NJTracklist (41:46) : 1. A Grand Scene For A Color Film 2. Blueprints For Future Horns 3. A Small spark Vs A Great Forest 4. A Temperamental Widoer 5. The End Of All Things Will Be Televised 6. Songs Sound Much Sader 7. The Longest Lasting Statement 8. Amnesty Please 9. Like Swimming Circles 10. Cemetary Like Stage 11. No Passenger : No Parasite

Alors là, stop. Par pitié, arrêtez, on vous en supplie ! Norma Jean fait du “Screamcore”. Et si ce groupe paye pour tout le monde, tant pis. Toute cette nouvelle scène de groupes machin-core, torturés et très “vénères” semble avoir oublié que la musique est faite pour être écoutée. C'est sûr, quand ça permet de purger et d'exorciser les démons, ça peut être encore plus poignant. Mais le summum est ici atteint. L'écoute de Redeemer est douloureuse. Pas douloureuse dans le sens où elle dégage beaucoup trop d'émotions, non. Douloureuse pour les oreilles, pour le cerveau. C'est ultra dense, ça part dans tous les sens, le chanteur crache ces tripes en permanence et ça vous prend à la gorge dès les premières secondes de “A Grand Scene for a Color Film”. C'est une qualité, mais là, on sature, ça n'a ni queue ni tête, c'est douloureux pour être douloureux en somme. Alors, bien sûr, on peut reconnaître des qualités à Redeemer, ne serait-ce que le son quasi parfait concocté par Ross Robinson. Réussir à sortir un son cristallin et précis de ce bouilli est un exploit. Les riffs sont tordus mais ingénieux, parfois même puissants (“The End Of all Things Will Be Televised”), mais en partant dans tous les sens, sans jamais développer leurs idées, les Norma Jean massacrent leurs bonnes intensions.
On est certainement dur avec le groupe. Finalement, les zicos sont ultra performants. Le batteur réussit l'exploit de suivre l'hystérie collective sans faire n'importe quoi et le chanteur Cory Brandan hurle et chante en voix parfaitement claire. Mieux que plein d'autres chanteurs. Seulement voilà, on peut dire ce qu'on veut, Redeemer, on n'arrive pas à l'écouter, ni à avoir des émotions, ni à rentrer dedans. Trop dense, trop hystérique, trop bruitiste et probablement trop égoiste. Messieurs, il est temps d'écrire des chansons !

Yath [3/10]

Norma Jean