Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

13 janvier 2007

Sinner - Mask of Sanity

Sinner_Cover_FinalMTM - Underclass / 2007
Tracklist (50:07) :

01.The Other Side 02.Diary Of Evil 03.Badlands 04.Black 05.Thunder Roar 06.The Sign
07.Revenge 08.Under The Gun 09.Can't Stand The Heat 10.No Return 11.Last Man Standing

Sinner, malgré le statut de son leader au sein de l’entreprise Nuclear Blast, a fait partie en 2006 de la charrette des groupes de Heavy conduits par le label à l’échafaud. Le chanteur / bassiste, qui oeuvre également dans Primal Fear, a trouvé refuge chez ses compatriotes de MTM, et poursuit ainsi l’aventure commencée il y a plus de vingt années.

Le line-up a à nouveau subi quelques retouches avec l’intégration définitive du batteur Klaus Sperling, un ancien Primal Fear qui avait déjà joué live avec Sinner, notamment en tournée et lors de festivals.

Le précédent album du groupe (« Execution ») avait surpris, la formation atteignant une puissance inédite la concernant, Sinner ayant plus l'habitude d'aborder la chose d’un côté Heavy Soft, voire par moment FM. Avec « Mask of Sanity », le groupe opère un retour à son classicisme, mais le talent de compositeur de Matt Sinner reste intact. En effet, cet album recèle une quantité de chansons accrocheuses incroyable, et même les ballades, qui se rapprochent plus de ce que fait Primal Fear dans ce genre d’entreprise, passent bien.

La production, assurée par Matt Sinner lui-même, est excellente, rendant parfaitement justice à tous les instruments et notamment au chant particulièrement limpide. Par ailleurs, on ne peut que se délecter du jeu de guitare de Tom Naumann, assassin en rythmique et excellent pour pondre des solos mélodiques à souhait, dans plus pure tradition Métallique Allemande.

Andy B. Fransk (Brainstorm), Ralf Scheepers (Primal Fear) et Martin Grimm (Mystic Prophecy) apparaissent en tant qu’invités sur ce disque, certes pas révolutionnaire, mais varié et des plus agréables. Pour avoir vu Sinner sur scène, je peux vous assurer que le groupe vaut le détour, dommage qu’il se fasse si rare en nos terres…

Nota : L’édition limitée contiendra la reprise de Thin Lizzy « Baby Please Don't Go » et le video clip «  Diary Of Evil ».

Site officiel : http://www.matsinner.de/

Myspace officiel : http://www.myspace.com/matsinner1

[07/10] Murder-One

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Quelques conerts

FLYER_210107_web  Flyer_klub_14jan2007_web   4_fev

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Twisted Sister - A Twisted Christmas

TwistedDemolition - Season Of Mist / 2006
Tracklist (41:47) :

01. Have yourself a merry little Christmas 02. Oh come all ye faithful 03. White Christmas 04. I'll be home for Christmas 05. Silver bells 06. I saw mommy kissing Santa Claus 07. Let it snow 08. Deck the halls 09. The Christmas song 10. Heavy metal Christmas 11. Merry Christmas 12. White Christmas

Il y a des moments ça n’est pas évident d’être fan d’un groupe… Je m’explique : Twisted Sister c’est reformé il y a maintenant quelques années, et le groupe était parti sur les bases de faire des tournées et de ne pas faire de nouvel album, n’étant pas persuadé qu’il arriverait à proposer du bon matériel. Etant client de ce genre de nostalgie, cette démarche n’avait rien pour me choquer, préférant ne rien avoir de neuf à me glisser dans les conduits auditifs plutôt que de m’envoyer quelque chose d’indigne. Et puis voilai qu’un beau jour les sœurs tordues indiquent qu’elles vont commercialiser une compilation de chants de Noëls… Je pensais que ça allait faire mal… et bien c’est encore pire !

Je ne vais pas en écrire des pages, que ce soit l’intro sensée être drôle, en passant par le clins d’oeils appuyés sur les meilleures composition du groupe (« SMF », « We're Not Gonna Take It », etc…) ou les riffs usés jusqu’à la corde, rien ne vient jamais éveillé le moindre intérêt. Ce ne sont pas non plus les guests Doro (inaudible, à se demander si elle est bien là !) ou Lita Ford qui viendront éviter le naufrage. Au mieux quelques soli valent le détour, mais la production est tellement mauvaise (eh les gars, c’est une démo votre blague ?) que l’on a du mal à les apprécier. En plus les reprises elles-mêmes ne sont pas géniales et le chant de Dee Snider est lointain.

Il est très difficile d’aller au bout de ce disque, en définitive tout pourri, et d’atteindre ce douzième morceau qui est en fait un faux bonus, où les membres du groupe crient qu’ils nous souhaitent un Twisted Christmas. Quand on pense que Jay-Jay French (guitare) a dit que des ventes de « A Twisted Christmas » dépendait l’avenir discographique du groupe, on peut légitimement se dire que ce dernier est plus qu’hypothétique.

Putain presque vingt ans d’attente depuis le dernier album studio de Twisted Sister pour ça… Y-a des Noëls vraiment pourris… Je n’ai pas du être sage, je ne vois pas d’autre explication…

Site officiel : http://www.twistedsister.com

[01/10] Murder-One

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Grave Digger - Liberty Or Death

GRAVEDIGGER_CoverLocomotive Records - Underclass / 2007
Tracklist (56:40) :

01. Liberty or Death 02. Ocean of Blood 03. Highland Tears 04. The Terrible One 05. Until the last King died 06. March of the Innocent 07. Silent Revolution 08. Shadowland 09. Forecourt to Hell 10. Massada

Il y a quelques mois, Grave Digger inaugurait son nouveau contrat avec Locomotive Records en sortant le maxi-CD « Yesterday ». Dessus figurait un inédit de qualité, qui dans la plus pure tradition du groupe attisait l’attention quand à ce que serait ce nouvel album des Allemands.

« Liberty Or Death », dont la pochette est sublime, se rapproche à nouveau du concept album, Chris Boltendahl (chant) et les siens se concentrant cette fois sur des histoires liées aux guerres et à la paix.

Globalement cet album, à la production exemplaire, reprend la direction confirmée avec le précédent opus du groupe « The Last Supper » , c'est-à-dire un ralentissement des rythmes et un côté ambiance plus affirmé. Mais entendons nous bien, point de soupe ou de sous-Heavy ici ! Nous avons toujours affaire à du bon gros Grave Digger des familles, mais désormais, les Allemands semblent attacher plus de soin à leurs compositions, donnant à l’ensemble de l’œuvre plus de cohésion.

Le chant ne faiblit pas avec le poids des ans, conservant son inimitable timbre rocailleux. Les soli de Manni SCHMIDT sont également très réussis, jouant comme il faut sur les ambiances, permettant ainsi à ce « Liberty Or Death » de rester dans l’esprit général, en un mot : le concept.

De ce fait il semble bien délicat de dégager tel ou tel morceau de cet album, et si je devais me lancer dans ce genre d’exercice, il me faudrait détailler chaque titre.

2007 n’aura pas la peau de Grave Digger, et même si quelques fans de la première heure peuvent être déroutés par l’approche plus nuancée du groupe, ils seront écrasés par le côté massif de ce disque.

Nota : l’édition limitée digipack contiendra le bonus « Ship of Hope ».

Site officiel : http://www.grave-digger.de/

[07,5/10] Murder-One

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Armageddon Over Wacken 2005 - Rain or Shine

wackenArmageddon Music - Underclass / 2006
Tracklist (285') :

DVD 1 :
01.Intro 02.Nogge - Wacken Song 03.Mambo Kurt - You´ll Never Walk Alone 04.Candlemass - At the Gallows End 05.Candlemass - Born In A Tank 06.Hatesphere - The Sickness Within (+Interview) 07.Hatesphere - Hate 08.Morgana Lefay - Maleficium 09.Suffocation - Pierced From Within 10.Marduk - Throne Of Rats 11.Axel Rudi Pell - The Masquerade Ball 12.Axel Rudi Pell - strong As A Rock 13.Illdisposed - Now We´re History 14.Dissection - Xeper I Set 15.Obituary - Slowly We Rot 16.Metal Church - Gods Of Wrath 17.Mucc - Rojiura Boku To Kimi E 18.Cataract - Forsaken Cries 19.Noise Forest - Cramp 20.Gorilla Monsoon - Night Of The Wolverine 21.Overkill - In Union We Stand 22.Holy Moses - Hate Is Just A 4 Letter Word 23.Holy Moses - Too Drunk To Fuck 24.Eisregen – Elektrohexe 25.Edguy - King Of Fools 26.Emkay - Dislike You 27.Stratovarius - Black Diamond 28.Samael - On Earth 29.Apocalyptica - Hall Of The Mountain King 30.Kreator - Violent Revolution 31.Kreator - Suicide Terrorist 32.Sputniks - Ace Of Spades (feat. Onkel Tom) 33.Onkel Tom - Trinkermedley 34.Doomfoxx - Piece Of Me 35.Accept - Best Of Medley (Metal Heart / London Leather Boys / Princess Of The Dawn / Balls To The Wall) 36.Corvus Corax - Rustica Puella

DVD 2 :
01.Overkill - Old School 02.Metal Church - Beyond The Black 03.Morgana Lefay - In The Court Of The Crimson King 04.Obituary - Stand Alone 05.Count Raven - Let The Dead Bury The Dead 06.Equilibrium - Unter Der Eiche 07.Gorefest - Erase 08.Samael - Reign Of Light 09.Doomfoxx - My Beautiful Friends 10.Reckless Tide - Equality 11.Reckless Tide - Self Destruct 12.Sinners Bleed - Deamon 13.Gorilla Monsoon - Codein Commander 14.Noise Forest - State Control 15.Hatedrive - Amen 16.Hatedrive - Population: 0 17.Agonizer - Say Love 18.Contradiction - Break The Oath 19.Contradiction - The Voice Of Hatred 20.Regicide - Behind His Eyes 21.Mucc - Gento Sanka 22.Vanguard - Asylum 23.Vanguard - Amoricide

Voici donc la livraison annuelle témoignant du plus grand festival Métal au monde : le Wacken Open Air. Ce DVD (qui revisite donc l’édition qui s’est tenue en 2005) a été judicieusement sous-titré de la devise du festival « Rain or shine » avec la deuxième partie du slogan rayée, car cette année là les intempéries se sont déchaînées, avec des précipitations records qui resteront longtemps gravées dans la tête des festivaliers.

Comme pour les précédents volumes de la série, nous avons droit à deux disques qui s’articulent autour de morceaux live, entrecoupés de témoignages divers (organisateurs, ministre de l’intérieur, etc…) et d’images de fans toujours aussi présents.

Le son des live est toujours irréprochable, on approche désormais de la perfection dans ce domaine, mais que dire des images plus que médiocres. Pour ceux qui possèdent déjà la réédition d’ « Enemy Of God » de Kreator, elles sont du même tonneau. Je m’explique pour les autres, elles sont pleine de grain (comprenez des tonnes de petites particules comme sur les photos sous-exposées d’antan) avec des couleurs saturées ignobles. Choix artistique douteux ? Nécessité en raison des conditions climatiques difficiles ? Mystère, toujours est-il que c’est horrible et que ça gâche bien le plaisir.

De là a dire que ce DVD est le moins réussie de ces morceaux d’histoire Wackenienne, il n’y a qu’un pas, que je franchis sans hésitation. Dommage car l’affiche était belle et variée et un effort avait été apporté au niveau des sous-titres (en Anglais)…

See you next year…

Site officiel : www.wacken.de

[04,5/10] Murder-One

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10 janvier 2007

PAUL DI’ANNO + EVERSINCE - Dimanche 14 janvier 2007 - 18h30 - Loco - Paris :

Dianno

Pour ceux qui veulent du Maiden qui dépote, rendez-vous à la Loco ce dimanche !

Vous y retrouverez le mythique chanteur qui interprêtera bon nombres de classiques de la vierge de fer. Ne vous laissez pas influencer par certaines chroniques lues dans la presse, forgez-vous votre propre opinion car je peux vous l'assurer pour l'avoir vu trois fois live en 2006 : Di'anno en concert c'est une tuerie !

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09 janvier 2007

ADX - Paris - la Loco - 07.01.2006 :

Taux de remplissage : 450
Son : Puissant mais variable -  Très bon pour ADX
Lights : Ceux de la loco (faible de face et puissants derrière)
Ambiance : Fan / Déchaînée
Moment fort : « l’Ordre Sacré », « Notre Dame de Paris » (deuxième rappel) & « Les Enfants de l’Ombre »

Setlist ADX :
- Intro 1
- Les Enfants de l'Ombre
- Notre Dame de Paris
- Le Jugement de Salem
- Résistance
- L'Etranger
- Marquis du Mal
- Suprématie
- L'Ordre Sacré
- Divisions Blindées
- De l'Autre Côté
- Déesse du Crime
-=-=- Rappel 1 -=-=-
- Intro 2
- Résurrection
- Brocéliande
- Caligula
-=-=- Rappel 2 -=-=-
- Notre Dame de Paris

Premier gros évènement musical de l’année, ce concert d’ADX et d’une flopée d’autres groupes oeuvrant dans des styles variés a tout d’un festival. ADX profite de ce premier concert sur les planches parisiennes depuis sa reformation pour également célébrer ses vingt-cinq ans de carrière.

Pour des raisons de timing je manque quasiment toute la prestation de The Outburst, mais vu les échos qui me sont parvenus, ils semblent avoir rencontré un certain succès, même si à mon arrivée pas mal de monde était resté au niveau du bar de la Loco.


Fred (Maladaptive)

Maladaptive délivre un set énergique. Fred est impressionnant au chant et à la guitare. Quand on le connaît évoluant au poste de bassiste dans Dragonforce on se dit que l’homme est particulièrement talentueux. Le groupe est carré, la musique bien plus extrême que celle pratiquée dans le groupe précité et seul un petit manque de cohésion entre les musiciens et un sont brouillon en façade seront à déplorer. Si un seul mot devait résumer le show donné par Maladaptive ça serait efficacité.


Sarx (Horresco Referens)

C’est ensuite au tour d’Horresco Referens d’investir la scène. Encore un pas de plus vers l’extrême. Rash (guitare / chant) se dira par la suite en petite forme, mais la formation assurera un set carré. On voit que le groupe bosse énormément et ça paye ! Le son est bon, l’énergie est là, et le public ne s’y trompe pas.

Falkirk sera la déception de la soirée, les défauts relevés lors de la chronique du dernier album étant également de la partie en live. Déjà les conditions sonores n’aident pas, mais plus grave, le chant de Stéphane est bien en dessous de ce que l’on était en droit d’attendre dans ce style. Les compos se révèlent bateau et le public ne sera réveillé que lors du sympathique medley Maiden qui verra s’enchainer « Murders In The Rue Morgue », « Alexander The Great », « Seventh Son Of A Seventh Son » et « Aces High ». Y-a encore du boulot…

Carnival In Coal massera une grande partie d'un public, désormais conséquent, devant la scène. On y retrouve ainsi des fans et aussi beaucoup de curieux qui tentent de décrypter cette musique alambiquée bien barrée, dans le style Fantomas. Ca joue bien, et même si le son n’est toujours pas génial, les amateurs apprécient.


Misanthrope

Premier gros morceau de la soirée : Misanthrope ! Le groupe joue en terrain conquis et S.A.S De L'Argilière tient tout son petit monde au creux de sa main. Cinquante minutes de shows efficace qui laissera uniquement un goût de trop peu aux fans.

Phil (ADX) ADX & Patrick Rondat

C’est au tour du clou de la soirée, et c’est avec un peu d’appréhension que nous attendons de voir ce que va donner cette formation 2007 d’ADX… Une courte intro et le groupe attaque d’emblée avec le classique « Les Enfants de l’Ombre » permettant d’être immédiatement rassuré : ADX est très en forme et les deux petit nouveaux (!) B.Y. (guitare) et Klod (basse) semblent faire partie du groupe depuis des lustres. Phil chante bien et pousse dans les aigus malgré le rythme hyper speedés des interprétations. Les classiques s’enchaînent et le public est déchaîné, ne cessant d’acclamer et d’encourager les revenants. Ca fait vraiment du bien de voir sur scène des musiciens heureux de jouer, ça nous change de tous ces combos blasés à la grosse tête. Pour fêter dignement un anniversaire, il faut des cadeaux. Tout d’abord au niveau des invités, ADX sera rejoint sur scène simultanément par Arno de Carnival In Coal et par le radieux Patrick Rondat. Le groupe nous livrera ensuite l’inédit « Divisions Blindées », un titre dans la plus pure tradition ADX au refrain entêtant que le public n’arrêtait plus de chanter pendant les courts interludes. Alors qu’on a le sentiment que le concert vient de débuter, le groupe s’éclipse. L’air de rien le concert a déjà commencé depuis une heure dix et est passé à la vitesse de l’éclair. Nouvelle petite intro et ça repart de plus belle pour s’achever en apothéose avec « Brocéliande » et « Caligula ». Le champagne sera offert aux premiers rangs, et le groupe tellement heureux de l’accueil qui lui a été réservé, achèvera son set en jouant une seconde fois « Notre Dame de Paris ». Un excellent concert, bourré d’énergie ou les anciens on largement tenu la baraque. En effet Dog (batterie) semble frapper de plus en plus fort et ne ralentit jamais la cadence, Bethov a assuré ses parties avec brio sans jamais effacer le large sourire qui lui barrait le visage alors que Phil, malgré quelques difficultés sur les passages les plus ardus (« Déesse du Crime ») a prouvé qu’il demeurait un chanteur d’exception. Le Hard Français a encore de beaux restes, vivement la prochaine !

Bethov (ADX) & Patrick Rondat Dog (ADX)

Murder-One

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Solitude Aeturnus - Alone (Massacre Records/Season Of Mist (2006)

Solitude
Tracklist (60:34) : 1. Scent Of Death 2. Waiting For The Light 3. Blessed By The Dead 4. Sightless 5. Upon Within 6. Burning 7. Is There 8. Tomorrow's Dead 9. Essence Of Black

Le fait que “Scent Of Death”, premier morceau de Alone, nouveau disque des texans de Solitude Aeturnus rappelle immédiatement le tout premier album du groupe 'Into the Depth Of Sorrow”, sorti il y a déjà quinze ans, explique notre amour pour ce groupe. Depuis le début de sa carrière, Solitude Aeturnus suit son propre chemin, peu importe les changements de line-up, les modes la modernité et toutes ces futilités. Quand les bonnes compos sont là, la qualité est forcément au rendez-vous. Les bonnes compos sont encore de mise en 2006. Alone est un album de doom mélodique, presque heavy. En fait, on devrait plus parler de Heavy Metal lent. Rien à voir avec le doom à la mode en scandinavie. Le chant de Robert Lowe est toujours aussi magistral, et même plus mature, il donne carrément des frissons sur “Scent Of Death”, avec ses mélodies arabisantes. Ce chanteur est une merveille complètement sous-estimée. Les riffs sont lents, mélodiques, tout en étant puissants et entraînants. Solitude Aeturnus joue sur la variation de tempos, ce qui élimine directement le problème de la monotonie quasi inhérente au doom. Le départ en trombe de “Waiting For The Light” après le lent et contemplatif “Blessed By The Dead” ne manquera pas de faire son effet et il en est de même pour chaque chanson. Solitude fait du Solitude et une fois de plus Alone est prenant, entraînant, classieux et largement au-dessus de la masse. La longeur des chansons est une force et les différentes ambiances distillées par la force des riffs et du chant sont d'une pureté remarquable.
Les amateurs se jetteront sur Alone et les novices ne doivent sûrement pas être découragés par leur retard de quinze ans. Comme on vous le disait, commencer par Alone ou par les deux premiers albums du groupe (réédités ces jours même) mène au même point : la découverte d'un groupe unique et magistral.

Yath [9/10]

Solitude Aeturnus

Posté par yath à 21:18 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Norma Jean - Redeemer (Century Media - 2006)

NJTracklist (41:46) : 1. A Grand Scene For A Color Film 2. Blueprints For Future Horns 3. A Small spark Vs A Great Forest 4. A Temperamental Widoer 5. The End Of All Things Will Be Televised 6. Songs Sound Much Sader 7. The Longest Lasting Statement 8. Amnesty Please 9. Like Swimming Circles 10. Cemetary Like Stage 11. No Passenger : No Parasite

Alors là, stop. Par pitié, arrêtez, on vous en supplie ! Norma Jean fait du “Screamcore”. Et si ce groupe paye pour tout le monde, tant pis. Toute cette nouvelle scène de groupes machin-core, torturés et très “vénères” semble avoir oublié que la musique est faite pour être écoutée. C'est sûr, quand ça permet de purger et d'exorciser les démons, ça peut être encore plus poignant. Mais le summum est ici atteint. L'écoute de Redeemer est douloureuse. Pas douloureuse dans le sens où elle dégage beaucoup trop d'émotions, non. Douloureuse pour les oreilles, pour le cerveau. C'est ultra dense, ça part dans tous les sens, le chanteur crache ces tripes en permanence et ça vous prend à la gorge dès les premières secondes de “A Grand Scene for a Color Film”. C'est une qualité, mais là, on sature, ça n'a ni queue ni tête, c'est douloureux pour être douloureux en somme. Alors, bien sûr, on peut reconnaître des qualités à Redeemer, ne serait-ce que le son quasi parfait concocté par Ross Robinson. Réussir à sortir un son cristallin et précis de ce bouilli est un exploit. Les riffs sont tordus mais ingénieux, parfois même puissants (“The End Of all Things Will Be Televised”), mais en partant dans tous les sens, sans jamais développer leurs idées, les Norma Jean massacrent leurs bonnes intensions.
On est certainement dur avec le groupe. Finalement, les zicos sont ultra performants. Le batteur réussit l'exploit de suivre l'hystérie collective sans faire n'importe quoi et le chanteur Cory Brandan hurle et chante en voix parfaitement claire. Mieux que plein d'autres chanteurs. Seulement voilà, on peut dire ce qu'on veut, Redeemer, on n'arrive pas à l'écouter, ni à avoir des émotions, ni à rentrer dedans. Trop dense, trop hystérique, trop bruitiste et probablement trop égoiste. Messieurs, il est temps d'écrire des chansons !

Yath [3/10]

Norma Jean

Posté par yath à 21:13 - Chroniques d'albums - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Interview de Wastefall (décembre 2006)

Wastefall ne perd pas de temps. Même si les membres du groupe ont une moyenne d'âge de 24 ans tout juste, les grecques en sont déjà à leur troisième album. Self Exile est d'ailleurs le premier distribué en France. Ce n'est pas trop tôt ! Même si l'influence de Pain Of Salvation est encore sensible sur cet album, Alex Katsiyannis (guitare) n'en reste pas moins fier. Qui, de toute manière, n'est influencé par personne? Et pourquoi se priver de l'écoute d'un album aussi touchant et puissant que Self Exile?

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Metalchroniques : Peu de gens conaisent Wastefall en France, et Self Exile est tout de même votre troisième album, peux-tu rapidement présenté le groupe?
Alex : J'ai formé Wastefall avec Domenik (chant). On jouait dans un groupe qui s'appelait Dead Man's Tail. On a quitté ce groupe pour faire quelque chose de plus personnel. On a rapidement composé quelques chansons, et on a recruté des musiciens. Et en juin 2003, on a sorti notre premier album, « Falling Stars and Rising Scars » (sur Sleazy Rides Recs, NDLR), avec quelques concerts à la clé. Et comme on n'arrête jamais de composer, l'année suivante, on a sorti notre second album, Soulrain (même label) et on a eu de très bons retours. Ce qui nous a permis de tourner en première partie de Pain Of Salvation et même de faire la première partie de Black Sabbath sur un festival en Grèce. Et c'est à ce moment-là que le line-up actuel du groupe s'est dessiné, avec moi-même et Domenik, Christos aux claviers, Nick à la basse et Kostis derrière les fûts. Et on a recommencé à composer pour notre album Self Exile. On a signé avec Replica pour l'Europe, Sensory pour les Etats-Unis. L'album a été mixé par Tommy Hansen. Pour l'instant on n'a que de bons retours pour l'album, donc on peut dire que tout se passe très bien ! C'est notre premier album à être distribué en dehors de la Grèce, c'est pour ça que tu n'avais pas encore entendu parlé de nous !

Metalchroniques : Tout semble être allé très vite pour Wastefall. Est-il facile en Grèce de monter un groupe, d'enregistrer et de sortir des albums?
Alex : Non, pas tellement. Il y a beaucoup de talents, et beacoup de fans, mais il manque tout le côté management, labels, organisation etc...C'est assez dur en fait, de former un groupe sérieux. On s'est débrouillé seul et on a bossé dur. C'est aussi parce qu'on croit beaucoup en nous. Bon, internet nous a aussi aidé. Ça n'était pas moins difficile...

Metalchroniques : Quand vous avez formé Wastefall, aviez-vous une idée précise du metal que vous vouliez pratiquez? Le metal prog très complexe de Wastefall était-il en quelque sorte un but dès la formation du groupe?
Alex : Pas vraiment. On voulait juste faire du metal ! Quand on a composé, ce type de metal est sorti tout seul. On aime plein de groupes différents, sans avoir d'ordre de préférence précis. On n'aime pas trop les barrières, donc on a tout mélangé, ce qui nous vaut l'étiquette prog-metal, qui me convient tout à fait.

 

Metalchroniques : Sur Self Exile, il y a beaucoup d'élements originaux, chants féminins, violons et autres instruments, comment organisez-vous tout cela? Ce sont des arrangements qui naissent pendant les répèts ou est-ce un membre spécifique qui s'en charge à la fin, en studio?
Alex : Domenik et moi-même composons la base et la structure des chansons, ensuite, on refile ça aux autres membres du groupe et ils y ajoutent ce qu'ils veulent. Pour ce qui est du chant, il faut savoir que c'est la dernière étape de la composition. On crée les mélodies vocales avec Domenik et les chants féminins, c'est Domenik seul qui s'en charge. Il s'y connait en orchestrations car il a étudié la musique classique, on le laise donc se charger de cet aspect.

Metalchroniques : En parlant de vocaux, y a-t-il un concept derrière les paroles de Self Exile?
Alex : Non. C'est notre premier album sans concept. Mais les chansons ont tout de même un sujet commun. Ça parle de découverte de soi, c'est donc un sujet assez profond et ésotérique. Ça parle de relations, ça renvoie à des concepts philosophiques (Kant, Hegel). D'autres chansons comme « Dance Of Descent » qui parle d'anciens rituels grecques. C'est donc finalement assez varié de ce point de vue là.

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Metalchroniques : Où se situe la progression de Self Exile par rapport à Soulrain, votre précédent opus, qui a lui aussi été bien reçu? Au moins par ceux qui ont pu se le procurer...
Alex (rires) : C'est tout à fait ça! C'est juste une progression naturelle. On a essayé de ne pas ressortir le même album. On s'est appliqué à composer de bonnes chansons avant tout et on a l'impression qu'on a gagné en maturation. On fait de la musique tous les jours et naturellement, on progresse.

Metalchroniques : A chaque fois qu'un nouveau groupe débarque, il est facilement catalogué. Et quand on pense aux influences de Wastefall, on ne peut s'empêcher de penser à Pain Of Salvation. C'est certainement dû au chant et à la manière d'utiliser la guitare acoustique...
Alex : Ecoute, Pain Of Salvation est un de nos groupes favoris, c'est clair, c'est une influence, avec d'autres groupes. Le truc c'est que Domenik a une voix qui ressemble à celle de D.Gindelöw (Pain Of Salvation) tout en étant plus puissante et rauque. On se démarque aussi de Pain Of Salvation en incluant des riffs plus heavy et puissants, inspirés du power metal. Mais c'est sûr, on est influencé par des groupes qu'on admire et ça se ressent dans notre musique. Il n'y a pas que Pain Of Salvation, mais peu à peu on se crée notre univers et cette influence va se ressentir de moins en moins.

 

Metalchroniques : Justement, il n'y a pas que Pain Of Salvation, dans vos passages heavy : on pense aussi à Nevermore et Evergrey ! Et votre chanteur est assez incroyable parce que même s'il rappelle D.Gindelöw, quand il part dans des cris puissants, on pense à Geoff Tate (Queensrÿche) et à Tom Englund (Evergrey) !
Alex : Ouais, c'est vrai, il est assez incroyable. C'est un miracle qu'on ait trouvé un chanteur pareil en Grèce, car comme tu l'entends, j'ai une voix très grave et assez nase, comme la plupart des grecques (rires) ! C'est une très grande force pour un groupe de metal d'avoir un si bon chanteur.

Metalchroniques : En live, les groupes de prog sont souvent obligés de faire un choix. Tout miser sur les chansons puissantes, ou s'appliquer à reproduire leur musique complexe d'une manière très fidèle.
Alex : On essaye de répéter un maximum, afin de créer une alchimie entre nous. Quand on joue live, on ne se concentre pas que sur la puissance, on fait un peu ce qu'on attend d'un groupe de prog, c'est-à-dire transcrire des atmosphères variées...On essaye d'être agressifs par moment et de jouer aussi quelques ballades.

Metalchroniques : Les groupes de prog ont souvent des rêves un peu fous, du genre jouer avec un orchestre ou enregistrer un triple album concept. Quel est le rêve le plus fou de Wastefall?
Alex : Le plus fou ? C'est de vivre de notre musique ! On ne veut pas être des rock stars, on veut juste avoir la possibilité de nous concentrer exclusivement sur notre groupe ! On est obligé de travailler à côté et on aimerait tellement pouvoir consacrer plus de temps à la musique !

Metalchroniques : Sur un plan plus « actuel » quel va être l'actualité de Wastefall?
Alex : On essaye de tourner, notamment en France ! Je ne peux rien dévoiler pour le moment, mais on semble avoir quelques possibilités. On va aussi essayer de tourner en Grèce et comme d'hab, on compose !

Metalchroniques : Avec qui aimeriez-vous tourner justement ?
Alex : On a tourné avec Pain Of Salvation, et on aimerait bien renouveller l'expérience! On a adoré la première tournée et leur public aimera certainement notre musique ! Nevermore aussi, on adore ce groupe ! On pense aussi bien passer en première partie de ce groupe...

Metalchroniques : Bon, si tu devais convaincre les fans français que Self Exile est l'album qu'il leur faut, que leur dirais-tu?
Alex : Self Exile est un album qui leur apprendra beaucoup sur eux-même, c'est une expérience ésotérique. Je pense même que les français comprennent bien Wastefall puisque le feedback français est excellent, que ce soit la presse écrite ou les webzines ! Sinon, on aimerait tellement donner quelques concerts en France puisque les fans sont très réceptifs et on pourra passer un super moment !

Metalchroniques : Le public français apprécie généralement le metal progressif et compliqué, c'est peut-être ça qui fait qu'ils adorent Wastefall !
Alex : Ouais, les grecs et les français ont finalement beaucoup de points communs ! Ne serait-ce que sur le point historique, on a toujours aimé la philosophie !

Metalchroniques : Merci bien Alex pour cette interview !
Alex: Merci à toi !

Merci à Alex et à Roger !

Chronique de Self-Exile

Wastefall

Posté par yath à 21:08 - Interviews - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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