Metalchroniques

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27 décembre 2006

Wastefall - Self Exile

WastefallNocturne - Replica Records / 2006
Tracklist (51:10) :

01.Intro 02.Willow Man 03.The Muzzle Affection 04.Dance Of Descent 05.Another Empty Haven 06.Strife For Definition 07.Sleepwalk 08.E.Y.E 09.Utopia Fragmented 10.4 Minutes To Abandon 11.Provoke The Divine


Superbe album que le troisième essai des grecs de Wastefall ! Pas de heavy, pas de death à la Sceptic Flesh à l'horizon, mais plutôt un metal prog bien alambiqué, torturé et puissant. En fait, on pense à plein de groupes en écoutant Self Exile, mais à chaque fois qu'on est sur le point de crier au scandale, le groupe se lance dans un virage pour nous contredire. « Willow Man » commence comme un titre de Pain Of Salvation, dôpé aux amphétamines, avant d'enquiller sur un gros riff façon Nevermore.

Pain Of Salvation justement, revenons-y. Le chanteur de Wastefall a une désagréable tendance à sonner EXACTEMENT comme Daniel Gindelow. Bon, ce n'est pas génant en soi, tellement sa voix est riche et poignante. Mais un plagiat n'est jamais agréable à écouter (c'en est même honteux sur « Dance Of Descent »). Et comme on vous le disait, le chanteur s'en sort bien dans la mesure où, dès qu'il se met dans un registre plus puissant et qu'il se met à faire penser au grand Geoff Tate, la chair de poule nous envahit. Quel caméléon ! Self Exile est un album typiquement progressif. Varié, riche, dense et complexe. Si le chant est très en avant, il faut absolument féliciter le travail des guitares dont les gros riffs font mouche à chaque fois (« Another Empty Haven » ou « E.Y.E ») et la variété instrumentale (claviers omniprésents, violoncelle, congas). Et à côté des rytmiques à l'envers et des riffs explosifs, Wastefall développe magistralement des atmosphères : parfois feutrées, comme sur « Strife Of Definition » (chant féminin à l'appui) et surtout torturées et oppressantes.

Plein de groupes se lancent dans des délires progressifs, complexes et conceptuels. Mais Wastefall se distingue inévitablement, et même si certains défauts (les similitudes avec P.O.S et les arrangements parfois brouillons) se font sentir, le niveau global de Self Exile est étonnant. L'album est complexe et dense mais s'écoute facilement, d'une traite, sans aucune indigestion. C'est la marque des grands. L'apogée est d'ailleurs atteinte sur l'incroyable « Provoke The Divine » qui termine l'album sur une note, encore une fois proche de P.O.S, mais incroyablement poignante.

Wastefall

Yath [8/10]

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Lycosia - Apokalipstik (Araknid Records - Equilibre Music - 2006)

LycosiaTracklist (50:55) : 1. Last Splash 2. All Theese Worlds 3. Follow Me 4. Hard Dressed Bitch 5. Leftover 6. Kiss Me Hard 7. Say Fuck Yeah ! 8. Light Years 9. Ymhae Apka 10. Don't Say A Word (Make Up Mix)

Si vous comptiez vous passer ce troisième album de Lycosia parce que vous avez paumé votre copie de “Draconian Times” (Paradise Lost), alors bon courage. Les français ont peut-être fait pensé à ce goth-metal à leur débuts, mais ils en sont à des années-lumière à présent. En fait, quand “Last Splash” démarre, on pense à deux autres groupes anglais. Et ils vont pas nous lâcher tout au long d'Apokalipstik. The Cure et Depeche Mode. Synthés dégoulinants et chant déprimé. Mais attention, c'est très réussi, très efficace et surtout complètement assumé. Du coup, les compos sont fluides, cohérentes et agréables à écouter. Cet album est même varié quelque part. Entre les solos de clavier super kitschs, et les mélodies tristes, on tombe sur un peu de pop (on pense presque à U2 par moments !), des slows (“Follow Me”), de l'indus, et des chansons très punks dans l'âme (“Kiss Me Hard”). Et tout ça déborde de kitsch, de paroles terribles (“Say Fuck Yeah!”), sans oublier les titres de chansons et la pochette d'un autre monde. En fait Lycosia ne se prend plus la tête, et joue sur un crénau finalement très dépeuplé. Et il y trouvera certainement un public attentif. Apokalipstik, c'est le rêve inavoué de 90% des métalleux. Plus besoin de rougir avant d'affirmer “j'aime Depeche Mode et The Cure”. Maintenant il suffit de dire : “j'aime danser sur Lycosia, bah ouais, c'est un groupe de metal, tu savais pas?”

Yath [7/10]
Lycosia

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Royal Hunt – Live 2006 [Frontiers – 2006]

ROYAL_HUNT_live_cover1. Paperblood 2. Time 3. The Mission 4. Never Give Up 5. Can't Let Go 6. Last Goodbye 7. Follow Me 8. Cold City Lights 9. Martial Arts 10. Surrender 11. Running Wild 12. Far Away 13. Lies 14. Wasted Time 15. Message To God 16. SK983 17. Epilogue

Royal Hunt est sur la voie du rachat depuis le très réussi Paperblood. Avec un line up largement neuf et de qualité, le duo Andersen/West produisait un disque vigoureux et riche, apte à faire oublier le malheureux Eye Witness. Le succès se vit parachevé par une tournée donnant lieu à l'enregistrement, en Russie, d'un DVD aujourd'hui présenté par Frontiers.

Le lieu d'enregistrement du DVD semble avoir été choisi avec soin puisqu'il s'agit d'un vieux théâtre de Saint Petersbourg au charme un peu suranné. Même si l'acoustique y devait être excellente, garantissant un son excellent à ce DVD, le lieu n'accueille que des places assises : malgré quelques enthousiastes vite sur pied, une majorité du public est restée longuement sur son séant ce qui nuit un peu à l'ambiance du concert.

C'est d'autant plus dommage que le groupe a livré un show de très bonne qualité, faisant la part belle à l'excellent nouveau guitariste Marcus Jidell, un musicien escamotant parfaitement les performances de son prédécesseur. On appréciera son rôle sur l'instrumental « Martial Arts » où son duo avec le claviériste et leadear Andre Andersen se fait du meilleur aloi. C'est évidemment le chanteur, John West, qui concentre l'attention et, quoique manquant un peu de charisme, il effectue une prestation très professionnelle, posant sa voix avec beaucoup de concentration et de maitrise ; il participe largement à la qualité d'ensemble assez irréprochable.

Consensuel, le groupe a tenu a couvrir l'ensemble de sa carrière en choisissant ses morceaux de manière relativement bien répartie entre chaque disque. Si Moving Target est particulièrement  représenté dans ce choix, quelques disques font les frais d'une place limitée et Eye Witness n'est évoqué que par l'intermédiaire d'un morceau. Ce n'est pas pour déplaire loin de là etc e choix s'avère bien à l'image de tout le DVD : intelligent, équilibré et très professionnel.

Baptiste

[8,5/10]

Posté par Avangion à 12:50 - DVDvore - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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