largué, mais en vieux renard des estrades, il rattrape le coup en deux pirouettes (à certains moments on est pas loin de David Lee Roth !)

La section rythmique a changé, mais le nouveau préposé aux fûts frappe comme un CRS place de la Bastille et on comprend qu'il n'a pas besoin d'amplification. C'est d'ailleurs lui que le public encouragera le plus. Le nouveau bassiste, forcément impassible derrière ses lunettes, reste impeccable du début à la fin. Tobaly, logiquement en vedette, multiplie les choruses à la Clapton/Hendrix avec un feeling jouissif.

Le public, composé à la fois de proches, de nostalgiques, de pieds-noirs émus d'honorer ces marocains venus faire du rock à Paris, et des fondus d'histoire du rock, s'en prend plein les oreilles. Ca joue fort, et ça n'empêche pas la salle de réclamer toujours plus de guitare, devant un Marc Tobaly incrédule qui finira par pousser sa Les Paul pas loin du maxi. Plus on approche de la fin, plus les premiers rangs se déchaînent. Mon voisin de derrière, un attaché de presse qui bosse autant avec Annie Cordy qu'avec les rappeurs, me secoue par les omoplates. Je ne sais pas trop s'il veut me lancer sur scène pour un stage diving à la Baptiste Eychart ou si son émotion le pousse à une violence certes contenue, mais limite retour pain dans la tronche. Des demoiselles pas toutes jeunes vont danser devant Joe Leb, et une vaillante quinca se fendra même d'un grand écart ! Mon voisin n'en peut plus, il déboule entre les tables et se met à jerker en noir et blanc. Un peu plus et il paierait pour bosser avec les Variations. Mine de rien, il fera lever un bon paquet de spectateurs.

Comme à la grande époque, pas mal de covers au programme : "Red House" et "Rock Me Baby" d'Hendrix, sans oublier "Hey Joe" en français, "Sweet Home Chicago", et un medley façon Ten Years After, gorgé de classiques du rock noyés de saturation.

end

La reformation, attendue par des stars de la presse rock comme Philippe Manoeuvre et rêvée par Joe Leb depuis 30 ans, est sur de bons rails. Un prochain show au Petit Journal Montparnasse est prévu en septembre.

Les albums des Variations ont été réédités par Magic Records avec un son tout neuf et des bonus. Ils se trouvent sans difficulté.

David Taugis

pour rester au courant :http://www.marctobaly.com/accueil.html

Posté par david taugis à 17:45 - Live report - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

News : 06 Mai 2006

necrogunslinger@yahoo.fr

affiche_webmetal_battle

- La news du jour est évidemment l'apparition d'Axl Rose dans le show radio d'Eddie Trunk. En pleine répète à New York avec Guns n' Roses, Axl a été invité par Sebastian Bach et a rejoint le studio sur un coup de tête. Il a ainsi parlé un peu de WASP, des vieux souvenirs de tournée qu'il avait en commun avec Bach et Scott Ian (également présent sur le plateau), il a révélé la présence d'un nouveau guitariste dans le groupe sans parler de son identité, il a aussi annoncé que Chinese Democracy arrivera au plus tard à la fin de l'Automne, que le groupe a de quoi remplir deux albums et demi et que le tracklisting définitif de l'album n'est pas encore fait... Un très bon moment !

- D-A-D a mis en ligne une nouvelle e-card(http://www.d-a-d.dk/ecard/) pour promouvoir la sortie de Scare Yourself Alive.

- Liv Kristine a confirmé sa présence au Summer Breeze.

- Le nouvel album d'Abysmal Dawn sortira en Europe le 30 Juin sous le titre From Ashes.

- Toutes nos félicitations aux français de Gojira qui ont signé un deal américain avec Prosthetic Records.

- Area 54 se sont séparés de leur bassiste Laura Salmon qui n'était plus assez intéressée par le metal et qui ne s'investissait plus assez dans le groupe.

- Grave sortira son nouvel album As Rapture Comes le 25 Juillet chez Century Media avec le tracklisting suivant :

01. Intro - Day Of Reckoning (0:49)
02. Burn (6:24)
03. Through Eternity (3:45)
04. By Demons Bred (4:16)
05. Living The Dead Behind (6:26)
06. Unholy Terror (3:44)
07. Battle Of Eden (3:38)
08. Epic Obliteration (4:02)
09. Them Bones (2:32) (reprise de Alice in Chains)
10. As Rapture Comes (5:34)

- American Head Charge prépare actuellement un nouveau dvd et un nouveau cd studio...

- Le premier album des death metalleux allemands de Misery Speaks sortira le 23 Juin chez Alveran Records.

- Des extraits de City Of The Damned, le nouvel album de Raise Hell, sont disponibles ici.

- Napalm Death commencera l'enregistrement de son prochain album la semaine prochaine.

- Une nouvelle video live de Cryptopsy est disponible ici.

- Crematory nous dévoile le tracklisting de Klagebilder, son nouvel album qui sortira le 04 Août :

01. Klagebilder
02. Die Abrechnung
03. Hoffnungen
04. Kein Liebeslied
05. Kaltes Feuer
06. Der Morgen Danach
07. Warum
08. Höllenbrand
09. Nie Wieder
10. Ein Leben Lang
11. Der Nächste
12. Das Letzte Mal
13. Spiegel Meiner Seele

Posté par necrogunslinger à 16:06 - News - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RSJ – Reflections In B Minor

rsjCasket Music / 2006

Track List (49:26)
1. Its Gone Too Far To Turn Back Now 2. Blood & Sand 3. Dredger 4. Structure In 7/4 5. Delusions Of Popularity 6. Dystonia 7. Skylines 8. Theme For Murder 9. 2 3 6 1 2 10. Gein 11. Progression Through Regression

La scène anglaise a visiblement de l’énergie à revendre tellement les groupes qui nous parviennent actuellement prônent la déferlante de riffs à tout va et un côté brutal incessant. A l’image de Gutworm, les RSJ ne font pas dans la dentelle, ce premier album, au titre à contre courant, est annonciateur d’un groupe impitoyable et lourd même si parfois l’inconsistance des morceaux laisse songeur.
Les quatre gaillards ne font pas dans la demi mesure et leur metal/hardcore brutal déploie des morceaux déstructurés n’enlevant rien au sentiment oppressant que délivre ces "réflexions". Condensé de pure énergie parfois amoindrie par de salvateurs moments de compositions réfléchies, la respiration est enfin possible. Heureusement car cet album a tendance à vous perforer le crâne avec des rythmiques ultra puissantes et un chant criard et démentiellement torturé dont l’adjonction de côtés plus posés comme sur Delusions of popularity évoquent la scène prolifique hardcore sans équivoque.
C’est cette apparence première que laisse entrevoir ce Reflections in B minor, un album sans concession vite éprouvant et lassant mais l’entame de Structure in 7/4 fournit quelques éléments qui se verront confirmer par la suite, à savoir: éviter l’étalage inconsistant d’une rage et d’une énergie délivrées sans aucun apport supplémentaire d’où le fait d’aboutir à un hardcore intelligent que les friands du style sauront reconnaître comme il se doit. RSJ nous gratifie même d’un dernier morceau de neuf minutes laissant percevoir une volonté de ne pas s’enfermer dans un registre bloqué sur le 100 % débauche de rage et c’est tant mieux.
Pas foncièrement transcendant mais de bon augure pour croire à un avenir concernant RSJ.

http://www.rsj.info

Clayman [6,5/10]

Posté par clayman à 15:58 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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