05 février 2007
Disbelief - Navigator
Massacre Records – Innovative Promotion / 2007
Tracklisting :
01.navigator
02.when silence is broken 03.the one 04.the thought product 05.between red
lines 06.it is simply there 07.falling down 08.passenger 09.selected
10.sacrifice
C’est encore sur un titre massif que s’ouvre ce Navigator,
nouvel album de ces adeptes de la lourdeur toute en subtilité. Navigator, le
morceau, est ainsi un bel exemple de ce qui attend l’auditeur lors des neuf
autres titres du disque.
La lourdeur et la lenteur s’installent ainsi avec classe dès
les premières minutes, ce qui n’empêche aucunement la mélodie de se tailler une
place de choix dans cet ensemble musical. Le chant est beaucoup mieux travaillé
que par le passé et de rares parties claires viennent s’immiscer dans des
morceaux comme The One. Discrètes, elles n’en sont pas pour autant inutiles
puisqu’elles aident à poser ces ambiances plombantes et tristes si
intéressantes. Leur utilisation est faite avec parcimonie et s’adapte sans
problème au travail instrumental réalisé en amont.
Les mélodies se font ainsi toujours présentes malgré
l’ambiance générale, les guitares réalisant en majorité un très bon travail. La
section rythmique est elle beaucoup plus discrète et ce n’est que sur des
morceaux comme It Is Simply There que la batterie arrive à s’imposer comme un
élément indispensable des compositions, se contentant sinon trop souvent de
soutenir discrètement le travail des guitaristes sans vraiment aller chercher
trop loin.
Ce mix intéressant entre lourdeur et mélodies permet ainsi
d’écouter l’ensemble de l’album avec plaisir et sans lassitude. Les morceaux
s’enchaînent avec fluidité et de rares petits effets bien sentis viennent
ajouter juste ce qu’il faut d’ambiance pour relever un peu les morceaux et leur
faire gagner en tempérament. Un bon album donc, pour les fans, mais aussi pour
découvrir Disbelief avec plaisir.
Necrogunslinger [07.5/10]
I Killed The Prom Queen - Music for the recently deceased
Stomp Records – Innovative Promotion / 2007
Tracklisting :
01.sharks
in your mouth 02.say goodbye 03.€666 04.your shirt would look better with a
columbian neck-tie 05.the deepest sleep 06.bet it all on black 07.headfirst
from a hangman’s noose 08.sleeplesss nights and city lights 09.slain upon my
faithful sword 10.like nails to a casket 11.there will be no violins when you
die
S’il y a bien une chose qui est vite mise au point dans le
metalcore des australiens de I Killed The Prom Queen (un nom intrigant, au
passage), c’est que l’inspirations des parties de chants agressives vient de
tout sauf du hardcore. C’est bel et bien du bon death que l’on retrouve là. Les
parties claires du bassiste Jona Weinhofen savent elles se faire discrètes et
ne sont utilisées que de temps en temps pour relever un refrain ou deux,
exception faite du titre Slain Upon My Faithful Sword qui les voit prendre les
devants avec beaucoup plus d’entrain.
Les guitares tirent quand à elle les mélodies vers le haut
en permanence, même si l’innovation n’est pas toujours au rendez-vous, laissant
quelques rares leads se perdre dans la banalité.
L’ensemble constitué des deux premiers titres, Sharks In
Your Mouth et Say Goodbye, représente parfaitement ce qui se prépare sur le
reste de ce second album. Le premier titre plus bourrin et rythmé laissant
ensuite place à un second titre sous forme de single en puissance.
Reste à préciser que la production n’est malheureusement pas entièrement
satisfaisante, même si elle reste tout de même loin d’être mauvaise, mais un
mix plus réussi aurait sans aucun doute beaucoup mieux rendu justice à ces cinq
jeunes australiens. Car c’est du metalcore de haut niveau que nous délivre ici
le groupe, peut être pas très novateur mais diablement bien foutu. Quelques
petites erreurs restent donc encore à rectifier, avant d’atteindre les sommets
tant convoités.
Necrogunslinger [07,5/10]
The Devil Wears Prada - Dear love, a beautiful discord
Rise Records – Innovative Promotion / 2007
Tracklisting :
01.the
ascent 02.gauntlet of solitude 03.dogs can grow beards all over 04.and the
sentence trails off… 05.rosemary had an accident 06.redemption 07.swords,
dragons and diet coke 08.who speaks spanish, colon quesadilla 09.texas is south
10.modeify the pronunciation 11.salvation
Dans la série des groupes
je-joue-le-style-que-vous-voulez-tant-qu’il-y-a-core-au-bout, voici The Devils
Wears Prada. Une fois gratter un peu les couches supérieures ;
c’est-à-dire une bien jolie pochette (quoi qu’un peu typique), des titres
fendards assez habituels dans la jeune scène hardcore, et des paroles
complètement kitsch sans aucun rapport avec les titres cités précédemment (je
suis ado, tout est sombre et la vie, ben c’est dur…) ; on se retrouve face
à une musique assez déroutante.
Alors ok en réfléchissant un peu on retrouve les influences metalcore,
hardcore, emo, death et autres qu’on a pris l’habitude de retrouver dans un peu
tous les disques de ce genre. Mais le mélange se fait ici indigeste dans la
plupart des cas. Des effets sont utilisés de façon complètement aberrantes et
viennent foutre le bordel dans les mélodies sur des titres comme Gauntlet of
Solitude, les leads de gratte ont parfois de petits éclairs de génie mais ont
beaucoup trop tendance à se barrer dans tous les sens, et la voix est beaucoup
trop dissipée pour être vraiment intéressante. On retrouve ainsi des parties
claires un peu partout, sans réelle cohésion. Les voix agressives étant elles
tellement perdues dans de nombreuses influences que le tout devient quelque peu
indigeste, comme le représente si bien Modeify The Pronunciation.
Des titres comme Dogs Can Grow Beards All Over arrivent tout de même à remonter
le niveau, ce dernier faisant d’ailleurs effet single sur le disque, mais
l’ensemble reste vraiment trop bordélique pour arriver à tenir le niveau des
nombreuses productions de haute volée actuelles.
Necrogunslinger [04.5/10]
Legion Of The Damned - Janvier 2007
Après un premier album qui nous avait tous laissé sur le
cul, Legion of the Damned va carrément nous enterrer avec ce second essai…
Maurice, le chanteur du groupe, répond rapidement à quelques-unes de nos
questions.
Metalchroniques – Le premier album de Legion of the Damned a
rencontré un vrai succès à travers l’Europe, à quoi ressemble votre vie depuis
sa sortie ?
Maurice – Nos vies ? Simplement bien remplies, mais
vraiment à fond ! Sinon on essaie de rester cool et de profiter du moment…
- La première chose qu’on peut remarquer sur cet album est
l’ajout de maturité dans votre musique. Peut-on expliquer cela par les
expériences live que vous avez accumuler ?
- Je pense… Nous faisons cette musique depuis pas mal de temps
maintenant et c’est clair que l’expérience est quelque chose de très
important !
- Votre son a évolué, et les effets sont plus présents que
jamais tout en n’entrant jamais dans l’abus. Êtes vous totalement satisfaits
par ce son ou faut-il encore s’attendre à le voir évoluer dans le futur ?
- Nous sommes totalement satisfaits par ce son et c’est pour ça que nous sommes de retour
chez Andy Classen encore une fois ! C’est puissant et agressif !
- La composition de ce nouvel album a du être très différente
de celle du précédent. C’était comment ?
- Pas vraiment, c’était juste comme tous les autres albums
que nous avons fait, dans une bonne ambiance, une atmosphère calme. On est pas
du genre à être stressés ou à être sous pression. La composition et l’enregistrement
se sont passés comme d’habitude sauf que ce coup-ci nous avons aussi du faire
beaucoup de festivals !
- Votre son est riche mais sonne aussi très live…
- Si tu veux dire par là que nous sonnons aussi bien en live
que sur album ça me fait plaisir ! On a pas trop envie que ça sonne
différemment !
- De quels sujets est-ce que vous parlez sur cet
album ?
- La mort, le suicide, des sujets normaux quoi !
- Après une année tellement axée sur le live, qu’est-ce que
vous avez déjà prévu pour 2007 ?
- On fera déjà une tournée avec Kreator et Celtic Frost en
mars, pour commencer l’année ! On passera donc en France, sauf à Bordeaux
où il n’y aura que les têtes d’affiche…
- Merci d’avoir pris un peu de temps pour répondre à ces
questions… Un dernier mot pour les fans ?
- Tenez vous prêts à découvrir Sons of the Jackal !!!
Jesus on Extasy - Holy Beauty
Drakkar Entertainment – Innovative Promotion / 2007
Tracklisting :
01.assassinate
me 02.nuclear bitch 03.drowning 04.neochrome 05.2nd skin 06.alone
07.puppet 08.holy beauty 09.nowhere girl 10.reach out
Attention, sortez les newrocks et le vinyle, la nouvelle
sensation goth est arrivée ! Trente secondes écoulées et Assassinate Me
s’impose déjà comme une nouvelle référence des dancefloors fantomatiques.
Avec une voix qui ne peut refuser l’influence du Révérend
Manson, un phrasé et une vison de la mélodie bien particulière, des effets tout
partout pour bien balancer entre le glauque et l’electro, des basses qui font
bien connaître leur présence… Les ingrédients sont tous présents pour pousser
Holy Beauty vers un petit succès sur les platines les plus goths…
Avec Assassinate Me qui se pose comme l’archétype du single
, il reste encore un vaste paysage musical à explorer et personne ne peut
vraiment sortir du disque (à condition de ne pas avoir arrêter de lire cette
chronique à la vue du mot goth). Neochrome fait péter la mélodie et l’énergie
dans tous les sens. 2nd Skin ne manque pas d’adrénaline, Puppet sort
le registre calme et sobre alors que Holy Beauty joue à fond la carte des
effets déroutants et de la boîte à rythme en laissant un peu la mélodie de côté
pour mieux mettre le chant en avant.
Une chose est certaine, ce n’est pas le génie instrumental
qu’on recherche ici, vous qui passez cette porte, abandonnez tout solo… Mais
c’est bien l’efficacité qu’on recherche à tout prix, et si le disque ne fait
pas encore figure de chef d’œuvre, il est clair que le groupe connaît bien ses
classiques et arrive à séduire sans problème, balançant dans tous les sens des
titres simples mais enivrants, directs et classieux.
Un disque plaisant, qui ne convient peut-être pas à toutes
les occasions, mais qui saura se faire indispensable pendant certaines soirées…
Necrogunslinger [07/10]