14 janvier 2007
Icepick - Violent epiphany (Import/Stillborn records)
Tracklist : 01. Devotion Measures Strength 02. Bitter Twisted Memory 03. Tomorrow Is Not A Promise 04. Violent Epiphany 05. Creations Of Chaos 06. With On Ideal 07. Show Of Force 08. This Can Never Be Undone 09. Nothing Without Loyaly 10. Real Recognizes Real
11. Onward To Victory 12. Born To Crush You
Comme le disait Wallace à Gromit « Job well done lad » ou autrement dit « le travail doit être bien fait » !
C’est donc avec pas mal de retard que je vais vous parler de ce qui a été pour moi l’album hardcore de l’année 2006. Je veux bien entendu vous parler de cette putain de bombe qu’est le premier long format de Icepick. Vous aurez sûrement lu à droite et à gauche que l’album est chroniqué de façon assez tiède et qu’il ne fait pas se déchaîner les passions. Ne partageant pas cet avis, je vous livre ma vison des choses.
Mais d’abord, quel est ce groupe ? Eh bien Icepick, c’est Jamey Jasta (Hatebreed), Wayne Lozinak (ex Hatebreed), Lord Ezek (Sarkhead), Zeuss (le producteur de toute la nouvelle scène HXC, pas le dieu) et enfin Frank 3gun (Terror). Une dream team du hardcore moderne et pas une bande de popeux qui veulent se la jouer « core » pour faire mode et impressionner de jeunes et faibles groupies même pas encore majeures.
Ici au niveau des influences (évidentes certes, mais on va pas chipoter pour si peu), ça joue plutôt du coté de Agnostic Front, Madball, Bad Brains, voire Cro Mags et Leeway (pour faire court). Pas de la musique de petite fille quoi !!!!
Dès l’introductif « Devotion measures strength », on sait déjà à quelle sauce on va être littéralement bouffé. Chants hardcore, riffs bien thrash et power énergie sont au rendez-vous. Les morceaux dépassent rarement les 3 minutes et l’efficacité est totalement de mise. C’est brut, direct avec énormément de passages qui rappellent à l’esprit ce que le mot « mosh » voulait dire. L’union entre Jasta et Ezek est plus que formidable et on sent vraiment que les deux vocalistes sont vraiment très énervés.
Douze titres, douze baffes ! Mais il serait vraiment injuste de ne pas parler du gros pavé de l’album. Un morceau ultra destructeur du doux nom de « Real recognizes real ». Pour résumer, Jasta a réuni tous ses potes dans la même pièce, a balancé la sauce et chacun s’est mis à hurler dans le mic. Quand on sait que les amis de Jamey se nomment Roget Miret (Agnostic front), Freddy Circen (Madball), Al Barr (Dropkick Murphy’s), Pete Morcey (100 demons), Paul Bearer (Sheer terror) et le formidable Ice-T (Body Count certes, mais aussi trois ou quatre albums indispensable en gangsta rap), on se doute bien que le résultat va envoyer du bois.
Et la déception n’est pas de mise. Si votre fantasme musical est d’entendre Ice-T beugler « Motherfucker show respect » avec en fond musical l’équivalent ultra énervé de ce que peut nous proposer Hatebreed, ce morceau est pour vous. Rajoutez à cela le père Miret qui vomit littéralement ses vocaux et vos obtenez un des morceaux le plus rentre-dedans du genre. « In your face » comme cet album, simple mais surtout EFFICACE ! On n’en demandait pas plus.
[9.5/10]
N(666)
Liens Internet : http://www.myspace.com/icepick
Jorn – Unlocking The Past [Frontiers – 2007]
1. On and On 2. Fool For Your Lovin' 3. Cold Sweat 4. Lonely Is The Word/Letters From Earth 5. Burn 6. Feel Like Making Love 7. Kill The King 8. Perfect Strangers 9. Naked City 10. The Day The Earth Caught Fire
Jorn Lande a parfois été critiqué pour ses propensions au mimétisme vocal, sa capacité à adopter les intonations de la plupart des grands chanteurs du métal étant interprétée comme l'absence de toute personnalité comme chanteur. Pourtant la carrière chaotique mais riche du norvégien enjoint à constater que la créativité de l'homme est bien réelle, qu'elle s'exprime en solo ou dans le cadre d'un groupe (Ark, Masterplan, Millenium).
Sur ce Unlocking The Past, toutefois les nouveautés ne peuvent paraître que comme limitées : amateur de reprises diverses, Jorn Lande a choisi de réaliser un disque de cover, piochant dans quelques titres enregistrés mais non publiées jusqu'alors, ou enregistrant quelques nouvelles chansons à cette occasion. L'ensemble est un peu chiche en terme de durée, et la chose est d'autant plus patente qu'on peut déplorer l'absence de quelques reprises de qualité mais isolées sur quelque best of obscur (« On And One » est issu du best of de Millenium dont on aurait aussi pu extraire l'excellente « I Surrender »). Cette parcimonie s'excuse en partie par une qualité vocale mais aussi instrumentale assez stupéfiante. Si l'on savait Lande à l'aise dans le registre de Coverdale (« Fool For Your Lovin ») ou de Dio (les reprises de Black Sabbath et de Rainbow), on l'imaginait plus mal à la manière d'un Paul Rodgers ou d'un Phil Lynott (« Cold Sweat »). En fait s'il excelle à chaque instant sur ces morceai, il est encore plus particulièrement intéressant lorsque il réhabilite un titre obscur de City Boy (« The Day The Earth Caught Fire »). C'est sans doute à ce moment que son retour rétrospectif sur le passé du Hard rock se fait le plus passionnant.
Baptiste
[8/10]
