Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

12 février 2007

Kelly Keagy – I'm Alive [Frontiers – 2007]

K_KEAGY_ima_COVER1. I'm Alive 2. Blink Of An Eye 3. When Nobody's Looking 4. Back Of Your Mind 5. Life Worth Remembering 6. Re-imagine 7.  World Before And After 8. Where Are We Now 9. Where The Road Ends 10. I Need A Woman 11. Call In Another Day 12. Half A World Away

Sommes-nous si loin de Nightranger avec le deuxième disque solo du batteur/chanteur du fameux combo américain ? La question s'avère pertinente car le groupe semble peiner à enregistrer un nouveau disque (on signale toutefois un contrat signé récemment avec Frontiers). Par ailleurs, les réalisations de Nightranger durant les années 90 étaient si éloignées de la qualité de celles des années 80, que les amateurs peuvent concevoir l'espoir que le disque de Keagy compense une médiocrité musicale trop réelle.

Ils seront, à mon avis, déçus par I'm Alive. Tout d'abord car le propos de Kelly Keagy n'y est pas de faire du Nightranger : l'optique est bien celle du hard mélodique mais les touches FM sont moins présentes que de coutume. Cet aspect du disque est d'autant plus paradoxal que le batteur a enregistré, composé et produit son album avec un ponte du genre, Jim Peterik. En fait ce dernier, à des années lumières de Survivor ou Pride Of Lions, s'est inscrit dans une démarche d'ensemble tendant à adopter un son et un approche musicale modernes. Ici, si les refrains sont plutôt accrocheurs, les mélodies soignées – signalons une poignée de titres vraiment agréables : « Stolen », « When Nobody's Looking » ou le très joli « Life Worth Remembering  – et les soli – généralement assurés par Red Beach, de qualité, nous ne sommes pas vraiment dans l'AOR.

En fait, le principal travers tient au style choisi : entre rock moderne, hard mélodique voire un zeste de pop, il s'agit d'une décoction un peu trop facile et passe-partout. Cela explique sans doute l'absence de temps forts sur un album par ailleurs plutôt long.

Supérieur au disque solo de Jack Blades, la deuxième réalisation de Kelly Keagy est assurément une création plaisante, bien effectuée et chantée. Elle fournira quelques moments de plaisir musical, innocents et vraisemblablement fugaces.

Baptiste

[6,5/10]

Posté par Avangion à 14:02 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2007

Ablaze In Hatred – Deceptive Awareness

ablazeFirebox Records / 2006

Track List (51:29)
1. Lost (The Overture) 05:11 2. When The Blackened Candles Shine 09:25 3. Howls unknown 06:27 4. Constant Stillness 08:38 5. Ongoing Fall 08:29 6. To Breathe And To Suffocate 05:20 7. Closure of Life 07:59

Un grand nombre de groupes finlandais nous étonneront toujours par leur capacité à sortir de grandes et belles choses alors même que nous n’avions jamais entendu parler d’eux.
Ablaze in Hatred font partie de ces surprises venues des froides contrées scandinaves et leur musique est le reflet de leur profonde mélancolie puisque l’on peut sans soucis rapprocher Deceptive Awareness du doom death si cher aux Shape of Despair, Swallow The Sun ou Novembers Doom.
L’originalité n’est certes pas l’apanage de Ablaze In Hatred mais force est de constater que sans atteindre le potentiel des références citées ci-dessus, émotionnellement, ce premier album marque les esprits.
Tout du moins en surface, les vocaux gutturaux accompagnent la lenteur et la lourdeur de ces longs titres où les mélodies sont reines et qui parviennent aux oreilles comme de transperçantes complaintes.
La douleur s’étend à l’infini et tant d’ampleur peut faire fléchir notre intérêt puisque Ablaze In Hatred n’a pas encore le talent de ses compères pour nous séduire totalement et implacablement sur ces cinquante minutes.
Une énième expérience de tristesse qui parvient à faire son trou au moment où certains semblent indétrônables.
Ces quatre finlandais pourraient bien se faire une place sous le nœud coulant suspendu à une branche, Firebox Records ne s’y trompe pas et ce n’est pas parce que le bassiste, Miska Lehtivuori, est membre de Fall of the Leafe que le groupe a été signé mais bien grâce à leur science des atmosphères sombres, lourdes et atmosphériques.

http://www.ablazeinhatred.com

Clayman [7,5/10]

Posté par clayman à 17:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rain – Stronger [MTM/Underclass – 2007]

Stronger1. Do You Like It 2. Insobriety 3. Get Over It 4. Crazy 5. I'd Die For You 6. Flesh And Blood 7. Let Me Be Your Favorite 8. The Other Side 9. Deserve It 10. Love Is By Your Side 11. Lovesong

Le chanteur de Jaded Heart, Michael Bormann, poursuit donc sa carrière hors du groupe dont il était le leader et le compositeur central. Ce départ semble avoir plutôt tari la créativité d'un groupe soudainement réorienté vers un heavy metal maladroit et quelconque. Qu'allait proposer de son côté Michael Bormann aux amateurs, alors qu'il avait dorénavant toute latitude pour exprimer ses propres penchants musicaux et mélodiques ? En fait ce vieux projet, débuté en 1997, aux côtés de Lars Forseth intitulé Rain ne correspond pas tout à fait à un disque solo puisqu'il s'agit globalement d'un vrai groupe, proposant ici son deuxième disque. Le label, MTM, soutient qu'il s'agirait de la continuation de la musique de Jaded avant le départ de Bormann ; cette déclaration semble cependant excessive.
Si Rain officie dans un veine assez mélodique, le groupe est loin de se tenir à la musique de Jaded Heart. À l'image de la pochette, énigmatique et assez sombre, le groupe propose une musique souvent mélancolique et lourde (« Do You Like it ») ou plus apaisée (« Get Over It » et son association intéressante de grosses guitares et de claviers). Nous sommes définitivement loin des gimmicks de l'AOR, de ses claviers sautillants ou de ses refrain chargés de backing vocals surtravaillés : les guitares sont ici accordées graves et leur grain de saturation est assez marquée. Si les chœurs sont bien présents (« Flesh & Blood »), ils se montrent plus puissants que mélodiques.

À vrai dire, malgré une certaine audace dans la démarche par rapport aux attentes, on ne peut se montrer très satisfait de l'ensemble du disque : Rain ne convainc pas totalement. Non que les choix musicaux effectués soient en eux-mêmes condamnables : dans un contexte plus inspiré, ils auraient pu se révéler en fait très intéressants. À proprement parler, ce Stronger manque d'éléments mélodiques marquants : les refrains sont assez banals et l'absence de temps forts au milieu des chansons est un travers indéniable. De la sorte, Rain n'arrive pas à dissiper un certain ennui, entraîné par une banalité sourdant de temps à autre (« I'd Die For You », ballade d'une grande faiblesse). Un douloureux constat pour un disque un peu triste.

Baptiste

[6/10]

Posté par Avangion à 12:07 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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