Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

09 janvier 2007

ADX - Paris - la Loco - 07.01.2006 :

Taux de remplissage : 450
Son : Puissant mais variable -  Très bon pour ADX
Lights : Ceux de la loco (faible de face et puissants derrière)
Ambiance : Fan / Déchaînée
Moment fort : « l’Ordre Sacré », « Notre Dame de Paris » (deuxième rappel) & « Les Enfants de l’Ombre »

Setlist ADX :
- Intro 1
- Les Enfants de l'Ombre
- Notre Dame de Paris
- Le Jugement de Salem
- Résistance
- L'Etranger
- Marquis du Mal
- Suprématie
- L'Ordre Sacré
- Divisions Blindées
- De l'Autre Côté
- Déesse du Crime
-=-=- Rappel 1 -=-=-
- Intro 2
- Résurrection
- Brocéliande
- Caligula
-=-=- Rappel 2 -=-=-
- Notre Dame de Paris

Premier gros évènement musical de l’année, ce concert d’ADX et d’une flopée d’autres groupes oeuvrant dans des styles variés a tout d’un festival. ADX profite de ce premier concert sur les planches parisiennes depuis sa reformation pour également célébrer ses vingt-cinq ans de carrière.

Pour des raisons de timing je manque quasiment toute la prestation de The Outburst, mais vu les échos qui me sont parvenus, ils semblent avoir rencontré un certain succès, même si à mon arrivée pas mal de monde était resté au niveau du bar de la Loco.


Fred (Maladaptive)

Maladaptive délivre un set énergique. Fred est impressionnant au chant et à la guitare. Quand on le connaît évoluant au poste de bassiste dans Dragonforce on se dit que l’homme est particulièrement talentueux. Le groupe est carré, la musique bien plus extrême que celle pratiquée dans le groupe précité et seul un petit manque de cohésion entre les musiciens et un sont brouillon en façade seront à déplorer. Si un seul mot devait résumer le show donné par Maladaptive ça serait efficacité.


Sarx (Horresco Referens)

C’est ensuite au tour d’Horresco Referens d’investir la scène. Encore un pas de plus vers l’extrême. Rash (guitare / chant) se dira par la suite en petite forme, mais la formation assurera un set carré. On voit que le groupe bosse énormément et ça paye ! Le son est bon, l’énergie est là, et le public ne s’y trompe pas.

Falkirk sera la déception de la soirée, les défauts relevés lors de la chronique du dernier album étant également de la partie en live. Déjà les conditions sonores n’aident pas, mais plus grave, le chant de Stéphane est bien en dessous de ce que l’on était en droit d’attendre dans ce style. Les compos se révèlent bateau et le public ne sera réveillé que lors du sympathique medley Maiden qui verra s’enchainer « Murders In The Rue Morgue », « Alexander The Great », « Seventh Son Of A Seventh Son » et « Aces High ». Y-a encore du boulot…

Carnival In Coal massera une grande partie d'un public, désormais conséquent, devant la scène. On y retrouve ainsi des fans et aussi beaucoup de curieux qui tentent de décrypter cette musique alambiquée bien barrée, dans le style Fantomas. Ca joue bien, et même si le son n’est toujours pas génial, les amateurs apprécient.


Misanthrope

Premier gros morceau de la soirée : Misanthrope ! Le groupe joue en terrain conquis et S.A.S De L'Argilière tient tout son petit monde au creux de sa main. Cinquante minutes de shows efficace qui laissera uniquement un goût de trop peu aux fans.

Phil (ADX) ADX & Patrick Rondat

C’est au tour du clou de la soirée, et c’est avec un peu d’appréhension que nous attendons de voir ce que va donner cette formation 2007 d’ADX… Une courte intro et le groupe attaque d’emblée avec le classique « Les Enfants de l’Ombre » permettant d’être immédiatement rassuré : ADX est très en forme et les deux petit nouveaux (!) B.Y. (guitare) et Klod (basse) semblent faire partie du groupe depuis des lustres. Phil chante bien et pousse dans les aigus malgré le rythme hyper speedés des interprétations. Les classiques s’enchaînent et le public est déchaîné, ne cessant d’acclamer et d’encourager les revenants. Ca fait vraiment du bien de voir sur scène des musiciens heureux de jouer, ça nous change de tous ces combos blasés à la grosse tête. Pour fêter dignement un anniversaire, il faut des cadeaux. Tout d’abord au niveau des invités, ADX sera rejoint sur scène simultanément par Arno de Carnival In Coal et par le radieux Patrick Rondat. Le groupe nous livrera ensuite l’inédit « Divisions Blindées », un titre dans la plus pure tradition ADX au refrain entêtant que le public n’arrêtait plus de chanter pendant les courts interludes. Alors qu’on a le sentiment que le concert vient de débuter, le groupe s’éclipse. L’air de rien le concert a déjà commencé depuis une heure dix et est passé à la vitesse de l’éclair. Nouvelle petite intro et ça repart de plus belle pour s’achever en apothéose avec « Brocéliande » et « Caligula ». Le champagne sera offert aux premiers rangs, et le groupe tellement heureux de l’accueil qui lui a été réservé, achèvera son set en jouant une seconde fois « Notre Dame de Paris ». Un excellent concert, bourré d’énergie ou les anciens on largement tenu la baraque. En effet Dog (batterie) semble frapper de plus en plus fort et ne ralentit jamais la cadence, Bethov a assuré ses parties avec brio sans jamais effacer le large sourire qui lui barrait le visage alors que Phil, malgré quelques difficultés sur les passages les plus ardus (« Déesse du Crime ») a prouvé qu’il demeurait un chanteur d’exception. Le Hard Français a encore de beaux restes, vivement la prochaine !

Bethov (ADX) & Patrick Rondat Dog (ADX)

Murder-One

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Solitude Aeturnus - Alone (Massacre Records/Season Of Mist (2006)

Solitude
Tracklist (60:34) : 1. Scent Of Death 2. Waiting For The Light 3. Blessed By The Dead 4. Sightless 5. Upon Within 6. Burning 7. Is There 8. Tomorrow's Dead 9. Essence Of Black

Le fait que “Scent Of Death”, premier morceau de Alone, nouveau disque des texans de Solitude Aeturnus rappelle immédiatement le tout premier album du groupe 'Into the Depth Of Sorrow”, sorti il y a déjà quinze ans, explique notre amour pour ce groupe. Depuis le début de sa carrière, Solitude Aeturnus suit son propre chemin, peu importe les changements de line-up, les modes la modernité et toutes ces futilités. Quand les bonnes compos sont là, la qualité est forcément au rendez-vous. Les bonnes compos sont encore de mise en 2006. Alone est un album de doom mélodique, presque heavy. En fait, on devrait plus parler de Heavy Metal lent. Rien à voir avec le doom à la mode en scandinavie. Le chant de Robert Lowe est toujours aussi magistral, et même plus mature, il donne carrément des frissons sur “Scent Of Death”, avec ses mélodies arabisantes. Ce chanteur est une merveille complètement sous-estimée. Les riffs sont lents, mélodiques, tout en étant puissants et entraînants. Solitude Aeturnus joue sur la variation de tempos, ce qui élimine directement le problème de la monotonie quasi inhérente au doom. Le départ en trombe de “Waiting For The Light” après le lent et contemplatif “Blessed By The Dead” ne manquera pas de faire son effet et il en est de même pour chaque chanson. Solitude fait du Solitude et une fois de plus Alone est prenant, entraînant, classieux et largement au-dessus de la masse. La longeur des chansons est une force et les différentes ambiances distillées par la force des riffs et du chant sont d'une pureté remarquable.
Les amateurs se jetteront sur Alone et les novices ne doivent sûrement pas être découragés par leur retard de quinze ans. Comme on vous le disait, commencer par Alone ou par les deux premiers albums du groupe (réédités ces jours même) mène au même point : la découverte d'un groupe unique et magistral.

Yath [9/10]

Solitude Aeturnus

Posté par yath à 21:18 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Norma Jean - Redeemer (Century Media - 2006)

NJTracklist (41:46) : 1. A Grand Scene For A Color Film 2. Blueprints For Future Horns 3. A Small spark Vs A Great Forest 4. A Temperamental Widoer 5. The End Of All Things Will Be Televised 6. Songs Sound Much Sader 7. The Longest Lasting Statement 8. Amnesty Please 9. Like Swimming Circles 10. Cemetary Like Stage 11. No Passenger : No Parasite

Alors là, stop. Par pitié, arrêtez, on vous en supplie ! Norma Jean fait du “Screamcore”. Et si ce groupe paye pour tout le monde, tant pis. Toute cette nouvelle scène de groupes machin-core, torturés et très “vénères” semble avoir oublié que la musique est faite pour être écoutée. C'est sûr, quand ça permet de purger et d'exorciser les démons, ça peut être encore plus poignant. Mais le summum est ici atteint. L'écoute de Redeemer est douloureuse. Pas douloureuse dans le sens où elle dégage beaucoup trop d'émotions, non. Douloureuse pour les oreilles, pour le cerveau. C'est ultra dense, ça part dans tous les sens, le chanteur crache ces tripes en permanence et ça vous prend à la gorge dès les premières secondes de “A Grand Scene for a Color Film”. C'est une qualité, mais là, on sature, ça n'a ni queue ni tête, c'est douloureux pour être douloureux en somme. Alors, bien sûr, on peut reconnaître des qualités à Redeemer, ne serait-ce que le son quasi parfait concocté par Ross Robinson. Réussir à sortir un son cristallin et précis de ce bouilli est un exploit. Les riffs sont tordus mais ingénieux, parfois même puissants (“The End Of all Things Will Be Televised”), mais en partant dans tous les sens, sans jamais développer leurs idées, les Norma Jean massacrent leurs bonnes intensions.
On est certainement dur avec le groupe. Finalement, les zicos sont ultra performants. Le batteur réussit l'exploit de suivre l'hystérie collective sans faire n'importe quoi et le chanteur Cory Brandan hurle et chante en voix parfaitement claire. Mieux que plein d'autres chanteurs. Seulement voilà, on peut dire ce qu'on veut, Redeemer, on n'arrive pas à l'écouter, ni à avoir des émotions, ni à rentrer dedans. Trop dense, trop hystérique, trop bruitiste et probablement trop égoiste. Messieurs, il est temps d'écrire des chansons !

Yath [3/10]

Norma Jean

Posté par yath à 21:13 - Chroniques d'albums - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Interview de Wastefall (décembre 2006)

Wastefall ne perd pas de temps. Même si les membres du groupe ont une moyenne d'âge de 24 ans tout juste, les grecques en sont déjà à leur troisième album. Self Exile est d'ailleurs le premier distribué en France. Ce n'est pas trop tôt ! Même si l'influence de Pain Of Salvation est encore sensible sur cet album, Alex Katsiyannis (guitare) n'en reste pas moins fier. Qui, de toute manière, n'est influencé par personne? Et pourquoi se priver de l'écoute d'un album aussi touchant et puissant que Self Exile?

wastefall_selfexile_01

Metalchroniques : Peu de gens conaisent Wastefall en France, et Self Exile est tout de même votre troisième album, peux-tu rapidement présenté le groupe?
Alex : J'ai formé Wastefall avec Domenik (chant). On jouait dans un groupe qui s'appelait Dead Man's Tail. On a quitté ce groupe pour faire quelque chose de plus personnel. On a rapidement composé quelques chansons, et on a recruté des musiciens. Et en juin 2003, on a sorti notre premier album, « Falling Stars and Rising Scars » (sur Sleazy Rides Recs, NDLR), avec quelques concerts à la clé. Et comme on n'arrête jamais de composer, l'année suivante, on a sorti notre second album, Soulrain (même label) et on a eu de très bons retours. Ce qui nous a permis de tourner en première partie de Pain Of Salvation et même de faire la première partie de Black Sabbath sur un festival en Grèce. Et c'est à ce moment-là que le line-up actuel du groupe s'est dessiné, avec moi-même et Domenik, Christos aux claviers, Nick à la basse et Kostis derrière les fûts. Et on a recommencé à composer pour notre album Self Exile. On a signé avec Replica pour l'Europe, Sensory pour les Etats-Unis. L'album a été mixé par Tommy Hansen. Pour l'instant on n'a que de bons retours pour l'album, donc on peut dire que tout se passe très bien ! C'est notre premier album à être distribué en dehors de la Grèce, c'est pour ça que tu n'avais pas encore entendu parlé de nous !

Metalchroniques : Tout semble être allé très vite pour Wastefall. Est-il facile en Grèce de monter un groupe, d'enregistrer et de sortir des albums?
Alex : Non, pas tellement. Il y a beaucoup de talents, et beacoup de fans, mais il manque tout le côté management, labels, organisation etc...C'est assez dur en fait, de former un groupe sérieux. On s'est débrouillé seul et on a bossé dur. C'est aussi parce qu'on croit beaucoup en nous. Bon, internet nous a aussi aidé. Ça n'était pas moins difficile...

Metalchroniques : Quand vous avez formé Wastefall, aviez-vous une idée précise du metal que vous vouliez pratiquez? Le metal prog très complexe de Wastefall était-il en quelque sorte un but dès la formation du groupe?
Alex : Pas vraiment. On voulait juste faire du metal ! Quand on a composé, ce type de metal est sorti tout seul. On aime plein de groupes différents, sans avoir d'ordre de préférence précis. On n'aime pas trop les barrières, donc on a tout mélangé, ce qui nous vaut l'étiquette prog-metal, qui me convient tout à fait.

 

Metalchroniques : Sur Self Exile, il y a beaucoup d'élements originaux, chants féminins, violons et autres instruments, comment organisez-vous tout cela? Ce sont des arrangements qui naissent pendant les répèts ou est-ce un membre spécifique qui s'en charge à la fin, en studio?
Alex : Domenik et moi-même composons la base et la structure des chansons, ensuite, on refile ça aux autres membres du groupe et ils y ajoutent ce qu'ils veulent. Pour ce qui est du chant, il faut savoir que c'est la dernière étape de la composition. On crée les mélodies vocales avec Domenik et les chants féminins, c'est Domenik seul qui s'en charge. Il s'y connait en orchestrations car il a étudié la musique classique, on le laise donc se charger de cet aspect.

Metalchroniques : En parlant de vocaux, y a-t-il un concept derrière les paroles de Self Exile?
Alex : Non. C'est notre premier album sans concept. Mais les chansons ont tout de même un sujet commun. Ça parle de découverte de soi, c'est donc un sujet assez profond et ésotérique. Ça parle de relations, ça renvoie à des concepts philosophiques (Kant, Hegel). D'autres chansons comme « Dance Of Descent » qui parle d'anciens rituels grecques. C'est donc finalement assez varié de ce point de vue là.

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Metalchroniques : Où se situe la progression de Self Exile par rapport à Soulrain, votre précédent opus, qui a lui aussi été bien reçu? Au moins par ceux qui ont pu se le procurer...
Alex (rires) : C'est tout à fait ça! C'est juste une progression naturelle. On a essayé de ne pas ressortir le même album. On s'est appliqué à composer de bonnes chansons avant tout et on a l'impression qu'on a gagné en maturation. On fait de la musique tous les jours et naturellement, on progresse.

Metalchroniques : A chaque fois qu'un nouveau groupe débarque, il est facilement catalogué. Et quand on pense aux influences de Wastefall, on ne peut s'empêcher de penser à Pain Of Salvation. C'est certainement dû au chant et à la manière d'utiliser la guitare acoustique...
Alex : Ecoute, Pain Of Salvation est un de nos groupes favoris, c'est clair, c'est une influence, avec d'autres groupes. Le truc c'est que Domenik a une voix qui ressemble à celle de D.Gindelöw (Pain Of Salvation) tout en étant plus puissante et rauque. On se démarque aussi de Pain Of Salvation en incluant des riffs plus heavy et puissants, inspirés du power metal. Mais c'est sûr, on est influencé par des groupes qu'on admire et ça se ressent dans notre musique. Il n'y a pas que Pain Of Salvation, mais peu à peu on se crée notre univers et cette influence va se ressentir de moins en moins.

 

Metalchroniques : Justement, il n'y a pas que Pain Of Salvation, dans vos passages heavy : on pense aussi à Nevermore et Evergrey ! Et votre chanteur est assez incroyable parce que même s'il rappelle D.Gindelöw, quand il part dans des cris puissants, on pense à Geoff Tate (Queensrÿche) et à Tom Englund (Evergrey) !
Alex : Ouais, c'est vrai, il est assez incroyable. C'est un miracle qu'on ait trouvé un chanteur pareil en Grèce, car comme tu l'entends, j'ai une voix très grave et assez nase, comme la plupart des grecques (rires) ! C'est une très grande force pour un groupe de metal d'avoir un si bon chanteur.

Metalchroniques : En live, les groupes de prog sont souvent obligés de faire un choix. Tout miser sur les chansons puissantes, ou s'appliquer à reproduire leur musique complexe d'une manière très fidèle.
Alex : On essaye de répéter un maximum, afin de créer une alchimie entre nous. Quand on joue live, on ne se concentre pas que sur la puissance, on fait un peu ce qu'on attend d'un groupe de prog, c'est-à-dire transcrire des atmosphères variées...On essaye d'être agressifs par moment et de jouer aussi quelques ballades.

Metalchroniques : Les groupes de prog ont souvent des rêves un peu fous, du genre jouer avec un orchestre ou enregistrer un triple album concept. Quel est le rêve le plus fou de Wastefall?
Alex : Le plus fou ? C'est de vivre de notre musique ! On ne veut pas être des rock stars, on veut juste avoir la possibilité de nous concentrer exclusivement sur notre groupe ! On est obligé de travailler à côté et on aimerait tellement pouvoir consacrer plus de temps à la musique !

Metalchroniques : Sur un plan plus « actuel » quel va être l'actualité de Wastefall?
Alex : On essaye de tourner, notamment en France ! Je ne peux rien dévoiler pour le moment, mais on semble avoir quelques possibilités. On va aussi essayer de tourner en Grèce et comme d'hab, on compose !

Metalchroniques : Avec qui aimeriez-vous tourner justement ?
Alex : On a tourné avec Pain Of Salvation, et on aimerait bien renouveller l'expérience! On a adoré la première tournée et leur public aimera certainement notre musique ! Nevermore aussi, on adore ce groupe ! On pense aussi bien passer en première partie de ce groupe...

Metalchroniques : Bon, si tu devais convaincre les fans français que Self Exile est l'album qu'il leur faut, que leur dirais-tu?
Alex : Self Exile est un album qui leur apprendra beaucoup sur eux-même, c'est une expérience ésotérique. Je pense même que les français comprennent bien Wastefall puisque le feedback français est excellent, que ce soit la presse écrite ou les webzines ! Sinon, on aimerait tellement donner quelques concerts en France puisque les fans sont très réceptifs et on pourra passer un super moment !

Metalchroniques : Le public français apprécie généralement le metal progressif et compliqué, c'est peut-être ça qui fait qu'ils adorent Wastefall !
Alex : Ouais, les grecs et les français ont finalement beaucoup de points communs ! Ne serait-ce que sur le point historique, on a toujours aimé la philosophie !

Metalchroniques : Merci bien Alex pour cette interview !
Alex: Merci à toi !

Merci à Alex et à Roger !

Chronique de Self-Exile

Wastefall

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Opeth + Amplifier - La Laiterie de Strasbourg (14/12/06)

Taux de remplissage : La laiterie pleine comme un oeuf

Son : Puissant et clair

Lights : Excellent

Ambiance : variée et maîtrisée

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Dire qu’Amplifier ont tout à prouver ce soir devant des strasbourgeois qui attendent fermement Opeth relève carrément de l’euphémisme. En effet, ces anglais (de Manchester précisément) suivent Opeth pendant cette tournée dans l’espoir de faire découvrir leur rock plus que particulier à un public qui se veut plutôt ouvert. Ne manquant pas de talent et de prestance, mais mis à mal par un son assez moyen, le groupe va s’efforcer de séduire un public un peu surpris en cinq titres et quarante minutes environ. Le groupe a misé sur ses titres phares et très accessibles comme « Motorhea » ou « O'Fortuna » tout en ne mettant aucunement de côté ses délires live, ses jeux sur les effets, et autres mini jams improvisés en plein titre. Les musiciens s’en donnent à cœur joie sur une musique pourtant beaucoup plus calme que ce que le public d’Opeth s’attendait à entendre, ce qui n’en empêche pas certains de se lancer dans le délire sans attendre, rapidement suivis par un public qui se voudra au final plutôt enthousiaste. On se laisse porter par les riffs hypnotisants et un peu psychés sur les bords, et le groupe repart finalement ravi, laissant derrière lui un public toujours aussi surpris mais en partie acquis.IMG_3544
Necro a beau avoir aimé Amplifier (et il n'est pas le seul), il faut bien avouer que c'est bien cette première d'Opeth à Strasbourg qui a rempli la Laiterie. Le groupe n'en finit plus de tourner pour promouvoir son dernier bébé, Ghost Reveries, et tout le monde s'attend à une claque certes prévisible mais une claque quand même. Et Opeth va donner exactement ce qu'on attend de lui. Le groupe a toujours misé sur cette dualité méchant/gentil (façon très simpliste de voir les choses, je vous l'accorde), et sur scène, c'est le même combat. Quand Opeth fait du death metal, il écrase tout. Quand Opeth est calme et mélancolique, on pleure et on a la chair de poule. Alors d'accord, quand on a vu Opeth une fois, on n'est plus surpris, mais pour un novice, Opeth est une révélation. La puissance dégagée par les suédois sur scène est incroyable. Les riffs mortels sont d'une lourdeur terrible, et la voix aggressive d'Akerfeldt fait froid dans le dos. Dans les moments calmes, le groupe est gracieux, lumineux, précis et d'une finesse remarquable. Les musiciens font montre d'une grosse présence scénique, ils sont « classes » et M.Akerfeldt a définitivment acquis une aura et un charisme nouveau sur scène. Il a le public dans la main, et il a juste à lever celle-ci pour déclencher une émeute. Il en rajoute parfois avec des blagues entre chaque morceau, mais il est heureux d'être là, et c'est tant mieux. Le frontman a d'ailleurs des faux airs d'un certain Dave Mustaine. Bah ouais, on entendait à peine la guitare du père Lindgren !
L'autre personnge aui prend de plus en plus d'importance au sein du groupe est sans conteste le claviériste Per Wiberg. Qui en ajoutant ses claviers sur les anciens titres leurs a fait prendre une nouvelle dimension. Comment se fait-il qu'il rejoigne le groupe si tard ??
Il faut noter les progrès du nouveau batteur Axe, qui en fait toujours un peu trop sur les passages calmes (« Windowpane ») mais qui a parfaitement interprété le set. Quant au bassiste Mendez, il n'a pas changé. Il joue divinement bien, avec un groove imparable et semble sur une autre planète. Chouette, Opeth est en forme.
IMG_3602Sur le plan technique, c'est quasiment irréprochable. Bon, la set list est exactement la même que celle de Paris quelques jours plus tôt. Mais pour les strasbourgeois, ça  ne change rien. Le groupe a axé son set sur les excellents extraits de Ghost Reveries, ouvrant son set par le terrifiant « Ghos Of Perdition ». « When », « Face Of Melinda » et « Bleak » sont également de la partie. Ce dernier étant un favori des fans. La surprise de cette tournée est « the Night And the Silent Water ». Akerfeldt se défend d'ailleurs de s'être inspiré de My Dying Bride. Mais bien sûr.
Bref, quand Opeth a quitté la scène après un Deliverance monumental, tout le monde avait le sourire aux lèvres. Et même si certains blasés n'étaient pas si enthousiastes: ayant déjà vu des concerts d'Opeth cette année. Une rapide réflexion leur a permis de remettre les pieds sur terre : un concert d'Opeth, c'est un grand, grand moment de musique.

Necro & Yath

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House Of Lords -Live in the UK

Frontiers/2006

house_of_lords_live_in_the_uk

track list : (60:46)    1.Sahara 2.Chains Of Love 3.Love Don’t Lie 4.Pleasure Palace 5.Talkin’ Bout Love 6.The Edge Of Your Life 7.Mind Trip 8.All Is Gone 9.The Rapture 10.I Wanna Be Loved 11.Can’t Find My Way Home 12.Slip Of The Tongue 13.Havana (studio bonus track)

Elle a bon dos l'Angleterre... Ils n'avaient pas trop le choix, les quatre de House of Lords, pour un live correct : à part la Perfide Albion et quelques pays européens, plus personne n'ose organiser de festival AOR. Et c'est bien à l'occasion d'un tel concert que le groupe a pu venir en Europe, ce qui n'a pas du lui arriver souvent, même au temps de la gloire, à la fin des années 80.

 

C'est donc le Firefest (on aime les noms crétins dans le milieu) de Nottingham qui a accueilli le combo en novembre 2005. Si l'accueil du public est chaud, bien capté, le gros bémol c'est l'absence de claviériste. Charge au chanteur James Christian de lancer des programmations tout au long du concert. Effet ramollo et étriqué garanti, surtout pour un titre du gabarit de "Pleasure Palace" qui perd son intro majesteuse et dont le break central se choppe un rhume carabiné. D'une manière générale, cette configuration minimum enlève de la pêche à des titres qui en avaient besoin, comme la reprise de Blind Faith "Can't find my way home'. Dommage, ce superbe titre méritait mieux. Pire, ce carcan technique empêche toute impro, tout délire ou solo supplémentaire. Tout doit rentrer dans le moule !
Question équilibre, rien à dire : chaque album est équitablement représenté : 5 titres pour le premier opus de 1988, 3 pour Sahara, un pour Demon's Dream (quasi pas distribué à l'époque) et 3 pour l'avant-dernier The power and the myth assez controversé.
Pour le reste, l'interprétation est bonne, à la fois pour le chant, mais aussi sur le plan guitaristique : Lanny Cordola et son style Steve Morse continue d'impressionner ! Ce live est comme on pouvait s'y attendre une sorte de Best Of mais l'ensemble aurait pu sonner beaucoup mieux et plus vivant.

Un petit cadeau en fin de CD : un titre inédit en bonus : bien sans plus.

[7/10] David Taugis

Posté par david taugis à 18:16 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jesu - Janvier 2007

jesu_treeCe deuxième album fait figure de grand tournant pour Justin Broadrick et son nouveau projet. Après la séparation de Godflesh, le guitariste a l’air plus que jamais déterminé à laisser à travers Jesu libre cours à ses idées. Il répond donc à nos quelques questions et nous explique sa démarche.

Metalchroniques – Peux-tu peut-être commencer par présenter le groupe aux lecteurs qui ne le connaissent pas encore ?

Justin Broadrick – Sans problème. Le groupe s’appelle Jesu et Conqueror est son second album. J’y joue de la guitare avec l’aide Ted Parsons à la batterie et Dermott Dalton à la basse. Le groupe joue une musique dérivée du metal que je compose principalement et a été formé en 2002… Enfin je crois ! C’était en 2002 ou non ?

- On va dire 2002 ! Ça nous facilitera les choses !

- Oui carrément ! Va pour 2002 !

- Concernant le son de ce nouvel album. Il est très riche et complet. Comment décrirais-tu son évolution par rapport à votre précédent disque ?

- En fait notre disque précédent était un ep qui traçait tout doucement le chemin vers ce qu’allait être Conqueror donc une comparaison ne serait pas forcément utile. Mais si on le compare à notre premier album, ce qui est ce que tu voulais dire je pense, on peut dire sans crainte que le son a grandement évolué. Les compositions sont moins longues et plus sobres, plus simples, tout en gardant cette impression de linéarité et de répétition. Je pense carrément qu’avec cet album nous avons atteint le son que je cherchais à donner au groupe depuis ses tous débuts. Et c’est une grande satisfaction pour nous ! Du coup nous savons très bien que tout le monde ne va pas réussir à s’adapter mais c’est un sacrifice que nous sommes prêt à faire…

- On peut donc dire que l’ep précédent était une façon de préparer les auditeurs à ce nouveau son qui allait débarquer ?

- Oui c’est ça en gros. Surtout que quelques titres de cet ep ont vu le jour en même temps que les premiers enregistrements de l’album donc le tout est très proche. Cet ep permet de laisser nos fans découvrir ce qui les attend…

- Tu parle beaucoup du public, et venant de groupes comme Godflesh ou Prong j’aimerais bien savoir ce que tu penses que les fans vont ressentir en écoutant ce nouvel album…

- Les pauvres ne vont sûrement pas beaucoup aimer, et je pense qu’ils ont déjà pu se dégoûter de ce que nous faisons dès le premier album. Nos idées, et donc notre public, sont très différents maintenant avec Jesu. Nous savons pertinemment que une grande majorité des fans de nos groupes précédents vont aller voir ailleurs et ce n’est pas grave. Ces groupes comme Prong ou Godflesh étaient très brutaux alors que nous jouons ici avec quelque chose de beaucoup plus beau et doux. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas une sorte de beauté dans les compositions de nos groupes précédents mais c’était principalement de la rage alors que nous nous tournons ici vers la beauté pure et prenante. Les publics de nos anciens groupes et de Jesu sont fondamentalement différents, tout comme nous savons que ce sera également le cas à plus petite échelle entre les fans du premier et du second album.

- Pour rester dans la différence entre les anciens groupes et Jesu, tout à tellement changé que j’aimerais bien savoir ce qui vous a influencé dans la création de ces nouvelles compositions…

- La recherche d’une forme pure et calme de beauté. C’est notre principale influence. Mais musicalement parlant les groupes qui nous influencent dans Jesu ne sont pas des groupes que nous écoutons que depuis ces dernières années. Il y a dans les influences de Jesu des groupes que j’écoute depuis très longtemps mais qui n’avaient tout simplement pas leur place dans les compositions beaucoup plus brutales de Godflesh. Ces influences sont très nombreuses et variées. Elles vont du jazz au rock moderne, en passant par le doom et la pop anglaise qui a un son qui me plaît beaucoup. On peut aussi citer des classiques comme les Beach Boys ou même Pink Floyd.

- Quelles sont donc les ambiances que vous avez essayer d’introduire avec ce nouvel album ?

- Nous pensons avoir réussi à obtenir en grande partie ce que nous voulions avec cet album, et les ambiances, même si elles sont très proches, sont aussi très variées. Nous voulions que les gens trouvent un son metal dans notre musique, mais aussi une approche simplement belle de la mélodie. Nous voulions des textures nombreuses et complexes, et aussi que l’ensemble sonne psyche…

- Quel studio avez vous utiliser pour obtenir ce son si particulier ?

- Nous avons bossé chez moi, au Avalanche Studio. C’est un studio que je possède et que j’ai construit il y a très longtemps pendant l’époque Godflesh. Ça devait être en 91 ou en 92. C’était très important pour nous d’avoir notre propre espace de travail car nous passons tellement de temps à élaborer nos compositions et à peaufiner notre son qu’on serait déjà ruinés si on avait du le faire dans un studio payant ! Tu nous voies squatter un studio pendant un an le temps d’être satisfaits de notre boulot ? En tout cas la maison de disque ne serait pas très motivée ! On ne bosse pas avec Universal ! C’était donc très plaisant d’être chez nous et d’avoir accès au studio à volonté… Ça facilite également les choses pendant les crises d’insomnies quand tu enregistres à trois heure du mat !

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- Tu as dis toi-même plus tôt que ce nouvel album allait sûrement heurter certains de vos anciens fans. Quel est le public que tu penses toucher avec cet album ?

- Oui c’est clair que nous allons décevoir du monde. Mais c’est obligatoire lorsque tu cherches à faire évoluer ton son. On va perdre certains fans et en gagner du nouveau. C’est le prix à payer et on y est préparé. Il n’y a pas d’autre choix si on veut respecter notre intégrité musicale. Certains anciens fans vont comprendre et continuer et d’autres vont lâcher l’affaire. Je ne sais pas vraiment s’il y a un public en particulier que nous allons réussir à séduire mais ce qui est sure c’est que j’aimerais que ce ne soit pas que le public metal underground qui nous écoute. Nous développons de nombreuses atmosphères et je suis certain que de nombreuses personnes peuvent trouver leur bonheur dans notre musique. On verra bien à la sortie de l’album !

- Est-ce que la séparation de Godflesh a eu des grandes répercussions sur Jesu ?

- Oui à fond. Tu sais c’était une partie très dure de ma vie et ce fut quelque chose de très difficile que de tourner une page pareille de ma vie. Godflesh représentait beaucoup pour moi et ce n’est jamais facile que de mettre fin à un groupe déjà si bien installé. Mais il fallait le faire et il faut parfois savoir se montrer fort, on est parfois souvent obligé de faire des sacrifices pour continuer à poursuivre ses rêves…

- Quels sont les projets du groupe dans un futur proche ?

- On va déjà laisser l’album sortir en Février et de là on enchaînera sur une tournée américaine avant de revenir vous voir en Europe au cours d’une tournée qui aura lieu vers Septembre… C’est déjà pas mal comme programme !

- Et quelles sont les ambiances que vous tentez de créer sur scène ? Sont-elles différentes de ce qui se passe sur l’album ?

- Ce que nous faisons sur scène est très différent de ce que nous faisons sur album car nous trouvons inintéressants les groupes qui se contentent de rejouer leurs albums sans y ajouter un petit quelque chose. Nous voulons que nos compos se créent une nouvelle identité en live. Nous essayons de faire quelque chose de plus bombastique, de plus énergique. On sonne plus comme un vrai groupe de rock ! (rire) Mais ne t’en fais pas on garde quand même les ingrédients qui font de Jesu ce qu’il est. En fait on essaie de faire en sorte de permettre au public de se noyer dans cette ambiance, de se laisser submerger…

- Merci beaucoup pour cette interview… Tu as un dernier mot à dire aux fans ?

- Pas grand chose en fait, je veux juste les remercier, en espérant que le plus de gens possibles aimeront ce nouveau chapitre de notre vie…

Posté par necrogunslinger à 16:27 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Furze - Decembre 2006

Entre deux sorties, Furze en profite pour continuer sa propagande au goût particulier à travers la réédition de ses premiers méfaits. La rédaction en a donc profité pour poser quelques question à l’étrange musicien qui se cache derrière ce projet, et a tenté de le comprendre malgré ses réponses parfois plus qu’obscures.

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Metalchroniques – Pourrais-tu présenter Furze à tous les gens qui ne connaissent pas encore ce groupe ?

Furze – Furze est le nom de la lame sur la seule faux officielle de la faucheuse. C’est le seul instrument de musique qu’il a. Depuis les tous débuts (c’est à dire Trident Autocrat) on a représenté ça grâce à ce triplé :

L’aspect microcosmique : à travers lequel le faucheur exprime et crée les effets (sur un plan microcosmique) de vénérer la mort – la façon mortelle de ne pas craindre la mort, à cause des peurs humaines typiques, mais de la respecter comme si elle était l’éternité, tout en ne réfutant pas que la mort peut arriver à tous.

L’aspect semi éternel : Il n’y a rien prouvant l’existence de toutes les divinités que les humains ont vénérées, mais personne ne peut nier que les dieux et les forces (aussi bien du connu que de l’inconnu) peuvent exister. Seulement elles n’en sont pas moins mortelles comparées à la faucheuse qui la seule chose éternelle au final, il n’y  a pas de lumière éternelle et l’ombre finira toujours par vaincre. Dieu, où n’importe lesquelles de vos croyances, reste quand même une simple semi éternité.

L’aspect éternel du faucheur : si votre Dieu doit vous sauver, ce ne sera que sur le plan de la semi éternité, alors autant se tourner tout de suite vers la mort qui elle ne trompera personne (elle tue uniquement), qui permet de faire le ménage dans toutes les erreurs des autres croyances.

- Alors que peut on trouver de neuf sur cette réédition de Trident Autocrat ?

- Il y a cette nouvelle outro, qui dure genre quatre minutes, et qui s’apparente à de la batterie méditative. Nous avions déjà une atmosphère tridimensionnelle sur l’album et cette outro permet de lui donner une fin plus cohérente. Si tu écoute cette nouvelle outro, il faut le faire seul sur une bonne grosse chaîne, c’est mon petit conseil. Ce n’est pas vraiment un morceau à part entière mais plutôt une conclusion des morceaux précédents. C’est en fait son seul but. On peut aussi préciser que tout comme pour Necromanzee Cogent vous pouvez trouver une version slipcase avec une nouvelle pochette et un livret plus complet.

- D’après toi, quelles sont les choses qui ont le plus changé dans le groupe depuis la sortie de ce premier album ?

- Grâce à mon travail sur les deux premiers ep et trois albums, je travaille maintenant de façon plus dynamique. Mon objectif pour le quatrième album est en fait de créer le premier album de black metal tridimensionnel primitif. On pourrait dire que je suis plus ouvert à l’idée de combiner les éléments typiques de Furze avec d’autres choses. Cela prouvera un certain progrès mais ce ne sera surtout pas à confondre avec une putain de musique hollywoodienne déguisée en black metal. Ce qui a le plus changé est mon habilité à avoir de nouvelles idées et cela vient surtout des répètes.

- Ton approche du son black metal semble très particulière. Comment penses-tu te démarquer des autres groupes ?

- Furze combine les aspects trois et un dont je parlais avant. C’est à dire la personne mortelle et ce qui lui est extérieur. Nous prenons beaucoup de fierté à combiner des éléments comme le black metal, le classique ou le jazz. Les autres groupes sont plus bloqués dans ce que je décrivais comme le second aspect.

- Vous vous distinguez aussi des autres groupes par votre façon de parler du black metal et de votre travail…

- Il faut remarquer que notre black metal se veut « NecroSaint », c’est juste un moyen de faire face à la mort et de planter cette faux dans les autres croyances. Furze n’est pas juste un moyen stupide de dire « on est la mort et vous allez crever en nous écoutant ! » ; ou « On est la mort et ton groupe ne peut pas chanter à propos de ce sujet sans nous voler nos idées ». J’espèrerais qu’en vénérant la mort certaines personnes comprennent ce que nous voulons faire passer comme message, les aspects un et trois cités avant ne font pas de nous des athées.

- Votre nouvel album vient de sortir, que doit en attendre le public ?

- C’est un album beaucoup plus cru et profond que son prédécésseur Trident Autocrat. C’est comme une nouvelle dimension qui ne peut être décrite par des mots. Cet album est en fait deux albums ! Vous pouvez voir la description sur notre site officiel. (www.furze.net)

- Tu as pris un long moment pour sortir cet album (le premier depuis 2001 !). Qu’as-tu fais pendant cette période ?

- Trident Autocrat est sorti en 2000, Necromanzee Cogent en 2003 (mais il avait été enregistré en 2000/2001, si !). Et bien ce nouvel album a été enregistré en 2004/2005… Le problème c’est qu’enregistrer un album de Furze n’est qu’une partie du procès. Ce que je veux dire c’est qu’il m’arrive toujours des emmerdes comme un nouveau contrat à faire, un label qui ferme… Nos sorties auraient du se passer comme ça : Trident Autocrat en 1999 (même si j’ai du réenregistrer quelques trucs en 2000 à cause d’emmerdes avec un guitariste qui s’est barré après l’enregistrement), Necromanzee Cogent en 2001 (le boss du label était en taule), Baphomet Wade (un album abandonné à cause de problèmes de son sur les enregistrements pendant Necromanzee Cogent, je ne veux même pas en parler de cette histoire) en 2003, et le nouvel album en 2005. Plus une compile Hidden Aspects of The Name of The blade (on The Scythe) en 2007. Mais bon le nouvel album sortira bien en Février 2007 et sera déjà disponible en vinyle depuis mi-Décembre.

- Tu prévoies tout de même de tourner ?

- Pas de tournée ni de festival. Ce ne serait pas possible car nous voulons restituer l’ambiance Furze sur scène…. On ne peut pas faire une tournée typique ou se contenter de sauter sur scène après un autre groupe pendant un festival alors on ne fera que certains shows très spéciaux. Après des années de réflexion sur cette idée je me suis rendu compte qu’il me faudrait un management à la Kiss (et des lois bien plus souples qu’en ce bas monde si je voulais éviter la prison) pour réussir mes projets. Ce qui arrivera permettra de souligner l’importance du concept Furze et se rapprochera d’une vaste moisson live. Venez sur notre site et faites nous confiance, on ne laissera pas tomber cette idée tant que rien d’extraordinaire nous en empêche.

- Merci pour cette interview. Tu as un dernier mot à dire aux fans et aux lecteurs ?

- Continuez de supporter la scène underground ! Ne vous amusez pas à graver des putains de CD-R quand les ep ou albums sont durs à trouver, il seront bientôt disponibles à nouveau !

Posté par necrogunslinger à 16:08 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Forest Silence - Décembre 2006

forest_silenceAprès plusieurs démos, Forest Silence arrive enfin avec un premier album que leur guitariste nous fait découvrir à travers cette petite interview :

Metalchroniques – Enfin un album ! Quels sont vos sentiments à propos de cet enregistrement maintenant qu’il est disponible ?

Forest Silence – Ce fut un long travail pour enregistrer cet album. Cinq ans ont passés depuis la dernière démo du groupe, donc nous nous sentons comme libérés maintenant ! Nous sommes satisfaits d’avoir réussi à produire l’album tel que nous le voulions. C’est le premier album de Forest of Silence et c’est un grand plaisir pour nous qu’il soit enfin disponible.

- Qu’est-ce qui vous a poussé à créer Forest Silence en parallèle de Sear Bliss ?

- Pour mettre les choses au clair, Forest Silence était à la base le groupe de l’ancien clavier de Sear Bliss, Winter. Il a créé Forest Silence quand il était encore dans Sear Bliss car il ressentait le besoin de créer quelque chose de différent. En fait, les deux premières démos sont surtout tournées vers le clavier d’ambiance et c’est seulement plus tard qu’il a décidé de transformer Forest Silence en vrai groupe.

- Les membres de Forest Silence sont principalement issus de Sear Bliss, comment fonctionne ce line-up ? Et est ce que le groupe arrive à fonctionner malgré les deux line-up très proches ?

- Forest Silence est le groupe de Winter. Nous sommes juste là pour l’aider puisqu’il ne fait plus partie de Sear Bliss depuis 1997. Nous sommes restés bons amis et il m’avait demandé de jouer les grattes. Il a aussi demandé à notre batteur de jouer sur Philosophy of Winter. Tout cela ne pose pas de problème puisque Forest Silence n’est pas un groupe live, ce qui ne nous empêche donc pas de nous partager entre les deux groupes. Tout fonctionne très bien.

- Le groupe a déjà de nombreux fans dans l’underground, que penses-tu que les gens attendent de cet album ? Et comment penses-tu qu’ils vont réagir en l’écoutant ?

- Je en sais pas à quoi les gens s’attendaient mais les premières réactions sont plutôt bonnes ! C’est un album plutôt étrange et je pense qu’il y a pas mal de gens aux goûts tout aussi étranges qui pourront apprécier !

- Les compos de Forest Silence sont surtout basées sur le synthé, comment se passe la composition ?

- Comme je te l’ai dit, le groupe a commencé par de l’ambient joué uniquement au synthé et les compos continuent d’êtres majoritairement créées sur ce support. Le synthé joue un rôle très important dans la musique de Forest Silence, ils permettent de créer l’ambiance et l’aura parfaite. Nous travaillons dur sur les sons de synthé et c’est très important.

- Puisque Forest Silence n’est qu’un projet comment va se passer son futur ? Est-ce que de prochains albums sont prévus ou les fans devront-ils se contenter de celui-ci ?

- Le terme projet ne colle plus vraiment à Forest Silence. Si tout à bien commencer dans cette optique, c’est maintenant un groupe avec des objectifs sérieux. Il y aura de nouveaux albums, mais tout dépend de Winter qui reste le leader du groupe. Nous travaillons déjà sur de nouvelles compos.

- Les ambiances sont vraiment très présentes dans cet album. Quelles sont vos principales influences ?

- L’Hiver reste notre influence principale. Nous sommes obsédés par le côté beau et mystique qui se dégage du froid. Forest Silence est en fait l’interprétation sonique de l’hiver.

- Est-ce qu’on peut tout de même espérer une tournée un jour ?

- Non Forest Silence ne jouera jamais en live.

- Merci beaucoup pour cette courte interview. Je te laisse conclure si tu as un dernier mot pour les fans…

Merci beaucoup pour votre soutien. Je recommande Philosophy of Winter à tous les amoureux de black metal lent et hypnotique.

Posté par necrogunslinger à 15:50 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Battlelore - Evernight

battlelore_evernightBattlelore – Evernight

Napalm Records – Innovative Promotion / 2006

Tracklisting :

01.house of heroes 02.ocean’s elysium 03.summon the wolves 04.we are the legions 05.into the new world 06.longing horizon 07.mask of flies 08.the cloak and the dagger 09.beneath the waves

Un coup d’œil à la pochette de ce Evernight permet de voir que Battlelore n’a pas encore dévié de son sujet de prédilection et reste toujours ancré en Terres du Milieu. De même, quelques minutes d’écoute seulement suffisent à voir que si la recette musicale habituelle du groupe est toujours bien présente (growls et chant féminin n’ont pas encore dit leur dernier mot), le groupe a su varier un peu les plaisirs et s’est concentré ce coup-ci sur des compos plus sobres et allant tout de même beaucoup plus directement au but, en limitant les fioritures et autres arrangements trop lourds.

Les mélodies de guitare sont simples et directes, donnant une teinte claire à des morceaux qui ont réussi à coupler les belles mélodies auxquelles nous avait habitué le groupe, avec des structures de morceaux plus habituelles et efficaces.

Le chant féminin est toujours aussi plaisant, et les lignes de chant ont su dans chaque morceau trouver des mélodies légères mais toujours prenantes, le tout étant sans surprise soutenu par un chant death qui sans être mauvais, n’atteint malheureusement pas des sommets et fini même par lasser sur certains morceaux, victime d’un ton trop linéaire et d’une production un peu faiblarde sur cette partie.

La production rend tout de même hommage à l’ensemble. Il est intéressant de constater que si l’écriture s’est fait plus simple que sur Third Age of the Sun, les idées n’en sont pas moins présentes en grand nombre et le groupe arrive toujours à surprendre. Car si l’album reste toujours partagé entre moments catchy et passages plus calmes, comme à l’accoutumé, certains morceaux savent nous faire sursauter de bonheur, comme peut le faire le début très black metal de We Are The Legions ou des refrains plus chantants que jamais présents sur des morceaux toujours plus nombreux.

Battlelore fournit donc au final un bon album. Le cap de toujours est gardé sans révolution majeure, mais il y a  encore assez de bonnes idées chez ces fans de Tolkien pour continuer de faire plaisir à leurs fans et de séduire tout doucement une tranche de public plus large.

Necrogunslinger [07/10]

Posté par necrogunslinger à 15:35 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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