03 février 2007
Wizard - Goochan
Massacre Records - Season of Mist / 2007
Tracklist (54:25):
01.Witch Of The Enchanted Forest 02.Pale Rider 03.Call To The Dragon 04.Children Of The Night 05.Black Worms 06.Lonely In Desertland 07.Dragons Death 08.Sword Of Vengeance 09.Two Faces Of Balthasar 10.Return Of The Thunderwarriors
Bien que Wizard soit quasiment inconnu en France, la formation compte pas moins de sept albums à son actif, et ce en un peu plus d’une décennie d’existence, difficile d’être plus prolifique. « Goochan » ne viendra pas révolutionner le Power / Epic Metal cher à ces Allemands, même si certaines nouveautés sont à souligner.
En tout premier lieu, le côté épique prend désormais résolument le pas sur le Power, et c’est ainsi qu’on se retrouve dans des contrées proche de Rhapsody, dont semble s’être pas mal inspiré Wizard ; les rythmiques à ce sujet sont édifiantes. A noter également les thèmes abordés qui vont gaiement piétiner les plates-bandes transalpines qui s’étendent de la forêt enchantée aux dragons.
Le son suit également cette évolution de près, collant nettement plus au concept général. La production est bonne donnant à l’album une homogénéité satisfaisante et un rendu de puissance non négligeable.
Seule la fin du disque, à partir de « Dragons Death » est à rapprocher de albums précédents du groupe, et c’est bien là qu’il se révèle le plus efficace avec notamment le chant de Sven D'Anna très à l’aise dans toutes les situations.
« Goochan » est très abouti, il est même certainement celui de la discographie du groupe qu’il l’est le plus. Mais voila, pas la même occasion les ambiances primant sur l’énergie, et sans que le qualité d'interprétation ne puisse être remise en cause, Wizard a perdu de son identité, voire son âme.
Site officiel : http://www.legion-of-doom.de/
[06/10] Murder-One
Phazm - Concert du 21 Janvier 2007 au Klub (Paris)
Pour commencer, je voudrais juste remercier "Les acteurs de l'ombre" d'avoir pris le risque d'avoir organisé ce festival. Pourquoi ? Eh bien parce qu’il est de plus en plus rare de voir des festivals de musique underground qui permettent, comme ici, de découvrir des formations généralement inconnues. Le public étant de moins en moins aventureux et curieux, l'initiative de ce genre d'évènement n'en est que plus louable avec pas moins de cinq groupes qui nous ont été proposés de découvrir lors de ce glacial Dimanche soir de Janvier 2007.
Je ne pourrais, hélas, pas vous parler de Nôdôsa car une confusion dans les horaires m'aura fait les rater. Idem ou presque, pour les Eyes of emptiness dont je n'ai vu que deux titres. Pour faire court, ce groupe propose un thrash solide qui a eu l'air de satisfaire l'audience.
Passons donc à Folge Dem Wind, et là, on peut dire que la surprise à été la bienvenue.
C'est couvert d'une fine couche d'argile qui leur confère un look "boueux" que ce quintet a balancé à l'assistance un black/pagan des plus efficaces. Rythmiques guerrières et vocaux d'écorchés vifs sont les principaux éléments de leur musique. Les morceaux tiennent la route et l'on ne peut que se réjouir de leur musique on ne peut plus entraînante. Notons aussi que le chanteur possède un charisme vocal et scénique brillamment et totalement exploité dans le cadre du groupe.
En quarante, trop courtes, minutes les Franciliens n'ont certes pas révolutionné le genre mais nous en n'ont donné pour notre argent. Une révélation à suivre de près ! Pour sur que l'on en reparlera dans les mois à venir.
Ensuite, arrive le troisième groupe de la soirée, je veux parler de Corrosive Elements. Et là, on rentre dans un autre univers, celui du death thrash'n'roll brutal, direct et bien rentre dedans.
Les Parisiens ont donné sans compter avec un set nerveux et agressif. Que dire de plus, hormis que ce fut du bon travail et que la chanteuse Emilie donne beaucoup d'elle-même et que niveau vocal on croit deviner qu'elle a beaucoup écouté Holy Moses (franchement, y'a pire comme influences). Hormis quelques problèmes techniques, la prestation s'est avéré excellente. Musique hautement sympathique pour un groupe qui ne l'est pas moins.
Enfin, la soirée s'est brillamment finie avec le gros morceau zombifié de la soirée, le groupe de Pierrick Valence, Phazm.
Un concert de Phazm, c'est difficile à expliquer car c'est avant tout un état d'esprit à capter. C'est comme le bayou de la Nouvelle Orléans, du rock'n' roll black certes, mais nourri à une forte odeur de Jambalaya putréfié auquel vous rajouterez quelques zombies affamés.
Bref, pas mal d'entertainment (le décor "squelettique") associé à une musique solide et surtout ultra originale. En onze morceaux, plus quelques intros, le sabbat à été prononcé. Pas moins de sept extraits tirés de l'excellent "Antebellum death'n'roll", le tout joué avec une bonne humeur communicative due en grande partie au bassiste Max.
Pierrick a par contre bien assuré ses vocaux et d'excellentes parties de grattes, ce qui n'était pas gagné dans la mesure ou il avouera avoir abusé de quelques litres d'alcool.
Le groupe se produisait en power trio et je dois bien avouer que j'ai trouvé cela beaucoup plus efficace que la prestation que j'ai pu voir sur la face dvd du dernier méfait des Nancéens. Cette prestation nous aura permis d’assister à une bonne heure de black’n’roll ultra efficace qui aura comblé une assistance on ne peut plus motivée.
Pour conclure, ce fut une excellente soirée avec deux sympathiques révélations et la confirmation que Phazm est un groupe avec lequel la scène metal (et pas que la scène française) va devoir compter.
N(666)
Liens internet:
http://www.myspace.com/eyeofemptiness





