Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

11 novembre 2006

Gigantour - ST

gigantourSPV – Replica / 2006
Tracklist (50:27 & 42:50) :

CD1 : 01. Dream Theater - Panic Attack 02. Dream Theater - Glass Prison 03. Anthrax - Caught in a Mosh 04. Anthrax - I Am The Law 05. Life Of Agony - The Day He Died 06. Life Of Agony - Love to Let You Down 07. Dry Kill Logic - Lost 08. Dry Kill Logic - Paper Tiger 09. Bobaflex - Better Than Me 10. Bobaflex - Medicine

CD 2 : 01. Megadeth - She Wolf 02. Megadeth - A Tout Le Monde 03. Megadeth - Kick The Chair 04. Fear Factory - Transgression 05. Fear Factory - Archetype 06. Nevermore - Born 07. Nevermore - Enemies of Reality 08. Symphony X - Inferno 09. Symphony X - Of Sins and Shadows

En 2005 Dave Mustaine décidait de s’attaquer aux festivals itinérants qui sillonnent l’été les Etats-Unis. Désireux de rogner une partie des recettes du bien établi Ozzfest, il décide de reprendre la recette de ce dernier en proposant un mélange de formations bien établies (Megadeth, Dream Theater et Anthrax reformé) et d’autres jouissant d’un statut moindre (Fear Factory et Symhony X), quelques groupes au fort potentiel ayant le vent en poupe aux USA (Nevermore et Life Of Agony) et des groupes émergeants.

Ce live vient témoigner de l’édition 2005 et propose deux titres de chaque groupe à l’affiche, sauf trois pour Megadeth.

La production bien inégale ne rend pas forcément justice aux diverses formations, l’ensemble sonnant bien hétéroclite et bien en dessous des standards auxquels nous ont habitués Wacken et consort. En gros ça ressemble à du bon pirate, mais sûrement pas à du bon live… Comble d’injustice, même Dream Theater qui a l’habitude de sonner tout propre en fait ici les frais.

Etonnement alors que tout est relativement brouillon, Megadeth jouit de bonnes conditions… statut de tête d’affiche et bébé de l’instigateur oblige. « She Wolf » est bien envoyée et il est toujours aussi sympa d’entendre le public Américain reprendre « A Tout Le Monde ». Les trois morceaux enregistrés permettent de pleinement jouir de cette formation terriblement efficace et d’un chant enfin juste de Dave Mustaine.

Après toutes les déboires rencontrées par Fear Factory, retrouver ce groupe novateur en live est vraiment très plaisant, ça avoine toujours autant. De même, grâce à ses qualités, Nevermore arrive de s’extirper de la sorte de bouillie sonore dans laquelle il a été plongé.

Le Gigantour n’a pas déplacé les foules… ce double CD suivra la même voie. Faute d’un son correct, il n’est à réserver qu’aux collectionneurs et à ceux qui ont assisté au festival et qui souhaitent un souvenir.

Site officiel : http://www.gigantour.com/

[04/10] Murder-One

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Ozric Tentacles-The floor's too far away

Magna Carta-Musea/2006
OzricTentaclesFloor220track list (59:48) 1.Bolshem 2.Armchair Journey 3.Jellylips 4.Vedavox 5.Spacebase 6.Disdots 7.Etherclock 8.Splat! 9.Ping

Ces hurluberlus de la perfide Albion méritent votre attention ! Démarrée en 1984, l'aventure Ozric Tentacles mêle convictions philosophiques et mélanges hardis. Inspiration baba-psyché, musique instrumentale planante et jazz-rock, voilà le cocktail de ce groupe anglais. Une recette qui a propulsé, il y a une quinzaine d'années, le combo dans le top 10 anglais !

Si aujourd'hui le fondateur guitariste Ed Wynne manque de camarades pour faire tourner le joint, il parvient à faire presque tout lui-même, à commencer par de superbes soli de guitare qui ont de quoi intéresser n'importe quel metalleux.

Si le groupe a du mal à renouveler son inspiration, les compos gardent toujours de l'intérêt. Entre un début planant et des clins d'oeil à la techno-rock ("Jellylips" pas si loin du Jeff Beck dernière époque), Ozric s'autorise comme d'habitude pas mal d'emprunts à la world music - surtout indienne-, toujours mixée avec du jazz fusion (les rythmes souvent riches) et de la virtuosité de culture plutôt prog ou hard.

On ne risque pas de voir les anglais jouer en France de si tôt, alors autant saluer cette sortie française, après plus de 20 albums déjà parus.

[7,5/10] David Taugis

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Blackmore’s Night – Winter Carols

blackmoreAFM Records - Underclass / 2006

Track List (42:40)
1. Hark The Herald Angels Sing 2. I Saw Three Ships 3. Winter (Basse Dance) 4. Ding Dong Merrily On High 5. Ma-O-Tzur 6. Good King Wenceslas 7. Lord Of The Dance - Simple Gifts 8. We Three Kings 9. Wish You Were Here 10. Emmanuel 
11. Christmas Eve 12. We Wish You A Merry Christmas

Vous aimez les moments merveilleux l’hiver lorsque la neige tombe alors que vous êtes devant un bon feu de cheminée à chantonner des chants de noël remontant à des temps immémoriaux que ni nous ni Ritchie Blackmore et sa compagne n’ont pu connaître.
La Renaissance a vu fleurir des "carols" (danses) nombreux au cours des 14ème, 15ème et 16ème siècle pour lesquelles Ritchie, jeune garçon, avait un intérêt tout particulier notamment grâce aux mélodies qu’elles présentaient. Ce sont les mêmes titres qui ont bercés l’enfance du bonhomme qu’il nous ressort aujourd’hui dans le style qu’il s’évertue à perpétuer depuis Shadow of the Moon jusqu’au très récent The Village Lantern.
Blackmore’s Night s’approprie ces musiques et ces chants jugés païens en son temps jusqu’à ce que l’église modifie les textes pour en faire quelque chose de plus saint, celle-ci doit se réjouir de voir des enfants sonnaient aux portes pour entonner ces chants à la face de gens attendris, les images d’Epinal ont encore de beaux jours devant elles.
La formule musicale utilisée ne dépareille nullement dans la discographie du groupe, elle commence juste à se mordre la queue, les thèmes et les mélodies auront beau être différents, les similitudes et l’intérêt des compositions ont tendance à subir le réchauffé, autant les débuts avaient ce charme marqué par la découverte d’une autre phase du légendaire guitariste de Deep Purple et Rainbow, autant tout ce qui vient après l’album Ghost of a Rose a du plomb dans l’aile.
Winter Carols ou l’album de nöel de Blackmore’s Night, cela vous permet une alternative à l’éternel retour discographique virtuel de Tino Rossi dont les metalleux ont forcément une affection tout particulière pour Le Petit Papa Nöel version Trust.

Clayman [3/10]

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10 novembre 2006

As We Fight - Midnight tornado

as_we_fight___midnight_tornadoDockyard 1 – Underclass / 2006

Tracklisting :
01.escaping the poison hands of despair 02.where eagles turn 03.dead end streets 04.standing at the gates of failure 05.coldhearted 06.breath the disease 07.annihilation 08.left in torment 09.slay the firstborn 10.the orchestra of death 11.the path of the dead 12.this fuck you is my last goodbye

Poulain de l’équipe Dockyard 1 qui ne pouvait pas se permettre de rester trop écartée du courant metalcore, et bête de scène officiellement reconnue, le groupe Danois As We Fight avait tout intérêt à être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui avec ce second album et sa pochette au goût plus que douteux.

Avec sa musique intense et sans compromis, le groupe avait réussi la tâche ardue de se faire respecter dans ce vaste bordel qu’est aujourd’hui la scène metalcore. En ajoutant encore plus d’énergie provenant en masse de leur expérience live dans leur disque, et en continuant d’appliquer une recette bien fonctionnelle tout en relevant d’un cran le niveau technique, le groupe ne risque pas de décevoir ses fans et pourrait même foutre un petit coup de pied au cul aux autres, se faisant ainsi remarqué de façon encore plus décente.

Ici on oublie les chants clairs (les musiciens doivent déjà êtres casés et ne pas se sentir obligé de trop plaire aux groupies !) au profit d’un chant bien violent juste comme il faut qui sait aussi se faire légèrement plus mélodieux dans les moments propices, tout en gardant toujours une rage tirée du hardcore qui est plus que bienvenue.
Du côté instrumental les guitares gardent le cap imposé par le premier album et restent dans un cadre metalcore bien limité. Elles sont efficaces et jamais ennuyantes, se nouant avec une base rythmique qui elle aussi reste toujours intéressante sans jamais aller chercher trop loin… Simple, mais efficace, avec une mention spéciale pour les leads qui apportent tout de même un charme indiscutable à l’ensemble de l’album. Quelques (très) rares effets savent débarquer de nul part quand on ne s’y attend pas mais tombent toujours au bon moment, et restent extrêmement discrets tout en apportant une petite touche plaisante à l’ensemble.

On se retrouve au final face à un très bon album de metalcore qui mérite de figurer en bonne place dans votre collection. Que vous soyez déjà un adepte du style avec des étagères qui débordent de ce genre, ou quelqu’un de plus difficile avec une sélection beaucoup plus stricte de ce jeune genre en ébullition, As We Fight saura vous apporter ce qu’il vous faut !

Necrogunslinger [08/10]

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08 novembre 2006

The Provenance - "Red flags" (Peaceville-Active Entertainment)

Red

1. At The barricades 2. Crash course 3. Thank to you 4. Second and last but not always 5. Revelling masses 6. Leave-takings 7. The cost 8. Deaneded 9. One warning 10. Settle soon

The Provenance est un groupe vraiment atypique, qui ne cesse d'évoluer et qui nous prouve, album après album, que son talent est loin d'être usurpé. « Red flags », la 4ème livraison des Suédois n'échappe ainsi donc pas à la règle de l'excellence instaurée par les trois précédents opus.

The Provenance reprend là ou ils en étaient resté avec « How would you like to be spat at », c'est à dire un metal sombre, gothique et progressif, mais dénué des vocaux death et des parties de flute des débuts. Néanmoins, le groupe enfonce le clou, car « Red flags » est une véritable démonstration d'efficacité. Les morceaux, des riffs en passant par les lignes vocales, font mouche et marque votre esprit au fer rouge. Les cinq musiciens ont donc laissé un peu de côté les aspects techniques et barrés de leur travail, pour se concentrer sur son efficacité et peut-être aussi sur son accessibilité. The Provenance préserve néanmoins son « son » si particulier et unique, avec toujours cette alternance entre le magnifique chant d'Emma et celui plus torturé de Tobias, ces guitares incisives et sombres et cette batterie complètement hors-normes. Le groupe a su aussi se surpasser au niveau des orchestrations, rendant des titres comme « Second and last but not always » ou « Settle soon », poignants et incontournables.
En ce qui concerne l'univers des Suédois, pas d'évolution à ce niveau puisqu'ils continuent à s'inspirer des tréfonds de l'âme humaine et notamment de sa noirceur et de sa médiocrité.

The Provenance frappe donc encore une fois un grand coup et je ne peux que vous inviter à pénétrer dans leur univers sombre et magnifique à la fois. C'est un voyage dont vous ne ressortirez pas indemnes !!!

Elrickh - [9/10]

Posté par Elrickh à 22:23 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2006

Stone Sour - Paris - 31 Octobre 2006

stonesour_logoTaux de remplissage – Même pas sold out ! Un peu plus de mille personnes…
Son – Acceptable pour Dagoba, très bon pour Stone Sour
Lights – Moyen mais suffisants
Ambiance – Très, très bonne. Le public était plus que motivé.
Moments forts – Beaucoup trop !

Dur d’ouvrir pour la bande à Corey dans une salle comme le Bataclan, surtout quand il ne manque visiblement plus grand-chose pour mettre le feu à une ambiance explosive.
Dagoba ont relevé le défi en ce jour d’Halloween et ont fait parlé leur expérience de la scène déjà bien fournie pour faire décoller les kids dans une fosse très enjouée.
Le résultat était plus que satisfaisant. Les morceaux se sont enchaîné avec une fluidité imparable, tout comme les pogos ! Une bonne partie de la fosse, déjà acquise à la cause du groupe français visiblement, n’a pas attendu la fin du set pour se mettre à sauter dans tout les sens et à foutre un bordel pas possible.
La conversation entre le groupe et la fosse est bien installée, et tout le monde se fait plaisir au cours d’une setlist laissant évidemment l’avantage au dernier What Hell is About du groupe. Et on peut dire sans crainte qu’ils ont bien réussi leur coup puisque la fosse est d’une humeure explosive lorsque Dagoba quitte la scène.

Une attente un peu trop longue s’installe alors avant que les américains tant attendus débarquent sur scène sobrement… Enfin… Tout est relatif. Si l’entrée des musiciens se fait sans véritable mise en scène on ne peut s’empêcher (enfin en tout cas pour tout ceux qui ne font pas partie d’une scène trop jeune pour vraiment s’en amuser) de se marrer sur le thème d’entrée magnifique que nous balance le groupe : The Final Countdown !
Tout démarre alors en trombe sur un très bon 30/30-150 qui vous prend par là où ça fait mal et vous envoie là où ça fait du bien. Tout le monde se met à sauter dès les premières secondes sans se faire prier et les premiers pogos voient déjà le jour en moins d’une minute !

Suit alors une heure et demi de concert tout en puissance et en grand moments… On se marre sur la rigolade imprévue pendant Reborn quand Corey se retrouve dans les parties hurlées avec un micro plus très fonctionnel et que l’on est obligé de tout reprendre dès le début une fois le matos remplacé. On sort les mouchoirs sur un doublé Bother (joué par Corey seul avec sa gratte) et Through Glass ; on sort les coquilles sur de très bon moments comme Come What(ever) May ou Hell and Consequences et on alterne avec plaisir entre les deux albums du groupe jusqu’à un final triomphal (et musclé) avec l’excellent Get Inside. Un vrai délice !

Les spectateurs présents auront au final assisté à un concert fantastique, mis en scène par un Corey Taylor au top de sa forme, jouant à fond avec son public et nous prouvant qu’il maîtrise un minimum notre langue. Tout est passé bien trop vite dans un grand tourbillon de moshpits, de slams et autres headbangs… Corey nous a promis de revenir, et on l’attend de pied ferme !

Necrogunslinger

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Tempest - Captain Kidd

Magna Carta/Musea-2006
the_double_cross_smalltrack list (50:27)
01 Captain Kid 02 Slippery Slide 03 Hangman 04 Black Eddy 05 Whoever You Are 06 Vision Quest 07 Per Spelmann 08 Cabar Feidh 09 Eppy Moray 10 Wizard's Walk

Ce groupe de rock celtique produit des albums depuis 15 ans et a parfois flirté avec le milieu prog, du fait de certaines similitudes avec Jethro Tull et l'emploi intensif de la flûte, du violon et de la mandoline. Depuis quelques albums, le quintet californien se concentre sur un rock celtique teinté de folk. Vous l'aurez compris, seuls les plus ouverts ou curieux d'entre vous iront risquer une oreille sur ce nouvel album. Une fois de plus, Tempest fait la part belle aux interprétations du répertoire traditionnel, pour moitié instrumental. En fin d'album, un medley de 10 minutes fait même un clin d'oeil à Bach avec une citation de  son double concerto pour violon!
Ici, c'est bien cet instrument qui se taille la part du lion lors de solos restreints. Même si parfois, la guitare s'envenime, les chorus saturés n'ont rien de virtuose. Même la bassiste Ariane Cap se met davantage en valeur.
Dans son créneau, The Double Cross semble tout à fait recommandable, d'autant plus que la production a été confiée à Robert Berry, qui joue et produit depuis près de 30 ans, à la fois du prog et de l'AOR. Un gage de qualité sur le plan du son, Berry donnant même un coup de main pour les claviers.

http://www.tempestmusic.com/index.html

[6/10] David Taugis

                                                                                        

Posté par david taugis à 16:54 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2006

The Scourger - Blind Date With Violence (Holy Records-2006)

scourgerTracklist (77:08) : 1.Decline Of Conformity / Grading:Deranged 2.Hatehead 3.Maximum Intensity 4.Enslaved To Faith 5.The Oath & The Lie 6.Chapter Thirteen 7.Pain Zone 8. Exodus Day 9.Feast Of The Carnivore 10.Ghosts Of War (Slayer cover) 11.Over The Wall (Testament cover) 12.The Greediness 13.Black Worms 14.Grading:Deranged (Live at Tuska 2006) 15. Maximum Intensity (Live at Tuska 2006) 16.The Oath & The Lie (Live at Tuska 2006)
 
 

 

Étrange pays qu'est la Finlande. En tout cas à nos yeux, nous qui sommes habitués à des “charts” squattés par des minettes aux chansons d'amour ou aux blagues sur les coups de tête donnés pendant des matches de foot. Comment ? Il existe un pays où le premier single de The Scourger, groupe de thrash/Death mélodique, reste plusieurs semaines dans les charts ? Et ouais, la Finlande aime le metal, et la scène nationale y est en pleine ébullition. Fini le temps où les groupes suivaient bêtement les traces de Children Of Bodom. The Scourger est un de ces groupes complètement indépendants de la mode. Son premier album, Blind Date With Violence est ici réédité pour une sortie mondiale, avec pas moins de sept morceaux bonus. Des inédits, des lives et des reprises (Slayer et Testament). Et le propos de ces jeunes loups est clair. On a bu au biberon un condensé de la scène thrash US et un condensé d'At The Gates. Le résultat est un mélange ultra méchant des deux styles, avec des riffs assassins et des solos mélodiques de toute beauté. Une attaque Thrash/Death moderne dans sa puissance et old-school dans son approche 100% basée sur les guitares. En ces temps de metalcore, de chant clair, de mathcore compliqué, de black symphonique, de grind barré, The Scourger revisite le patrimoine metal en dépoussiérant les recettes classiques et en démontrant qu'on a pas forcément besoin de regarder vers l'avant pour surprendre. Pas encore convaincus de leur  potentiel atomique ? Pas grave, écoutez seulement “Hatehead” et “Maximum Intensity” à haut volume (soit les deux premières chansons de Blind Date With Violence après une courte intro) et vous verrez ce dont il s'agit et pourquoi dans le pays du metal, ce groupe a investi les charts.

Yath [8/10]

The Scourger

Posté par yath à 21:33 - Chroniques d'albums - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fairyland - The fall of an empire

fairyland___thefallofanempireNapalm records – Innovative Promotion / 2006

Tracklisting :
01.endgame 02.the fall of an empire 03.lost in the dark lands 04.slaves forlorn 05.the awakening 06.eldanie uellë 07.clanner of the light 08.to the havenrod 09.the walls of haemnil 10.anmorkenta 11.in duna 12.the story remains 13.look into lost years

À la vue de leur pochette et du tracklisting, pas besoin d’avoir un doctorat en heavy metal pour se dire que c’est du bon speed mélodique a très forte tendance heroic-fantasy qui nous attend sur l’album de Fairyland. Reste à déterminer le niveau de la bête et là se présente une tâche bien plus ardue.
Dans la veine de Freedom Call, Rhapsody of Fire ou encore Celesty le groupe français nous présente un second album qui ne donne qu’une envie : gambader dans les Terres du Milieu armé de sa hache pour décapiter quelques gobelins, remplir une ou deux quêtes, et aller fêter ça dans la taverne du coin avec un peu d’hydromel… Tout ça est bien beau, et vous remonte à coup sûr le moral le matin en vous levant avant le boulot, mais à une seule condition : continuer de prendre cette musique au second degré.
Avec des compos presque parodiques du style, un chant entouré de chœurs dignes d’une partie trop arrosée de Donjons et Dragons 3rd edition, et un clavier qui pose les (beaucoup trop) nombreuses ambiances un peu prévisibles, on ne nage pas vraiment dans le bonheur tant espéré.
Le chant est bien beau mais ne se démarque pas assez de ses compatriotes oeuvrant dans le même genre, les chœurs sont de plus utilisés sans aucune retenue et envahissent carrément les compos comme une troupe d’orques un peu trop enjoués. Le synthé est lui toujours présent sans jamais vraiment marqué les esprits. Il pose à répétition des ambiances loin d’être recherchées, manquant cruellement de ressources pour soutenir l’édifice avec des guitares qui ne vont pas chercher trop loin des mélodies déjà vues et revues dans le style.
Le tout se voudrait grandiose avec plus de moyen mais manque ici cruellement d’idées vraiment intéressantes et d’une production plus adaptée aux envies du groupe. Ok le tout sonne clair et reste fluide mais il faudrait quelque chose de beaucoup plus riche pour arriver au résultat espéré.
Résultat final, l’album séduira les adeptes du style qui n’en demandent pas trop mais laissera de marbre les autres qui préfèreront garder leurs bons vieux classiques dans la chaîne pendant leurs parties de World of Warcraft..

Necrogunslinger [04/10]

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Manowar - The Sons of Odin (EP)

manowarMagic Circle - SPV - Replica / 2006
Tracklist (24:16) :

01. The Ascension (Live) 02. King of Kings (Live) 03. Odin 04. Gods of War 05. The Sons of Odin




Le but annoncé de ce EP, est de précéder le nouveau DVD live "Live at Heartshaker Festival 2005" prévu pour la fin du mois.

Les deux premiers titres sont tirés de ce concert. « The Ascension » est une intro typique de Manowar comme le groupe savait si bien le faire. Elle mêle Heroic Fantasy à l’ancienne, narration de Christopher Lee (dans le style d’Orson Wells comme sur le classique « Defender ») et chant rempli d’émotion.

Le contraste avec « King of Kings » (titre présent dans sa version studio en tant que bonus du DVD « Hell On Earth Part. IV » (2005)) est saisissant. Ce morceau hyper rapide dans l’esprit du Manowar contemporain mise essentiellement sur la puissance et la rapidité. Le passage du milieu rappelant volontairement « The Ascension », est du meilleur effet et permet d’enchaîner sur un excellent solo dont Karl Logan a le secret.

Le son de ces deux chansons est très bon, la production restituant fidèlement Manowar live. Comme souvent la saturation est de mise, le groupe jouant a des volumes déraisonnables, donnant parfois le sentiment que l’ensemble est étouffé.

Les trois autres titres restant sont des versions studio. « Odin », épique, est fait uniquement de musique classique, sans chant ni narration. Il donne vraiment bien avec un côté opéra très prononcé. « Gods of War » permet de retrouver l’ensemble du groupe avec des arrangements classiques. Moins inspiré que le reste, ce morceau est plus à rapprocher de la partie moins dynamique de « Warriors Of The World » (2002) avec un chant moins subtil.

Enfin « The Sons of Odin » pourrait très bien être un reliquat de ce même album. Construit comme « Call To Arms », ce titre en reprend également les sonorités et a un refrain proche de « I Believe » (maxi « The Dawn Of Battle » (2002)). Seul le solo vaut vraiment le détour, la basse étant des plus basique et le chant plus aboyé que chanté.

Ce EP est inégal. Les lives sont très intéressants alors que les deux derniers morceaux donnent plus le sentiment au fan d’avoir deux chansons de plus. Les prix relativement élevés de l’objet (plus de dix euros) le destine au True Metal Warriors.

Nota : Une version « Immortal Edition » propose cet EP plus un DVD dans un digipack et un étui. Le DVD est constitué d'un reportage sur la première convention Manowar tenue en marge du Earthshaker, d'« Heart Of Steel » en répétition avec l’orchestre Tchèque, d'une bande annonce du DVD à venir, d'une galerie de photos et des cinq titres de l’EP mixés en 5.1. Presque 20 Euros pour cette édition c’est également très cher…

[07/10] Murder-One

Posté par murder1 à 11:43 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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