19 janvier 2007
Final Frontier – Freelight [Escape/Underclass - 2007]
1. Freelight 2. Dynamo 3. Foolish Pride 4. Only The Lonely 5. I Hope You Don't Mind 6. Someone's Watching You 7. All The Way 8. Nothing Is Easy 9. Lion's Den 10. The Witches Mask 11. Half Way Home 12. Delia
Après un passage éclair de Final Frontier chez Frontiers, pour le pourtant concluant High Tension Wire, le groupe vient donc d'échoir à Escape music. Il y aurait là matière à un développement sur les rivalités dans le petit monde de la FM auquel nous ne nous consacrerons pas aujourd'hui. Concentrons-nous sur l'objet en question.
Si une chose a bel et bien changé sur les disques de Final Frontiers, c'est la couverture, à chaque fois en progrès. Freelight nous propose donc la pochette la plus réussie du groupe ce qui n'est pas rien de nos jours, par temps de misère artistique et graphique dans le monde du hard mélodique à petit budget.
Voici pour le plumage. Quand au ramage… il surprendra peu les amateurs comme les novices. Rob Moratti assène toujours ces vocalises haut perchées dans un lyrisme parfois un peu excessif. Mladen reste un compositeur plus qu'honorable et les soli de Lawrence combinent avec succès technique et mélodie. En fait lLes morceaux auraient tout à fait pu se trouver sur les trois disques précédents, tant le hard mélodique chantant et entraînant du groupe n'a pas évolué d'un pouce. Le sens de la mélodie n'a pas décliné pour autant et ce Freelight connaît maint bons moments, notamment sur le sautillant « Dynamo » ou la ballade plutôt enjouée « I Hope You Don't Mind ». Même en déplorant la gaité prépondérante qui peut susciter un certain énervement, il faut admettre que Final Frontier se tient parfaitement à son objectif de départ. Le caractère suranné et passéiste de son style, style confirmé à chaque nouvel enregistrement, risque toutefois d'en rebuter certains.
Baptiste
[7/10]
Annonces de concerts:
16 janvier 2007
Penumbra(avec Lac Placide et Markize) Paris, Espace Curial, 9 décembre 2006
Planté au beau milieu d'une cité de la Porte d'Aubervilliers, L'espace Curial est une véritable curiosité, accueillant régulièrement du rock atmosphérique et du metal. Dans son sous-sol bien aménagé, la salle s'avère plutôt bien agencée, permettant de bonnes conditions sonores et un light show décent. Entre 100 et 150 personnes, vraiment pas mal pour un show 100% français.
Pour cette affiche à trois, Lac Placide, qui organisait, lançait la soirée avec un set qui n'a pas enthousiasmé le public, basé sur de longs morceaux aux climats très travaillés. Malgré une indéniable richesse des compos et un savoir faire respectable, le répertoire du groupe manque singulièrement de séduction, et l'alternance chant masculin en français/chant féminin en anglais se révèle plutôt terne. Manque aussi de personnalité du côté des guitares, trop linéaires.
Markize vise le créneau Evanescence/Within Temptation dernière mouture, et mise gros sur sa ravissante chanteuse. Look, ambiance : rien n'est laissé au hasard. Si les morceaux ne suprennent guère, ils sont joués avec un certain professionnalisme. Les interventions d'Alina paraissent un peu timides mais c'est probablement un domaine dans lequel elle évoluera après la sortie d'un premier album annoncé cette année. D'autant que le morceau chanté en russe -la culture d'origine d'Alina- ouvre de nombreuses persectives et apporte au groupe un atout peu commun ! Mention spéciale au très bon guitariste soliste qui possède un vrai style, et une technique solide. On pourra toujours reprocher au combo de suivre une mode, mais force est de reconnaître que dans le style metal goth, Markize peut s'imposer en France.
Penumbra s'était fait rare ces derniers mois et son retour intriguait. La formation a évolué depuis le dernier album, et la chanteuse a changé.
Dès les premières mesures, le public se rapproche de la scène et l'ambiance monte : Penumbra fait l'unanimité, et rallie même les indécis. Un chanteur death qui maîtrise bien la scène, une chanteuse totalement envoûtante et juste du début à la fin... Un sans faute qui donne envie de découvrir un nouvel opus.
Penumbra avait en plus une configuration de scène très intéressante avec un batteur et un claviériste surélevés par rapport aux autres. Quant aux guitaristes, ils ont montré une technique de vrais shredders.
Au bout du concert, le pari d'une tell affiche, dans un quartier plus ouvert au hip hop et au R&B, et en concurrence avec un certain nombre d'autres concerts metal, a été réussi.
En revanche, si l'entente humaine entre les groupes n'a fait aucun doute, les différences de style ont un peu désarçonné le public.
http://www.markize.com/Markize.htm
Dates de concert Base
- HAMMERFALL + KROKUS + THE POODLES
Mardi 6 février 2007/Paris/Elysée Montmartre
Mercredi 7 février 2007/Lyon/Transbordeur
- ANGRA + FIREWIND + POWERQUEST
Vendredi 23 février 2007/Paris/Elysée Montmartre
- DAGOBA + Guests
Samedi 24 février 2007/Marseille/Espace Julien
- HEAVENLY + Guest
Vendredi 2 mars 2007/Paris/Nouveau Casino
- JOE BONAMASSA + Guest
Vendredi 9 mars 2007/Lyon/Cco
- IN EXTREMO + Guest
Dimanche 11 mars 2007/Paris/Elysée Montmartre
Lundi 12 mars 2007/Lyon/Transbordeur
- KORITNI + Guest
Jeudi 15 mars 2007/Bordeaux/Rock & Chansons
Vendredi 16 mars 2007/Poitiers/Bcs café
Samedi 17 mars 2007/Cognac/Les anciens abattoirs
Mardi 20 mars 2007/Paris/Nouveau Casino
Mercredi 21 mars 2007/Verviers/Spirit of 66
Jeudi 22 mars 2007/Strasbourg/Laiterie
Vendredi 23 mars 2007/Annecy/Matin Bleu
Samedi 24 mars 2007/Lyon/Lyon's Hall
- KREATOR + CELTIC FROST
Mardi 20 mars 2007/Paris/Elysée Montmartre
Mercredi 21 mars 2007/Bordeaux/Théâtre Barbey
- BLACK BOMB A + Jenx
Samedi 24 mars 2007/Pau/L'Ampli
- THE VERSUS + Guests
Jeudi 22 mars 2007/Paris/Elysée Montmartre
- SAXON + MASTERPLAN + Guest
Jeudi 22 mars 2007/Toulouse/Havana Café
Jeudi 29 mars 2007/Lyon/Transbordeur
Vendredi 30 mars 2007/Paris/Elysée Montmartre
- THE STRANGLERS + BP ZOOM
Mardi 27 mars 2007/Lyon/Transbordeur
- ROSE TATTOO + Guests
Mardi 3 avril 2007/Toulouse/Havana Café
Mercredi 4 avril 2007/Bordeaux/Théâtre Barbey
Jeudi 5 avril 2007/Lyon/Ninkasi Kao
Vendredi 6 avril 2007/Savigny le temple/L'empreinte
Samedi 7 avril 2007/Strasbourg/Laiterie
- KAMELOT + LEAVE'S EYES + FAIRYLAND
Jeudi 5 avril 2007/Paris/Elysée Montmartre
- MARILLION + Guest
Samedi 28 avril 2007/Lyon/Transbordeur
- TROUBLE + Guest
Jeudi 31 mai 2007/Paris/Nouveau Casino
- TRIVIUM + ANNIHILATOR + Guests
Vendredi 1er Juin 2007/Bordeaux/Théâtre Barbey
- FESTIVAL LYON METAL FEST 2 Avec TRIVIUM + ANNIHILATOR + Guests
Samedi 2 juin 2007/Lyon/ Transbordeur
15 janvier 2007
La resurrection de l'album photo !
Nos photos sont de nouveau en ligne, plus de 10.000 photos de concerts, de session à consulter :
[dernières archives remises en ligne Satyricon et Amon Amarth, d'autres vont suivre]
http://metalchroniques.fr/gallery/index.php
Winterborn - Cold Reality
Track List (53:38)
1. Wildheart 05:10 2. Last Train To Hell 05:04 3. On The Edge Of Eternity 10:18 4. The Real Me 05:25 5. Lovehunter 04:18 6. New Dawn 05:06 7. In My Dreams 04:08 8. The King And The God 07:07 9. Coming Home 07:02
Dans les sorties incessantes de Massacre il y a parfois du bon et la découverte de Winterborn s’avère très séduisante à défaut d’être novatrice.
Ce premier album au titre évocateur des origines du groupe, la désormais incontournable Finlande, nous présente un groupe de heavy power mélodique précédemment groupe de reprises sous le nom Mean Machine.
Winterborn possède tous les atouts pour séduire une frange large du public heavy notamment, pour rester dans les contrées scandinaves, Sonata Arctica, Altaria ou même Stratovarius. Je rajouterais même, pour élargir, un faux air de Royal Hunt sur de nombreux passages instrumentaux évoquant un côté progressif par lequel ce Cold Reality dévoile toutes ses saveurs.
Le talent de composition est maîtrisé, le sens mélodique est indéniable et la qualité de l’ensemble subjugue par la richesse rythmique, la qualité des solos et entre autres l’apport symphonique notable sur The Real Me avant une décharge instrumentale salvatrice. Lovehunter s’apparente à un titre heavy des années 80 qui passe plutôt bien mais le meilleur de Winterborn se dévoile tout au long des titres les plus longs notamment On the edge of eternity et ses dix minutes.
Non Winterborn n’invente rien, il fait son boulot merveilleusement bien, tout simplement, comme un employé modèle.
La Finlande n’a pas forcément besoin d’un nouveau groupe de heavy mélodique mais il faut laisser sa chance à Winterborn qui vaut mieux que certains déjà en place.
Clayman [8/10]
14 janvier 2007
Icepick - Violent epiphany (Import/Stillborn records)
Tracklist : 01. Devotion Measures Strength 02. Bitter Twisted Memory 03. Tomorrow Is Not A Promise 04. Violent Epiphany 05. Creations Of Chaos 06. With On Ideal 07. Show Of Force 08. This Can Never Be Undone 09. Nothing Without Loyaly 10. Real Recognizes Real
11. Onward To Victory 12. Born To Crush You
Comme le disait Wallace à Gromit « Job well done lad » ou autrement dit « le travail doit être bien fait » !
C’est donc avec pas mal de retard que je vais vous parler de ce qui a été pour moi l’album hardcore de l’année 2006. Je veux bien entendu vous parler de cette putain de bombe qu’est le premier long format de Icepick. Vous aurez sûrement lu à droite et à gauche que l’album est chroniqué de façon assez tiède et qu’il ne fait pas se déchaîner les passions. Ne partageant pas cet avis, je vous livre ma vison des choses.
Mais d’abord, quel est ce groupe ? Eh bien Icepick, c’est Jamey Jasta (Hatebreed), Wayne Lozinak (ex Hatebreed), Lord Ezek (Sarkhead), Zeuss (le producteur de toute la nouvelle scène HXC, pas le dieu) et enfin Frank 3gun (Terror). Une dream team du hardcore moderne et pas une bande de popeux qui veulent se la jouer « core » pour faire mode et impressionner de jeunes et faibles groupies même pas encore majeures.
Ici au niveau des influences (évidentes certes, mais on va pas chipoter pour si peu), ça joue plutôt du coté de Agnostic Front, Madball, Bad Brains, voire Cro Mags et Leeway (pour faire court). Pas de la musique de petite fille quoi !!!!
Dès l’introductif « Devotion measures strength », on sait déjà à quelle sauce on va être littéralement bouffé. Chants hardcore, riffs bien thrash et power énergie sont au rendez-vous. Les morceaux dépassent rarement les 3 minutes et l’efficacité est totalement de mise. C’est brut, direct avec énormément de passages qui rappellent à l’esprit ce que le mot « mosh » voulait dire. L’union entre Jasta et Ezek est plus que formidable et on sent vraiment que les deux vocalistes sont vraiment très énervés.
Douze titres, douze baffes ! Mais il serait vraiment injuste de ne pas parler du gros pavé de l’album. Un morceau ultra destructeur du doux nom de « Real recognizes real ». Pour résumer, Jasta a réuni tous ses potes dans la même pièce, a balancé la sauce et chacun s’est mis à hurler dans le mic. Quand on sait que les amis de Jamey se nomment Roget Miret (Agnostic front), Freddy Circen (Madball), Al Barr (Dropkick Murphy’s), Pete Morcey (100 demons), Paul Bearer (Sheer terror) et le formidable Ice-T (Body Count certes, mais aussi trois ou quatre albums indispensable en gangsta rap), on se doute bien que le résultat va envoyer du bois.
Et la déception n’est pas de mise. Si votre fantasme musical est d’entendre Ice-T beugler « Motherfucker show respect » avec en fond musical l’équivalent ultra énervé de ce que peut nous proposer Hatebreed, ce morceau est pour vous. Rajoutez à cela le père Miret qui vomit littéralement ses vocaux et vos obtenez un des morceaux le plus rentre-dedans du genre. « In your face » comme cet album, simple mais surtout EFFICACE ! On n’en demandait pas plus.
[9.5/10]
N(666)
Liens Internet : http://www.myspace.com/icepick
Jorn – Unlocking The Past [Frontiers – 2007]
1. On and On 2. Fool For Your Lovin' 3. Cold Sweat 4. Lonely Is The Word/Letters From Earth 5. Burn 6. Feel Like Making Love 7. Kill The King 8. Perfect Strangers 9. Naked City 10. The Day The Earth Caught Fire
Jorn Lande a parfois été critiqué pour ses propensions au mimétisme vocal, sa capacité à adopter les intonations de la plupart des grands chanteurs du métal étant interprétée comme l'absence de toute personnalité comme chanteur. Pourtant la carrière chaotique mais riche du norvégien enjoint à constater que la créativité de l'homme est bien réelle, qu'elle s'exprime en solo ou dans le cadre d'un groupe (Ark, Masterplan, Millenium).
Sur ce Unlocking The Past, toutefois les nouveautés ne peuvent paraître que comme limitées : amateur de reprises diverses, Jorn Lande a choisi de réaliser un disque de cover, piochant dans quelques titres enregistrés mais non publiées jusqu'alors, ou enregistrant quelques nouvelles chansons à cette occasion. L'ensemble est un peu chiche en terme de durée, et la chose est d'autant plus patente qu'on peut déplorer l'absence de quelques reprises de qualité mais isolées sur quelque best of obscur (« On And One » est issu du best of de Millenium dont on aurait aussi pu extraire l'excellente « I Surrender »). Cette parcimonie s'excuse en partie par une qualité vocale mais aussi instrumentale assez stupéfiante. Si l'on savait Lande à l'aise dans le registre de Coverdale (« Fool For Your Lovin ») ou de Dio (les reprises de Black Sabbath et de Rainbow), on l'imaginait plus mal à la manière d'un Paul Rodgers ou d'un Phil Lynott (« Cold Sweat »). En fait s'il excelle à chaque instant sur ces morceai, il est encore plus particulièrement intéressant lorsque il réhabilite un titre obscur de City Boy (« The Day The Earth Caught Fire »). C'est sans doute à ce moment que son retour rétrospectif sur le passé du Hard rock se fait le plus passionnant.
Baptiste
[8/10]





