Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

10 février 2007

Rock Hard Festival 2007 :

rh_dasfestival

25, 26 et 27 mai 2007

  • AMON AMARTH
  • ARMORED SAINT
  • AXEL RUDI PELL
  • BULLET
  • CATARACT
  • DARK FUNERAL
  • GRAVE DIGGER
  • HARDCORE SUPERSTAR
  • HEAVEN SHALL BURN
  • KATAKLYSM
  • KORPIKLAANI
  • MAROON
  • METAL INQUISITOR
  • PAUL DI´ANNO IRON MAIDEN-Set)
  • ROSS THE BOSS (MANOWAR-Set)
  • SABATON
  • SPOCK´S BEARD
  • TANKARD
  • TURISAS

Tarif : 59 Euros pour les 3 jours / Camping 12,50 Euros

Lieu : Amphitheater Gelsenkirchen, Grothusstraße / Wallstraße, 45889 Gelsenkirchen (Allemagne) (550 Km de Paris)

Site officiel : http://www.rockhardfestival.de

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09 février 2007

LoveHateHero - White Lies

99_179dac471b27a2eb891c9d07387cb48dFerret Music – Innovative Promotion / 2007

Tracklisting :
01.goodbye my love 02.I’ll make it to brigades 03.red dress 04.you got served 05.amity 06.of sound and fury 07.running with scissors 08.move on 09.to the end 10.hollywoodemia 11.white lies 12.home wrecker

Tout, doucement, en marge de la scène emo et metalcore que nous avons appris à connaître, se développe une belle petite scène post-hardcore qui commence, mine de rien, à faire du bruit. LoveHateHero revendiquent fièrement leur appartenance à cette scène et apporte même une belle petite pierre à l’édifice, quoi qu’un peu trop lisse peut-être, avec ce nouvel album qu’est White Lies.

Chaque morceau, comme l’annonce si bien Goodbye My Love dès les premières minutes, est un beau petit condensé de ce que la scène sait offrir, et si la légèreté des compositions va peut-être un peu trop loin parfois, ce serait cracher dans la soupe que de prétendre que ces petites ambiances pop n’ajoutent rien au plaisir de l’écoute.
On intègre donc des guitares sèches par-ci par-là (Of Sound and Fury). On gère le chant avec beaucoup de justesse (Red Dress), les parties agressives n’étant là que pour rehausser le ton (Running With Scissors), et les parties claires étant particulièrement bien posées. La partie rythmique est elle discrète mais ce n’est au final qu’un ingrédient de plus dans cet ensemble.
Les feelings rock et pop prennent ainsi calmement de l’ampleur et chaque mélodie risque bien de faire son petit bout de chemin dans votre tête… Le disque ne souffrirait alors peut-être que de cette douceur et mériterait un brin plus de caractère pour vraiment marquer et ne pas risquer de passer un peu trop inaperçu dans le décor. Un bel exemple, tout-de-même, de savoir faire dans cette jeune scène grandissante.

Necrogunslinger [08/10]

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06 février 2007

Sacred Steel – Hammer of Destruction

sacredMassacre Records / 2006

Track List (48:00)
1. Hammer Of Destruction 2. Where Demons Dare To Tread 3. Maniacs Of Speed 4. Blood And Thunder 5. Impaled By Metal 6. Descent Of A Lost Soul 7. Black Church 8. Generally Hostile (Jag Panzer Cover) 9. Plague Of Terror 10. Sword And Axes 11. The Torch Of Sin

Faut il présenter Sacred Steel et son power true metal guerrier avec son sempiternel castrat de chanteur ?
Indéniablement les allemands ne peuvent renier leurs origines et il y a bien (pour limiter) que dans leur pays qu’ils peuvent un tant soit peu avoir des fans.
Même si ce Hammer of Destruction remonte quelque peu la qualité musicale du combo qui s’empêtrait dans un côté plus travaillé qui ne lui allait guère, ce léger retour aux sources offre une nouvelle fois une grosse baffe musicale dans la face, le changement des deux guitaristes n’y est sans doute pas étranger.

Dans la catégorie guerrier, il y a les adorateurs de dragons et de quêtes ultimes, Sacred Steel, eux, rentrent dans le lard de l’auditeur sans se soucier de l’ennemi, il faut que ça saigne et les tempos ne s’amoindrissent que rarement (sur l’interlude Descent Of A Lost Soul et sur le long et épique Black Church), il faut dire que le côté thrash du combo est valorisé et pour cela les références ne manquent pas dans leur beau pays, Tankard, Kreator ou Sodom insufflent leur énergie dans la musique de Gerrit Mutz (chant) et les siens.

Sacred Steel revient en force mais putain virez moi ce chanteur nom de dieu vous êtes bouchés ou quoi, un bon et grand guerrier ne peut avoir en permanence les bijoux de famille coincés dans un étau à moins que ce soit le fléau, le morgenstern ou la masse d’armes de son ennemi qui lui ait fait remonter ses préciosités en lieu et place des amygdales.

http://www.sacredsteel.de/

Clayman [6/10]

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05 février 2007

Disbelief - Navigator

navigatorMassacre Records – Innovative Promotion / 2007

Tracklisting :
01.navigator 02.when silence is broken 03.the one 04.the thought product 05.between red lines 06.it is simply there 07.falling down 08.passenger 09.selected 10.sacrifice

C’est encore sur un titre massif que s’ouvre ce Navigator, nouvel album de ces adeptes de la lourdeur toute en subtilité. Navigator, le morceau, est ainsi un bel exemple de ce qui attend l’auditeur lors des neuf autres titres du disque.
La lourdeur et la lenteur s’installent ainsi avec classe dès les premières minutes, ce qui n’empêche aucunement la mélodie de se tailler une place de choix dans cet ensemble musical. Le chant est beaucoup mieux travaillé que par le passé et de rares parties claires viennent s’immiscer dans des morceaux comme The One. Discrètes, elles n’en sont pas pour autant inutiles puisqu’elles aident à poser ces ambiances plombantes et tristes si intéressantes. Leur utilisation est faite avec parcimonie et s’adapte sans problème au travail instrumental réalisé en amont.

Les mélodies se font ainsi toujours présentes malgré l’ambiance générale, les guitares réalisant en majorité un très bon travail. La section rythmique est elle beaucoup plus discrète et ce n’est que sur des morceaux comme It Is Simply There que la batterie arrive à s’imposer comme un élément indispensable des compositions, se contentant sinon trop souvent de soutenir discrètement le travail des guitaristes sans vraiment aller chercher trop loin.

Ce mix intéressant entre lourdeur et mélodies permet ainsi d’écouter l’ensemble de l’album avec plaisir et sans lassitude. Les morceaux s’enchaînent avec fluidité et de rares petits effets bien sentis viennent ajouter juste ce qu’il faut d’ambiance pour relever un peu les morceaux et leur faire gagner en tempérament. Un bon album donc, pour les fans, mais aussi pour découvrir Disbelief avec plaisir.

Necrogunslinger [07.5/10]

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I Killed The Prom Queen - Music for the recently deceased

i_killed_the_prom_queenStomp Records – Innovative Promotion / 2007

Tracklisting :
01.sharks in your mouth 02.say goodbye 03.€666 04.your shirt would look better with a columbian neck-tie 05.the deepest sleep 06.bet it all on black 07.headfirst from a hangman’s noose 08.sleeplesss nights and city lights 09.slain upon my faithful sword 10.like nails to a casket 11.there will be no violins when you die

S’il y a bien une chose qui est vite mise au point dans le metalcore des australiens de I Killed The Prom Queen (un nom intrigant, au passage), c’est que l’inspirations des parties de chants agressives vient de tout sauf du hardcore. C’est bel et bien du bon death que l’on retrouve là. Les parties claires du bassiste Jona Weinhofen savent elles se faire discrètes et ne sont utilisées que de temps en temps pour relever un refrain ou deux, exception faite du titre Slain Upon My Faithful Sword qui les voit prendre les devants avec beaucoup plus d’entrain.
Les guitares tirent quand à elle les mélodies vers le haut en permanence, même si l’innovation n’est pas toujours au rendez-vous, laissant quelques rares leads se perdre dans la banalité.

L’ensemble constitué des deux premiers titres, Sharks In Your Mouth et Say Goodbye, représente parfaitement ce qui se prépare sur le reste de ce second album. Le premier titre plus bourrin et rythmé laissant ensuite place à un second titre sous forme de single en puissance.
Reste à préciser que la production n’est malheureusement pas entièrement satisfaisante, même si elle reste tout de même loin d’être mauvaise, mais un mix plus réussi aurait sans aucun doute beaucoup mieux rendu justice à ces cinq jeunes australiens. Car c’est du metalcore de haut niveau que nous délivre ici le groupe, peut être pas très novateur mais diablement bien foutu. Quelques petites erreurs restent donc encore à rectifier, avant d’atteindre les sommets tant convoités.

Necrogunslinger [07,5/10]

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The Devil Wears Prada - Dear love, a beautiful discord

devilRise Records – Innovative Promotion / 2007

Tracklisting :
01.the ascent 02.gauntlet of solitude 03.dogs can grow beards all over 04.and the sentence trails off… 05.rosemary had an accident 06.redemption 07.swords, dragons and diet coke 08.who speaks spanish, colon quesadilla 09.texas is south 10.modeify the pronunciation 11.salvation

Dans la série des groupes je-joue-le-style-que-vous-voulez-tant-qu’il-y-a-core-au-bout, voici The Devils Wears Prada. Une fois gratter un peu les couches supérieures ; c’est-à-dire une bien jolie pochette (quoi qu’un peu typique), des titres fendards assez habituels dans la jeune scène hardcore, et des paroles complètement kitsch sans aucun rapport avec les titres cités précédemment (je suis ado, tout est sombre et la vie, ben c’est dur…) ; on se retrouve face à une musique assez déroutante.
Alors ok en réfléchissant un peu on retrouve les influences metalcore, hardcore, emo, death et autres qu’on a pris l’habitude de retrouver dans un peu tous les disques de ce genre. Mais le mélange se fait ici indigeste dans la plupart des cas. Des effets sont utilisés de façon complètement aberrantes et viennent foutre le bordel dans les mélodies sur des titres comme Gauntlet of Solitude, les leads de gratte ont parfois de petits éclairs de génie mais ont beaucoup trop tendance à se barrer dans tous les sens, et la voix est beaucoup trop dissipée pour être vraiment intéressante. On retrouve ainsi des parties claires un peu partout, sans réelle cohésion. Les voix agressives étant elles tellement perdues dans de nombreuses influences que le tout devient quelque peu indigeste, comme le représente si bien Modeify The Pronunciation.
Des titres comme Dogs Can Grow Beards All Over arrivent tout de même à remonter le niveau, ce dernier faisant d’ailleurs effet single sur le disque, mais l’ensemble reste vraiment trop bordélique pour arriver à tenir le niveau des nombreuses productions de haute volée actuelles.

Necrogunslinger [04.5/10]

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Legion Of The Damned - Janvier 2007

album_sojAprès un premier album qui nous avait tous laissé sur le cul, Legion of the Damned va carrément nous enterrer avec ce second essai… Maurice, le chanteur du groupe, répond rapidement à quelques-unes de nos questions.

Metalchroniques – Le premier album de Legion of the Damned a rencontré un vrai succès à travers l’Europe, à quoi ressemble votre vie depuis sa sortie ?

Maurice – Nos vies ? Simplement bien remplies, mais vraiment à fond ! Sinon on essaie de rester cool et de profiter du moment…

- La première chose qu’on peut remarquer sur cet album est l’ajout de maturité dans votre musique. Peut-on expliquer cela par les expériences live que vous avez accumuler ?

- Je pense… Nous faisons cette musique depuis pas mal de temps maintenant et c’est clair que l’expérience est quelque chose de très important !

- Votre son a évolué, et les effets sont plus présents que jamais tout en n’entrant jamais dans l’abus. Êtes vous totalement satisfaits par ce son ou faut-il encore s’attendre à le voir évoluer dans le futur ?

- Nous sommes totalement satisfaits par ce son et c’est pour ça que nous sommes de retour chez Andy Classen encore une fois ! C’est puissant et agressif !

- La composition de ce nouvel album a du être très différente de celle du précédent. C’était comment ?

- Pas vraiment, c’était juste comme tous les autres albums que nous avons fait, dans une bonne ambiance, une atmosphère calme. On est pas du genre à être stressés ou à être sous pression. La composition et l’enregistrement se sont passés comme d’habitude sauf que ce coup-ci nous avons aussi du faire beaucoup de festivals !

- Votre son est riche mais sonne aussi très live…

- Si tu veux dire par là que nous sonnons aussi bien en live que sur album ça me fait plaisir ! On a pas trop envie que ça sonne différemment !

- De quels sujets est-ce que vous parlez sur cet album ?

- La mort, le suicide, des sujets normaux quoi !

- Après une année tellement axée sur le live, qu’est-ce que vous avez déjà prévu pour 2007 ?

- On fera déjà une tournée avec Kreator et Celtic Frost en mars, pour commencer l’année ! On passera donc en France, sauf à Bordeaux où il n’y aura que les têtes d’affiche…

- Merci d’avoir pris un peu de temps pour répondre à ces questions… Un dernier mot pour les fans ?

- Tenez vous prêts à découvrir Sons of the Jackal !!!

 

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Jesus on Extasy - Holy Beauty

jesusonextasy_holybeautyDrakkar Entertainment – Innovative Promotion / 2007

Tracklisting :
01.assassinate me 02.nuclear bitch 03.drowning 04.neochrome 05.2nd skin 06.alone 07.puppet 08.holy beauty 09.nowhere girl 10.reach out

Attention, sortez les newrocks et le vinyle, la nouvelle sensation goth est arrivée ! Trente secondes écoulées et Assassinate Me s’impose déjà comme une nouvelle référence des dancefloors fantomatiques.
Avec une voix qui ne peut refuser l’influence du Révérend Manson, un phrasé et une vison de la mélodie bien particulière, des effets tout partout pour bien balancer entre le glauque et l’electro, des basses qui font bien connaître leur présence… Les ingrédients sont tous présents pour pousser Holy Beauty vers un petit succès sur les platines les plus goths…

Avec Assassinate Me qui se pose comme l’archétype du single , il reste encore un vaste paysage musical à explorer et personne ne peut vraiment sortir du disque (à condition de ne pas avoir arrêter de lire cette chronique à la vue du mot goth). Neochrome fait péter la mélodie et l’énergie dans tous les sens. 2nd Skin ne manque pas d’adrénaline, Puppet sort le registre calme et sobre alors que Holy Beauty joue à fond la carte des effets déroutants et de la boîte à rythme en laissant un peu la mélodie de côté pour mieux mettre le chant en avant.

Une chose est certaine, ce n’est pas le génie instrumental qu’on recherche ici, vous qui passez cette porte, abandonnez tout solo… Mais c’est bien l’efficacité qu’on recherche à tout prix, et si le disque ne fait pas encore figure de chef d’œuvre, il est clair que le groupe connaît bien ses classiques et arrive à séduire sans problème, balançant dans tous les sens des titres simples mais enivrants, directs et classieux.

Un disque plaisant, qui ne convient peut-être pas à toutes les occasions, mais qui saura se faire indispensable pendant certaines soirées…

Necrogunslinger [07/10]

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04 février 2007

Vitalij Kuprij -Glacial Inferno (avec cd bonus : Revenge)

Lion Music/2007
vitalij_glacial300track list Glacial Inferno (51:04) : 1.Symphonic Force  2. Liquid Rain 3.Fire In The Sun    4.Divided Horizon  5.Glacial Inferno 6. Dancing Flame 7.Forgive 8. Dying To Live  9. Burning Ice 10.Theme By Albinoni (Bonus Europe)

track list Revenge (57:20) 1. Burning My Soul 2. I Don't Believe In Love 3.Into The Void 4. Revenge 5. Just Another Day 6. J. Haydn-Excerpt From Sonata In E Minor 7. Classic War 8. Emperor's Will 9. Follow Your Heart 10.Stand Up And Fight 11 .Let The Future Unfold

Confiné désormais à une carrière confidentielle, l'ukrainien virtuose ne suscite même plus admiration ou moquerie. C'est pourtant un cas, à l'image de Malmsteen, assurément son frère d'obsession baroque. Kuprij, depuis dix ans, alterne projets instrumentaux et groupes, avec toujours les mêmes inspirations : Bach, Vivaldi et Rainbow...

 

Pour autant, son travail instrumental n'est pas figé dans les partitions du XVIIIème siècle. S'il recherche avant tout vitesse et effets tape-à-l'oeil, son nouvel opus s'aventure très loin dans l'injection de baroque pur dans le hard rock. Il utilise quasiment plus que des sons de pur piano, dans un contexte de hard instrumental qui n'a pas beaucoup changé, privilégiant la double grosse caisse et les lignes de basse ultra-rapides. Sa virtuosité est encore plus démonstrative, ce qui permet d'éviter toute tentative de comparaison avec les ténors du moment comme Jordan Rudess de Dream Theater ou Tony Macalpine, spécialiste du prélude de Chopin en milieu d'album de shred.

 

Kuprij peut se targuer en effet d'une double carrière de pianiste classique et prévoit d'ailleurs de monter sur scène avec le philarmonique d'Ukraine. Bardé de prix en tous genres, il a déjà sorti des récitals de piano, mais malheureusement pas sur des labels classiques de référence, ce qui en fait avant tout une curiosité, et sûrement pas un musicien respecté dans le milieu de la musique classique.
Le gros plus de ce Glacial inferno, c'est son plateau d'accompagnateurs : Michael Harris à la guitare, Tony Macaluso à la batterie et Randy Coven à la basse, soit trois des tous meilleurs dans leur catégorie, remarqués dernièrement sur des projets aussi brillants que le deuxième album d'ARK ou le project MCM (Coven, Macaluso et Alex Masi). Dès qu'il sort des compos trop prévisibles, Vitalij Kuprij offre de vrais moments de musique, comme dans Dancing Flame, et peut compter sur sa rythmique pour emballer la moindre étincelle.

 

On peut dire la même chose de son projet Revenge, réalisé avec la même équipe, qui propose comme d'habitude (cf Artension et Ring of Fire) du hard à la Rainbow. Epaulé par une armada de chanteurs à l'aise dans les aigus, il parvient-cerise sur le gâteau-à glisser un instrumental extraordinaire, Classic War, qui mêle plusieurs écoles, avec comme souvent chez le pianiste, des clins d'oeil à la musique contemporaine.

 

Ce package parfaitement comestible, qui fera de toute façons glousser les détracteurs habituels, et qui ne séduira toujours pas les progueux de par son manque d'audace rythmique, donne un bon aperçu des talents de Kuprij. Même avec une production cheap au possible qui manque totalement de relief et qui sonne comme un simple mixage.

 

Le claviériste risque aussi une volée de bois vert dans les doigts de la part d'une partie de la presse. Pas forcément un ma, histoire de le pousser à quitter ses rails néo-classiques et  ses chemises bouffantes.

[7,5/10] David Taugis

http://www.vitalijkuprij.com/rock/index.html

Posté par david taugis à 19:30 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nostradameus - Pathway

NostradameusAFM - Underclass / 2007
Tracklist (44:03) : 

01.Welcome to Living 02.Wall of Anger 03.Until the End 04.Demon Voices 05.MDCC A.D. Pt. 1 06.MDCC A.D. Pt. 2 07.P.I.R. 08.No Trace of Madness 09.Not Only Women Bleed 10.Death By My Side 11.The Untouchables

Pour son quatrième album « Hellbound » (2004) Nostradameus avait copieusement musclé son jeu, délaissant quelque peu le Heavy Melodic de ses débuts pour verser dans un registre plus Power. Si les Suédois cherchaient leur voie, il pouvait s’estimer l’avoir trouvée tant le résultat été réussi.

« Pathway » matérialise un nouveau changement de direction du groupe, ce dernier adoptant désormais une côté Prog très affirmé. Exit la vitesse et la recherche d’énergie maximum, place désormais à des compositions plus complexes. Seulement voila ce virage conduit dans le terrain de chasse de nombreuses formations extrêmement talentueuses et surtout parfaitement établies.

Les titres qui composent ce « Pathway » sont d’un bon niveau et pris individuellement, cet album s’attirerait certainement les faveurs, mais voila Nostradameus avait placé la barre assez haut avec son précédent album, et là pour le coup, en dépit des efforts de son très bon chanteur Freddy Persson on reste sur sa faim et on ne peut manquer d’afficher sa déception.

Vous rechercher un disque de Prog énergique bien composé et surtout bien interprété, « Pathway » est fait pour vous. Si vous attendez un « Hellbound » bis, passez votre chemin ou vous risquez de vous faire larguer en route par cette avalanche de plans travaillés.

Site offciel : http://www.nostradameus.com/

[06,5/10] Murder-One

Posté par murder1 à 19:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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