Metalchroniques

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09 décembre 2006

Wuthering Heights – The Shadow Cabinet

wutheringheight_theshadowcabinetLocomotive Records- Underclass / 2006

Track List (60:14)
1. Demon Desire (5:18) 2. Beautifool (5:02) 3. The Raven (4:47) 4. Faith - Apathy Divine Part I (8:13) 5. Envy (6:41) 6. Snow - Apathy Divine Part II (5:48) 7. Sleep (4:45) 8. I Shall Not Yield (6:40) 9. Reason ... ? (0:31) 10. Carpe Noctem - Seize The Night (7:47) 11. Midnight Song (bonus européen) (4:32)

Le Danemark n’a pas fini de nous envoyer tous ces groupes à fort potentiel à travers la figure pour nous faire remarquer qu’il existe une scène prolifique, et de plus en plus mise en avant, dans ce beau pays.
Wuthering Heights avait quelque peu émergé avec Far From The Madding Crowd mais c’est réellement avec The Shadow Cabinet, son quatrième album, que leur talent éclate au grand jour.
Rien n’est laissé au hasard dans cet album, en premier lieu la puissance est au rendez-vous et ne fait jamais défaut malgré la diversité des tempos, le son reste énorme et ceci grâce à la production de l’inévitable Tommy Hansen qui signe un énorme travail rendant justice à tous les éléments de l’album.
Wuthering Heights navigue entre power, speed metal et heavy en laissant les éléments folk à la portion congrue représentés par quelques flûtes ou violons.

Le jeu de batterie est énorme et la vélocité des guitares ferait rougir les mecs de Dragonforce, les claviers nuancent cette vivacité mais accentue le côté néoclassique. Tant d’éléments et de tempos imbriqués renforcent les compositions et il n’est pas vain de rajouter le qualificatif progressif à The Shadow Cabinet.
Nils Patrik Johansson (Astral Doors) met de côté ses trop fortes intonations à la Dio pour moduler sa voix et enrichir le chant accompagné par des chœurs tout aussi séduisants que le reste.

Complexe et chargé (voire surchargé selon certains) au premier abord, cet album se laisse découvrir pendant de longs moments afin d’y découvrir toutes ses richesses et emporter l’approbation de chacun conscient d’écouter un disque riche, bien construit et inévitablement un gros morceau dans le domaine du metal.
Il va désormais falloir faire avec Wuthering Heights qui s’impose comme une formation incontournable avec The Shadow Cabinet.

http://www.wuthering-heights.dk

Clayman [9/10]

Posté par clayman à 21:25 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Melechesh – Emissaries (2006 - Osmose Productions)

Melechesh___Emissaries1. Rebirth of the Nemesis 2. Ladders to Sumeria 3. Deluge of Delusional Dreams 4. Touching the Spheres of Sephiroth 5. Gyroscope 6. Double Helixed Sceptre 7. The Scribes of Kur 8. Leper Jerusalem 9. Sand Grain Universe 10. Emissaries and the Mysterium Magnum

A en voir l’artwork de la pochette, le quatrième opus de Melechesh est bien parti pour continuer le travail commencé sur leurs précédents albums. Et dès « Rebirth Of The Nemesis », on se rend compte que toutes nos attentes vont être comblées tout au long de cet album.

Premier point à noter, Emissaries voit l’arrivée du batteur Xul derrière les fûts. Force est de constater qu’il s’est plus que bien acclimaté au groupe et à son style (il est vrai qu’il est en tournée avec eux depuis 2004).

C’est album est une véritable mine d’or de points forts ; premièrement au niveau de l’originalité. En effet, bien qu’ayant émigré d’Israël, les membres du groupe n’oublient pas leurs origines orientales. Et même s’ils officient dans un mélange de trash, de black et même de heavy pour certains riffs, Ashmedi et sa bande ont réussi à imposer leur style particulier qui combine des aspects sumériens, un certain mysticisme mésopotamien et un gros son, le tout afin de dépoter dans nos ruches à miel.

Autre point fort, l’ambiance créée dans et par les compositions du groupe. L’ambiance dominante est forcément celle du black, lourde, malsaine, dérangeante mais, à l’instar de Nile dans le death, Melechesh ne se cantonne pas dans ce style. Il le fait évolué en lui alliant des parties trash, des riffs heavy mais aussi et surtout, des instruments orientaux qui semblent tout droit sortis de l’Ancien Temps. On a l’impression de se retrouver au temps de Babylone la Grande, impression encore plus forte sur « The Scribes of Kur » qui, parce qu’elle est instrumentale, nous fait encore plus plonger dans les méandres sumériennes et mésopotamiennes.

Autre fait qui atteste de l’ancrage profond de Melechesh dans l’oriental, l’utilisation dans leurs paroles d’un texte d’environ 5000 ans. Mais ils ont aussi utilisé dans paroles sumériennes ou akkadiennes (langue dont le babylonien était un dialecte). Les compositions sont aussi parfois plus personnelles, comme lorsque Ashmedi parle de sa relation avec sa ville natale de Jérusalem.

Mais Melechesh nous réserve également de belles surprises, comme le prouve la bonustrack qui est en fait une improvisation live en studio, impro qui nous démontre toute la force de Melechesh à nous plonger dans son univers si particulier.

Côté production, c’est un album énorme, les instruments sont très bien rendus, sans que l’un ne prenne le pas sur l’autre, et cela grâce à Dennis Koehne, l’ingé son du studio Woodhouse, qui a mixé l’album une seconde fois après une tentative ratée par Attie Bauw.

En conclusion, il n’y a presque rien à reprocher à Melechesh qui nous livre ainsi un album d’excellente facture, très riche, que ce soit en originalité ou en ambiances. A l’heure du choix du top 10 des sorties cette année, Melechesh est sûr de figurer dans mon classement perso...

Note : 9/10

Site officiel : http://www.melechesh.com/

Posté par SuperCastor à 16:12 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Slowmotion Apocalypse – My Own Private Armageddon (2006 – Scarlet Records)

Slowmotion_Apocalypse___My_Own_Private_Armageddon1. The Beginning Of The Apocalypse 2. The Insomniac 3. Kill In Progress 4. Vote For Extinction 5. Psychic War 2.0 6. Last Generation Humans 7. Filth
8. My Future Is Burning 9. Through The Flesh 10. The Art Of Self Blood Drinking
Bonus tracks:
11. Endurance Trial (Demo) 12. My Future Is Burning (Demo) 13. Bloodrust (Demo)


My Own Private Armageddon est le premier album des italiens de Slowmotion Apocalypse. Il s’agit ici d’une réédition européenne (euh, l’Italie, c’est plus en Europe ?) de l’album My Own Private Armageddon sorti en 2005 sur le label américain Tribunal Records. La différence est l’adjonction de trois bonus tracks venant de leur première démo ainsi que l’adjonction du clip officiel de The Insomniac.

Après avoir assuré de nombreux concerts, les italos décidèrent de passer en studio afin de nous proposer un album. Première constatation, malgré une revendication death metal, il faudrait plutôt parler ici de trash/death mélodique qui rappelle furieusement le death suédois.

Côté technique, rien à redire, les gars savent manier un instrument. Par contre côté composition, on peut reprocher un certain manque d’originalité. L’ensemble est de bonne facture mais un peu trop linéaire... Cependant, les passages trash pur/midtempo essayent quand même de nous détourner de cette linéarité mais il en faudrait un peu plus. Plus de soli ? Ce serait peut-être une bonne solution ou alors, une utilisation plus franche du clavier. Car bien qu’on ne l’entende jamais clairement, il y a un clavier. Alors, si ce n’est pour pas l’utiliser, pourquoi en mettre un ?...

Niveau du chant, on pourrait peut-être regretter l’absence de bons gros hurlements gutturaux, la voix écorchée devient un peu trop linéaire à la longue. Ceci dit, le gars beugle quand même comme un porc qu’on égorge.

Côté production, elle est raisonnable mais perfectible à mon sens. Dans le death pur, à la limite, ça aurait pu passer mais dans le mélodique, elle doit être irréprochable, hors, ici, elle ne l’est pas à 100 pourcents.

Pour ce qui est des bonus tracks, ils sonnent bien rond, malgré une tendance hardcore que j’aime moins (mais ça, c’est perso). En écoutant ces titres et puis l’album, on a l’impression assez troublante que l’album n’a conservé qu’une infime partie des compositions car ces titres sont plus tendances hardcore ou trash que death metal mais que soit, pourquoi se cantonner dans un seul style ?

Il n’y a pas que des points négatifs, au contraire. Une intro très soignée, des passages mélodiques à souhait, une sorte de compétition entre les deux guitares par moments, des références au death suédois... Malheureusement pour les gars de Slowmotion Apocalypse, ce premier album manque quelque peu de relief. Mais il n’empêche que cet album est de très bonne facture même s’il n’apporte rien que vraiment neuf... Un bon moment de détente mais pas de révolution en vue...

Note: 6.5/10

Site officiel : http://www.slowmotionapocalypse.com/

Posté par SuperCastor à 16:07 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Styx & The Contemporary Youth Orchestra – One With Everything [Frontiers - 2006]

STYX_owe_COVER1. Blue Collar Man (Long Nights) 2. One With Everything 3. It Don't Make Sense (You Can't Make Peace) 4. Everything All The Time 5. I Am The Walrus 6. Just Be (Studio Version) 7. Fooling Yourself (The Angry Young Man) 8. Boat On The River 9. I Don't Need No Doctor 10. Crystal Ball 11. Too Much Time On My Hands 12. Miss America 13. Renegade

Après un récent album de reprises qui permit au groupe, via la cover d'« I Am The Walrus », de retrouver un brin succès outre-Atlantique, Styx s'obstine donc à ne pas vouloir revenir en studio pour composer et enregistrer un nouveau disque. Pour maintenir une actualité cinématographique, le biais de l'enregistrement live avec orchestre a été mobilisé, ce qui de nos jours est devenu une initiative très convenue. L'originalité ici aurait été d'avoir fait appel à un orchestre, de jeunes musiciens, âgés de 15 à 19 ans.

Il est difficile de déterminer l'importance de la juvénilité dans l'interprétation finale, et ce notamment car l'orchestre occupe un place variable selon les titres, mais il est indéniable que ce live sonne frais. Voire entraînant sur quelqu'unes des chansons les plus rock de Styx, judicieusement placées sur ce One With Everything : « Blue Collar Man » ou un excellent « Too Much Time On My Hands », servi par le chant sans faille de Tommy Shaw, dynamique et juste de bout en bout. Ce même chant se pose avec réussite sur les nouveaux morceaux studio présentés ici (« Just Be » et « Everything All The Time »). Lawrence Gowan, remplaçant de Dennis de Young, est, lui, un peu moins représenté, peut-être car les morceaux phare chantés par l'ancien claviériste du groupe – comme le single fameux « Babe » – ont été évités pour des raisons inconnues. C'est bien triste car la qualité de l'orchestration souvent patentes les auraient peut-être renouvelés. Le traitement intéressant effectué sur le morceau de clôture, « Renegade », aurait pu profiter à d'autres.

Un intermède très plaisant avant une nouvelle réalisation studio que l'on espère marquante.

Baptiste

[8/10]

Posté par Avangion à 13:00 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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