01 février 2007
Onslaught Killing peace
Candlelight Records – Innovative Promotion / 2007
01.burn
02.killing peace 03.destroyer of worlds 04.pain 05.prayer for the dead
06.tested to destruction 07.twisted jesus 08.planting seeds of hate 09.shock
‘n’ awe
Ce dernier critère fait effectivement beaucoup de bruit tout au long de la
galette et ne fait aucune concession… Le reste reprend ce qui a toujours fait
le groupe. Du thrash bien malsain comme il faut avec sa bonne dose
réglementaire d’influences venant aussi bien de Kreator que de Slayer, un chant
qui vient des bas-fonds de l’enfer accompagné de guitares hurlantes, acérées et
sans concession. Les solos et autres leads enivrés s’enchaînent sans que la
batterie ne se laisse jamais dépasser par les évènements.
Les premiers titres commencent ainsi très bien, les cheveux
de l’auditeur étant tout simplement dans l’obligation d’être secoués. Pourtant,
si la recette est plaisante, elle peut aussi se révéler rapidement répétitive
et un poil tirée en longueur quand l’album est pris dans son ensemble. Les fans
ne trouveront bien sur rien à critiquer puisque Onslaught ne trompe personne
sur la marchandise, mais les autres feraient mieux de se contenter de la dose
prescrite sous peine d’indigestion.
I Am Ghost - Lover's requiem
Epitaph / 2006
01.Crossing
the river styx 02.our friend lazarus sleeps 03.killer likes candy 04.dark
carnival of the immaculate 05.pretty people never lie, vampires never really
die 06.of masques and martyrs 07.lover’s requiem 08.we are always searching
09.the ship of pills and needed things 10.the denouement 11.this is home
13.beyond the hourglass
N’allez pas trop vite en besogne, s’il est vrai que seul un
jeune groupe d’emo en goguette peut porter un nom pareil et trouver des titres
de chansons comme Pretty People Never Lie, Vampires Never Really Die, un peu de
douceur ne fait jamais de mal et l’originalité est parfois là où on ne l’attend
pas.
Une fois passé le côté légèrement ado dépressif, il fait bon
de se rendre compte que le groupe en a dans la culotte, avec pas moins de trois
voix différentes (deux masculines/une féminine) et pas mal d’idées en stock.
Alors ok tous les clichés emos et « goths » répondent présent à
l’appel mais il serait triste de cracher sur des titres aussi bon que Of
Masques and Martyrs ou le plutôt pop Killer Likes Candy sans leur avoir donné
leur chance ! Les mélodies de guitares sont inventives et pas timides pour
un poil, elles se montrent avec vigueur sur Dark Carnival of the Immaculate ou
encore sur le tubesque Our Friend Lazarus Sleeps. Le chant est maîtrisé, les
parties s’enchaînent sans répit et avec une énergie débordante qui fait du bien
par où elle passe.
Les jeunes demoiselles en auront pour leur argent avec une bonne grosse doses
de sentiments dégoulinants que Beyond the Hourglass représente à merveille,
l’album a beau puer la chambre ado à plein nez on a du mal à ne pas se laisser
tenter par une petite écoute supplémentaire et on devient accro à ce
pop-emocore-fm sans même s’en rendre compte !
Lodt Eden - Cycle repeats
Candlelight Records – Innovative Promotion / 2007
01.seed
02.Squeeze 03.equation 999 04.forsaken last 05.time damages me 06.sandglass
07.black report 08.planetoid 09.story and reality 10.before burning to ashes
Que tiré de ce premier essai du pays du soleil levant qui se
contente d’habitude de faire passer un peu de metal dans le visual kei,
d’accueillir les groupes étrangers et de fournir de temps en temps un groupe
international ? Et bien c’est un pari en pari réussi qui nous arrive donc
aux oreilles, tant que ce n’est pas une profondeur abyssale et une recherche
accentuée de la nouveauté que vous désirez.
Effectivement, le groupe se contente ici d’appliquer la recette magique dictée
par les aînés de Trivium ou Soilwork. Point de détour hors des sentiers, on va
droit au but, on calibre le tout pour la radio et on essaie en plus de le faire
bien si possible.
C’est ainsi que l’auditeur se retrouve face à un disque
concis qui remplit bien son but sans mettre le bordel dans les conventions bien
établies. Norio fournit un chant clair/bourrin très bon, bien balancé et
ajusté ; soutenu par une section rythmique qui a les épaules solides sans
se démarquer particulièrement. Les guitares sont elles simples mais diablement
bien pensées et fournisse à la pelle des riffs du genre qui hante votre crâne
pour la journée à cause d’une écoute en allant au boulot. Tout y est,
effectivement, dans ses guitares qui savent montrer les dents et se faire
pesante quand il faut, tout en ne laissant jamais de côté les mélodies, on a au
final même le droit à une petite coupure instrumentale avec des grattes qui pleurent
bien comme il faut avant de remettre le pied à l’étrier sur le tubesque Black
Report.
Alabama Thunderpussy - Open Fire
Relapse Records – Innovative Promotion / 2007
01.the
cleansing 02.void of harmony 03..words of the dying man 04.the beggar 05.none
shall return 06.whiskey war 07.a dreamer’s fortune 08.valor 09.open fire 10.brave
the rain 11.greed
Évidemment si vous ne possédez pas de harley, l’impact est moindre, mais rien
ne vous empêche de vous pencher sur cette galette qui fleure bon les déserts
américains et le soirées alcoolisées entre mâles viriles.
The Cleansing pose ainsi le rythme et le reste des morceaux
suit sans rechigner, avec des titres comme The Beggar aux variations plus
marquées alors que le court Whiskey War se continue de débouler pour tout péter
sur son passage.
Heureusement, les bikers ne sont pas toujours synonymes de
manque de subtilité, et le démontrent tout au long d’un album aux teintes
plaisantes et aux compositions recherchées qui ne tournent jamais en rond et ne
perdent jamais de vue l’objectif premier : faire bouger les cheveux de
l’auditeur, une bière à la main de préférence, et faire passer un bon moment à
tous ceux qui jetteront une oreille sur cet album qui arrive en très bonne
position dans la discographie du groupe.