22 janvier 2007
Metalium - Nothing to Undo (Chapter VI)
Massacre Records – Season of Mist / 2007
Tracklist (44:04) :
01.Spineless Scum 02.Spirits 03.Mindless 04.Straight Into Hell 05.Mental Blindness 06.Heroes 07.Way Home 08.Dare 09.Follow the Sign 10.Show Must Go On
Après des débuts prometteurs, Metalium s’est vu frappé de stagnation, la faute principalement aux dernières réalisations qui semblaient tourner en rond. Cela s’est matérialisé par une baisse d’intérêt du monde métallique, et a été cristallisé l’été dernier lors du Wacken Open Air, lorsque le groupe qui jusqu’à présent jouait sur la plus grande scène a atterri sur la plus petite. Cette situation allait-elle servir d’électrochoc ?
« Nothing to Undo - Chapter VI » démarre de façon classique pour la formation, avec une intro accompagnée d’une narration. Ensuite on attaque les choses sérieuses avec « Spirits », un titre très enlevé. Premières constatations : le groupe est revenu à plus de classicisme au niveau de la production, et y gagne indéniablement en compacité et en énergie. Le chant de Henning Basse est somptueux, à la fois haut perché et puissant ! Le solo est accrocheur et particulièrement réussi.
Bigre il semblerait que les Allemands aient enfin entendu les critiques formulées, et surtout en aient tenu compte.
L’album continu de dérouler sur les mêmes bases, mais avec des rythmes et ambiances variées, l’auditeur voyageant ainsi d’un morceau à l’autre sans qu’il puisse prédire ce qu’il va se passer. Les compositions sont très bonnes, avec notamment « Heroes » et sa tonne de riffs bien sentis, l’étonnant « Mental Blindness » et sa montée en puissance, ou encore l’hyper rapide, mais aussi moins fin, « Dare ».
Metalium nous impose malgré tout deux power-ballades. « Follow The Sign » est plutôt puissante et très plaisante, mais « Was Home » avec son intro au piano et son solo piqué à Ozzy est totalement dispensable. Les nippons auront droit en guise de bonus à ce titre en version orchestrale. A noter que le groupe se fend à nouveau, avec « Show Must Go On », d’une reprise très personnelle.
« Nothing to Undo - Chapter VI » marque la fin des expérimentations, voire des errances, notamment au niveau de la production avec un son de basse de Lars Ratz plus conventionnel. Ce disque, vraiment dans l’esprit de « Millennium Metal - Chapter I », permet de retrouver, à grand renfort de compositions de qualité, un Metalium puissant avec un excellent chant et une guitare omniprésente.
Vous aimez le Metalium des débuts ? Ce disque est pour vous !
Site officiel : www.metalium.de
Myspace officiel : http://www.myspace.com/metalium
[08,5/10] Murder-One
The End - Elementary
Relapse Records – Innovative Promotion / 2006
01.dangerous 02.the never ever aftermath 03.animal 04.the mot hand I 05.throwing stones 06.my abyss 07.awake ? 08.a fell wind 09.in distress 10.and always…
The End débarquent avec ce nouvel album qui, sans avoir encore réussi à digérer
les (vraiment) très nombreuses influences du groupe, gagne en stabilité et en
maturité. Un album compact, diversifié, qui arrive à surprendre à chaque
morceau tout en ne manquant jamais d’aller droit au but.
Il va sans dire que la voix du très bon Aaron Wolf n’y est pas pour rien dans la qualité de l’ensemble, mais heureusement le bonhomme n’est pas seul et ses musiciens carburent sans perte de vitesse aucune pour fournir à chaque morceau des parties instrumentales variées, intelligentes, et admirablement exécutées.
Suivent alors huit autres morceaux toujours surprenants, jamais lassants, toujours agrémentés de plus ou moins de violence, et jamais à court de souffle. La seule petite pause vient de A Fell Wind qui avec quatre minutes d’instrumentales ambiancé à coup de samples précède un très énergique In Distress dont les influences neo (et surtout Kornesques) sont indéniables.
Throwing Stones ou My Abyss font chacun figures de hit sur l’album, maniant à merveille la formule clairement initiées par le groupe, et les guitares soutenues prennent un peu de recul sur And Always et ses parties plus calmes mais toujours aussi prenantes qui clôture avec classe un disque plus qu’intéressant. Dur de ne pas se laisser tenter et enivrer par un album aussi bien ficelé.
Metal = Life vol.II
Sub
City/Hopeless Records – Active Entertainment / 2007
CD1 :
01.god forbid – to the fallen hero 02.the human abstract – vela, together we
await the storm 03.bleeding through – love in slow motion 04.as I lay dying – the
darkest nights 05.in flames – reflect the storm 06.into eternity – severe
emotional distress 07.burst – the
immateria 08.evergreen terrace – dogfight 09.fear before the march of flames –
drowning the old hag 10.bloodlined calligraphy – last goodbye 11.imperial – we
sail at dawn 12.seemless 13.dissection – starless aeon 14.goatwhore – alchemy
of the black sun cult 15.demiricous – withdrawal divine 16 – nights like these
– scavenger’s daughter 17.misery index – conquistadores 18.the black dahlia
murder – miasma
Comment, en effet, résister à l’envie de se laisser tenter par une si belle compilation de tubes. Si tous les groupes ne font pas obligatoirement partis de vos connaissances, ce n’est qu’une raison de plus pour les découvrir au travers de ce bien beau digipack.
Reste le dvd, qui de par son côté sobre et pas trop abusé, vient simplement
gentiment compléter la compile. On y retrouve un condensé des groupes présents
sur les deux disques, pas toujours dans les même morceaux, avec un ajout de
quelques nouveaux venus pas toujours connus mais bien adaptés à l’ensemble déjà
formé. Une suite de clip sans autre fioriture, c’est à dire un bon fond
télévisuel pour les soirées entre potes ou un bon moyen de découvrir les
groupes qui nous ont marqué sur la compile à travers un autre support.
Legion of the damned - sons of the jackal
Massacre Records – Innovative Promotion / 2006
01.son of
the jackal 02.undead stillborn 03.avenging archangel 04.death is my master
(slay for Kali) 05.sepulchral ghoul 06.seven heads they slumber 07.infernal
wrath 08.atomicide 09.ten horns arise 10.demonist
Un thrash novateur tout en restant plus que fidèle aux classiques du genre, un
son qui prend aux tripes sans se poser de question. Une exécution bien
technique comme on les aime avec ce qu’il faut tout de même de brutalité un peu
barbare sur les bords.
Ce deuxième essai n’oserait pas renier son grand frère et revoit la copie
initiale avec une classe dévastatrice. Quel fan du genre pourrait passer à côté
d’une merveille pareille sans se laisser aller à en dévorer auditivement la
totalité.
Le premier morceau, Son of The Jackal, sert de simple introduction, montrant
sans concession aucune que le groupe n’est pas passé à la pop ces derniers mois
et que la recette est bien toujours la même. On en profite juste pour repérer
les nombreuses améliorations qui marquent le disque entre un premier refrain
accrocheur et quelques guitares rythmiques bien sanglantes.
Paris - la Loco - 14.01.2007 :

Taux de remplissage: 200
Son: Bon
Lights: Très légers
Ambiance: Géniale vu les conditions
Moment fort: « Killers »
Setlist:
01. Intro
02. Ides Of March
03. Whrathchild
04. Prowler
05. Marshall Lockjaw
06. Murders In The Rue Morgue
07. The Beast Arises
08. Children Of Madness
09. Remember Tomorrow
10. Impaler
11. Killers
12. Phantom Of The Opera
13. Running Free
-=-=- Rappels -=-=-
14. Transylvania
15. Blitzkrieg Bop (reprise Ramones)
16. Sanctuary
Début d’année en fanfare dans notre capitale, car une semaine après ADX, ce concert de Paul Di’anno a tout pour combler les amateurs de Heavy.
Quelques mots sur l’organisation calamiteuse qui aura des conséquences non négligeables. Quel est l’intérêt de payer pour faire venir à Paris le premier chanteur d’Iron Maiden, si c’est pour ne pas annoncer le concert (absolument aucune promo n’a été faite), et ne pas respecter les demandes de l'artiste (super idée que de prendre un hôtel à une heure et demi de la salle afin que le chanteur, qui n’est plus dans la fleur de l’âge, n’ait pas la possibilité d’aller se reposer après ses 700 kilomètres de route en fourgon), etc…? Alors voila avec des pré ventes catastrophiques (seuls les initiés étaient au courrant du concert), cette légende échoue à la petite loco, condamné à jouer devant un parterre des plus réduits.

Retour à la musique…
Paul Di’anno est accompagné de son groupe Italien, les Children Of The Damned, avec qui manifestement la complicité est de mise. La set-list est inchangée par rapport aux précédents concerts, étant seulement amputée de deux morceaux de sa carrière solo. Le chanteur interprétera donc majoritairement, avec hargne et rage, des classiques d’Iron Maiden, son chant étant d’un excellent niveau en dépit d’un début difficile. Il détient toujours son timbre inimitable, particulièrement perceptible sur des titres comme « Remember Tomorrow ». Même si il est visiblement fatigué, il donnera tout, allant au bout de lui-même et enflammant cette petite Loco, unanimement ralliée à sa cause. Ses détracteurs auraient du être là pour constater la différence d’ambiance avec le show de la vierge de fer à Bercy en novembre dernier. Comme évoqué il y a quelques mois, ses musiciens tiennent terriblement la route, alliant efficacité et puissance.
Le show laissera chacun d’entre-nous avec un goût de pas assez ; c’était tellement bon que l’on aurait bien aimé que ça dure bien plus longtemps.
Après une courte récupération, le chanteur recevra les fans dans les loges, pour signer des autographes et poser pour des photos, faisant preuve comme d’habitude d’une disponibilité hors norme, qui devrait servir d’exemple à bien des groupes.
A l’arrivée, ce concert, au niveau de la prestation et de l’ambiance a tout d’une réussite, ce qui berce encore plus de regrets quand à la fête qui aurait pu avoir lieu si la promotion avait été faite correctement… Carton rouge donc à cette organisation déplorable qui une fois de plus nous fait passer pour des peintres vis-à-vis des autres pays et surtout hypothèque totalement les chances de voir le père Paulo revenir en France. En effet quand vous vendez moins de deux cent places, quel tourneur, qui ignorant les raisons de ce fiasco financier viendra prendre le risque d’investir dans le bonhomme ?
Album photo: ici
Murder-One