23 décembre 2006
Sturmgeist « Über »/Season of mist (2006)
01. Meister 02. Blood-Axe 03. Dobermann 04. Grimanic Guerillas 05. Iron Hammer 06. Party über Alles 07. Ruger 08. Mephisto 09. Triumph 10. The unknown Soldier 11. London 12. Enigma 13. Rock me Amadeus 14. Hindenburg
Dans la série « les grands mystères du metal », nous allons aujourd’hui nous focaliser sur le cas extrêmement intéressant de Cornelius Von Jackheln. Vocaliste et multi-intrumentiste dans l’excellent groupe « post-black » Solefald ; Cornelius y donne le meilleur de lui-même. Des albums d’exceptions (citons au hasard « Pills against the ageless ills ») aux compos alambiquées et originales qui vont rester dans les annales du black moderne, sont le quotidien de ce musicien qu’on ne pourra pas qualifier de médiocre.
Mais voilà, Cornelius possède un side project du nom de Sturmgeist ou là, le garçon lâche sérieusement la pression. Tout d’abord, le concept qui entoure le groupe est assez vaseux. En gros ça parle de culture germanique, le tout sous fond de pseudo electro black metal qui n’est pas franchement du meilleur goût. Le plus drôle est que le label assure que Sturmgeist est fait pour les fans de Rammstein et de Finntroll. Essayez, je ne pense pas que le cd fera l’unanimité auprès des fans des deux groupes cités.
C’est donc après un intro lourde et pompeuse comme on sait si bien en faire dans le metal qu’arrive le premier morceau « Blood axe ». En gros prenez un morceau assez entraînant avec quelques grattes efficaces une batterie qui singe Rammstein et des vocalises black assez médiocres (surprenante de la part de Cornelius) et vous obtenez la ligne directrice de cet album.
On trouve de tout et surtout n’importe quoi. Un beat techno sur un « Party Uber Alles » qui pourrait plaire aux teufeurs sous influences, des influences médiévales qui ne dépareilleraient pas sur un album des risibles Rhapsody (« Mephisto »), des vocalises indignes (« Enigma » où on nous la joue pseudo crooner) et pour couronner le tout un manque d’originalité flagrant qui prédomine sur tout l’album.
Pour un album qui s’appelle Über, c’est vraiment le pompon. Il n’y a vraiment rien à sauver sur cet album.
[03/10]
N(666).
Pour les courageux : http://www.myspace.com/sturmbruderschaft
