Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

22 janvier 2007

Legion of the damned - sons of the jackal

album_sojMassacre Records – Innovative Promotion / 2006

Tracklisting :

 

01.son of the jackal 02.undead stillborn 03.avenging archangel 04.death is my master (slay for Kali) 05.sepulchral ghoul 06.seven heads they slumber 07.infernal wrath 08.atomicide 09.ten horns arise 10.demonist

Assassin, dévastateur, époustouflant : voici autant d’adjectifs flatteurs utilisés pour décrire le premier album de Legion of the Damned parmi les fans de gros son bien chevelu comme il faut.
Un thrash novateur tout en restant plus que fidèle aux classiques du genre, un son qui prend aux tripes sans se poser de question. Une exécution bien technique comme on les aime avec ce qu’il faut tout de même de brutalité un peu barbare sur les bords.

Ce deuxième essai n’oserait pas renier son grand frère et revoit la copie initiale avec une classe dévastatrice. Quel fan du genre pourrait passer à côté d’une merveille pareille sans se laisser aller à en dévorer auditivement la totalité.
Le premier morceau, Son of The Jackal, sert de simple introduction, montrant sans concession aucune que le groupe n’est pas passé à la pop ces derniers mois et que la recette est bien toujours la même. On en profite juste pour repérer les nombreuses améliorations qui marquent le disque entre un premier refrain accrocheur et quelques guitares rythmiques bien sanglantes.

Le second morceau, Undead Stillborn, et les suivants ne font que nous confirmer ce que son prédécesseur nous laissait entendre. Le groupe a pris de la bouteille à force de concerts répétés pendant un peu plus d’un an. L’expérience et la maturité se font plus qu’entendre entre deux solos bien sentis et le groupe nous montre que son premier opus n’était pas qu’un gros coup de bol. Tout est fait pour donner un grand morceau de thrash ici, avec des guitares survitaminées couplées à une rythmique démoniaque (la batterie s’est considérablement améliorée entre les deux albums) et une voix toujours aussi prenante. Une voix qui, justement, n’a pas pris de retard sur les instruments. Si toutes les parties instrumentales sont beaucoup mieux présentées et interprétées que sur un premier album déjà pourtant au dessus de la moyenne, la voix s’est elle élevée de plusieurs niveaux et on retrouve avec plaisir les différents tons déjà présents mais maintenant beaucoup mieux gérés et agrémentés d’une rythmique de chant beaucoup plus solide.

Tout est donc fait ici pour que vous ne puissiez résister à cette belle preuve de constance chez Legion of the Damned. Si le premier album n’avait déçu personne, ce second mastodonte ne fera que prouver une bonne fois pour toute qu’il va maintenant falloir compter avec cette nouvelle bête affamée dans un paysage thrash qui n’oserait pas le renier.

Plus qu’un second coup d’essai, cet album est une consécration, tant au niveau de la technique que de la composition, et si on prend en compte un dvd bonus qui ne pourra que vous prouver la puissance du groupe en live, il serait tout à fait incompréhensible de ne pas vite retrouver ce skeud sur vos étagères.

Necrogunslinger [09/10]

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19 janvier 2007

Final Frontier – Freelight [Escape/Underclass - 2007]

news_finalf1. Freelight 2. Dynamo 3. Foolish Pride 4. Only The Lonely 5. I Hope You Don't Mind 6. Someone's Watching You 7. All The Way 8. Nothing Is Easy 9. Lion's Den 10. The Witches Mask 11. Half Way Home 12. Delia

Après un passage éclair de Final Frontier chez Frontiers, pour le pourtant concluant High Tension Wire, le groupe vient donc d'échoir à Escape music. Il y aurait là matière à un développement  sur les rivalités dans le petit monde de la FM auquel nous ne nous consacrerons pas aujourd'hui. Concentrons-nous sur l'objet en question.
Si une chose a bel et bien changé sur les disques de Final Frontiers, c'est la couverture, à chaque fois en progrès. Freelight nous propose donc la pochette la plus réussie du groupe ce qui n'est pas rien de nos jours, par temps de misère artistique et graphique dans le monde du hard mélodique à petit budget.

Voici pour le plumage. Quand au ramage… il surprendra peu les amateurs comme les novices. Rob Moratti assène toujours ces vocalises haut perchées dans un lyrisme parfois un peu excessif. Mladen reste un compositeur plus qu'honorable et les soli de Lawrence combinent avec succès technique et mélodie. En fait lLes morceaux auraient tout à fait pu se trouver sur les trois disques précédents, tant le hard mélodique chantant et entraînant du groupe n'a pas évolué d'un pouce. Le sens de la mélodie n'a pas décliné pour autant et ce Freelight connaît maint bons moments, notamment sur le sautillant « Dynamo » ou la ballade plutôt enjouée « I Hope You Don't Mind ». Même en déplorant la gaité prépondérante qui peut susciter un certain énervement, il faut admettre que Final Frontier se tient parfaitement à son objectif de départ. Le caractère suranné et passéiste de son style, style confirmé à chaque nouvel enregistrement, risque toutefois d'en rebuter certains.

Baptiste

[7/10]

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15 janvier 2007

Winterborn - Cold Reality

winterbornMassacre Records / 2006

Track List (53:38)
1. Wildheart 05:10 2. Last Train To Hell 05:04 3. On The Edge Of Eternity 10:18 4. The Real Me 05:25 5. Lovehunter 04:18 6. New Dawn 05:06 7. In My Dreams 04:08 8. The King And The God 07:07 9. Coming Home 07:02

Dans les sorties incessantes de Massacre il y a parfois du bon et la découverte de Winterborn s’avère très séduisante à défaut d’être novatrice.
Ce premier album au titre évocateur des origines du groupe, la désormais incontournable Finlande, nous présente un groupe de heavy power mélodique précédemment groupe de reprises sous le nom Mean Machine.
Winterborn possède tous les atouts pour séduire une frange large du public heavy notamment, pour rester dans les contrées scandinaves, Sonata Arctica, Altaria ou même Stratovarius. Je rajouterais même, pour élargir, un faux air de Royal Hunt sur de nombreux passages instrumentaux évoquant un côté progressif par lequel ce Cold Reality dévoile toutes ses saveurs.
Le talent de composition est maîtrisé, le sens mélodique est indéniable et la qualité de l’ensemble subjugue par la richesse rythmique, la qualité des solos et entre autres l’apport symphonique notable sur The Real Me avant une décharge instrumentale salvatrice. Lovehunter s’apparente à un titre heavy des années 80 qui passe plutôt bien mais le meilleur de Winterborn se dévoile tout au long des titres les plus longs notamment On the edge of eternity et ses dix minutes.
Non Winterborn n’invente rien, il fait son boulot merveilleusement bien, tout simplement, comme un employé modèle.
La Finlande n’a pas forcément besoin d’un nouveau groupe de heavy mélodique mais il faut laisser sa chance à Winterborn qui vaut mieux que certains déjà en place.

http://www.winterborn.com

Clayman [8/10]

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14 janvier 2007

Icepick - Violent epiphany (Import/Stillborn records)

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Tracklist : 01. Devotion Measures Strength 02. Bitter Twisted Memory 03. Tomorrow Is Not A Promise 04. Violent Epiphany 05. Creations Of Chaos 06. With On Ideal 07. Show Of Force 08. This Can Never Be Undone 09. Nothing Without Loyaly 10. Real Recognizes Real
11. Onward To Victory 12. Born To Crush You

Comme le disait Wallace à Gromit « Job well done lad » ou autrement dit « le travail doit être bien fait » !

C’est donc avec pas mal de retard que je vais vous parler de ce qui a été pour moi l’album hardcore de l’année 2006. Je veux bien entendu vous parler de cette putain de bombe qu’est le premier long format de Icepick. Vous aurez sûrement lu à droite et à gauche que l’album est chroniqué de façon assez tiède et qu’il ne fait pas se déchaîner les passions. Ne partageant pas cet avis, je vous livre ma vison des choses.

Mais d’abord, quel est ce groupe ? Eh bien Icepick, c’est Jamey Jasta (Hatebreed), Wayne Lozinak (ex Hatebreed), Lord Ezek (Sarkhead), Zeuss (le producteur de toute la nouvelle scène HXC, pas le dieu) et enfin Frank 3gun (Terror). Une dream team du hardcore moderne et pas une bande de popeux qui veulent se la jouer « core » pour faire mode et impressionner de jeunes et faibles groupies même pas encore majeures.

Ici au niveau des influences (évidentes certes, mais on va pas chipoter pour si peu), ça joue plutôt du coté de Agnostic Front, Madball, Bad Brains, voire Cro Mags et Leeway (pour faire court). Pas de la musique de petite fille quoi !!!!

Dès l’introductif « Devotion measures strength », on sait déjà à quelle sauce on va être littéralement bouffé. Chants hardcore, riffs bien thrash et power énergie sont au rendez-vous. Les morceaux dépassent rarement les 3 minutes et l’efficacité est totalement de mise. C’est brut, direct avec énormément de passages qui rappellent à l’esprit ce que le mot « mosh » voulait dire. L’union entre Jasta et Ezek est plus que formidable et on sent vraiment que les deux vocalistes sont vraiment très énervés.

Douze titres, douze baffes ! Mais il serait vraiment injuste de ne pas parler du gros pavé de l’album. Un morceau ultra destructeur du doux nom de « Real recognizes real ». Pour résumer, Jasta a réuni tous ses potes dans la même pièce, a balancé la sauce et chacun s’est mis à hurler dans le mic. Quand on sait que les amis de Jamey se nomment Roget Miret (Agnostic front), Freddy Circen (Madball), Al Barr (Dropkick Murphy’s), Pete Morcey (100 demons), Paul Bearer (Sheer terror) et le formidable Ice-T (Body Count certes, mais aussi trois ou quatre albums indispensable en gangsta rap), on se doute bien que le résultat va envoyer du bois.

Et la déception n’est pas de mise. Si votre fantasme musical est d’entendre Ice-T beugler « Motherfucker show respect » avec en fond musical l’équivalent ultra énervé de ce que peut nous proposer Hatebreed, ce morceau est pour vous. Rajoutez à cela le père Miret qui vomit littéralement  ses vocaux et vos obtenez un des morceaux le plus rentre-dedans du genre. « In your face » comme cet album, simple mais surtout EFFICACE ! On n’en demandait pas plus.

[9.5/10]

N(666)       

Liens Internet : http://www.myspace.com/icepick

                          www.icepickhardcore.com

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Jorn – Unlocking The Past [Frontiers – 2007]

Jorn_Unlocking_Cover1. On and On 2. Fool For Your Lovin' 3. Cold Sweat 4. Lonely Is The Word/Letters From Earth 5. Burn 6. Feel Like Making Love 7. Kill The King 8. Perfect Strangers 9. Naked City 10. The Day The Earth Caught Fire

Jorn Lande a parfois été critiqué pour ses propensions au mimétisme vocal, sa capacité à adopter les intonations de la plupart des grands chanteurs du métal étant interprétée comme l'absence de toute personnalité comme chanteur. Pourtant la carrière chaotique mais riche du norvégien enjoint à constater que la créativité de l'homme est bien réelle, qu'elle s'exprime en solo ou dans le cadre d'un groupe (Ark, Masterplan, Millenium).

Sur ce Unlocking The Past, toutefois les nouveautés ne peuvent paraître que comme limitées : amateur de reprises diverses, Jorn Lande a choisi de réaliser un disque de cover, piochant dans quelques titres enregistrés mais non publiées jusqu'alors, ou enregistrant quelques nouvelles chansons à cette occasion. L'ensemble est un peu chiche en terme de durée, et la chose est d'autant plus patente qu'on peut déplorer l'absence de quelques reprises de qualité mais isolées sur quelque best of obscur (« On And One » est issu du best of de Millenium dont on aurait aussi pu extraire l'excellente « I Surrender »). Cette parcimonie s'excuse en partie par une qualité vocale mais aussi instrumentale assez stupéfiante. Si l'on savait Lande à l'aise dans le registre de Coverdale (« Fool For Your Lovin ») ou de Dio (les reprises de Black Sabbath et de Rainbow), on l'imaginait plus mal à la manière d'un Paul Rodgers ou d'un Phil Lynott (« Cold Sweat »). En fait s'il excelle à chaque instant sur ces morceai, il est encore plus particulièrement intéressant lorsque il réhabilite un titre obscur de City Boy (« The Day The Earth Caught Fire »). C'est sans doute à ce moment que son retour rétrospectif sur le passé du Hard rock se fait le plus passionnant.

Baptiste

[8/10]

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13 janvier 2007

Sinner - Mask of Sanity

Sinner_Cover_FinalMTM - Underclass / 2007
Tracklist (50:07) :

01.The Other Side 02.Diary Of Evil 03.Badlands 04.Black 05.Thunder Roar 06.The Sign
07.Revenge 08.Under The Gun 09.Can't Stand The Heat 10.No Return 11.Last Man Standing

Sinner, malgré le statut de son leader au sein de l’entreprise Nuclear Blast, a fait partie en 2006 de la charrette des groupes de Heavy conduits par le label à l’échafaud. Le chanteur / bassiste, qui oeuvre également dans Primal Fear, a trouvé refuge chez ses compatriotes de MTM, et poursuit ainsi l’aventure commencée il y a plus de vingt années.

Le line-up a à nouveau subi quelques retouches avec l’intégration définitive du batteur Klaus Sperling, un ancien Primal Fear qui avait déjà joué live avec Sinner, notamment en tournée et lors de festivals.

Le précédent album du groupe (« Execution ») avait surpris, la formation atteignant une puissance inédite la concernant, Sinner ayant plus l'habitude d'aborder la chose d’un côté Heavy Soft, voire par moment FM. Avec « Mask of Sanity », le groupe opère un retour à son classicisme, mais le talent de compositeur de Matt Sinner reste intact. En effet, cet album recèle une quantité de chansons accrocheuses incroyable, et même les ballades, qui se rapprochent plus de ce que fait Primal Fear dans ce genre d’entreprise, passent bien.

La production, assurée par Matt Sinner lui-même, est excellente, rendant parfaitement justice à tous les instruments et notamment au chant particulièrement limpide. Par ailleurs, on ne peut que se délecter du jeu de guitare de Tom Naumann, assassin en rythmique et excellent pour pondre des solos mélodiques à souhait, dans plus pure tradition Métallique Allemande.

Andy B. Fransk (Brainstorm), Ralf Scheepers (Primal Fear) et Martin Grimm (Mystic Prophecy) apparaissent en tant qu’invités sur ce disque, certes pas révolutionnaire, mais varié et des plus agréables. Pour avoir vu Sinner sur scène, je peux vous assurer que le groupe vaut le détour, dommage qu’il se fasse si rare en nos terres…

Nota : L’édition limitée contiendra la reprise de Thin Lizzy « Baby Please Don't Go » et le video clip «  Diary Of Evil ».

Site officiel : http://www.matsinner.de/

Myspace officiel : http://www.myspace.com/matsinner1

[07/10] Murder-One

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Twisted Sister - A Twisted Christmas

TwistedDemolition - Season Of Mist / 2006
Tracklist (41:47) :

01. Have yourself a merry little Christmas 02. Oh come all ye faithful 03. White Christmas 04. I'll be home for Christmas 05. Silver bells 06. I saw mommy kissing Santa Claus 07. Let it snow 08. Deck the halls 09. The Christmas song 10. Heavy metal Christmas 11. Merry Christmas 12. White Christmas

Il y a des moments ça n’est pas évident d’être fan d’un groupe… Je m’explique : Twisted Sister c’est reformé il y a maintenant quelques années, et le groupe était parti sur les bases de faire des tournées et de ne pas faire de nouvel album, n’étant pas persuadé qu’il arriverait à proposer du bon matériel. Etant client de ce genre de nostalgie, cette démarche n’avait rien pour me choquer, préférant ne rien avoir de neuf à me glisser dans les conduits auditifs plutôt que de m’envoyer quelque chose d’indigne. Et puis voilai qu’un beau jour les sœurs tordues indiquent qu’elles vont commercialiser une compilation de chants de Noëls… Je pensais que ça allait faire mal… et bien c’est encore pire !

Je ne vais pas en écrire des pages, que ce soit l’intro sensée être drôle, en passant par le clins d’oeils appuyés sur les meilleures composition du groupe (« SMF », « We're Not Gonna Take It », etc…) ou les riffs usés jusqu’à la corde, rien ne vient jamais éveillé le moindre intérêt. Ce ne sont pas non plus les guests Doro (inaudible, à se demander si elle est bien là !) ou Lita Ford qui viendront éviter le naufrage. Au mieux quelques soli valent le détour, mais la production est tellement mauvaise (eh les gars, c’est une démo votre blague ?) que l’on a du mal à les apprécier. En plus les reprises elles-mêmes ne sont pas géniales et le chant de Dee Snider est lointain.

Il est très difficile d’aller au bout de ce disque, en définitive tout pourri, et d’atteindre ce douzième morceau qui est en fait un faux bonus, où les membres du groupe crient qu’ils nous souhaitent un Twisted Christmas. Quand on pense que Jay-Jay French (guitare) a dit que des ventes de « A Twisted Christmas » dépendait l’avenir discographique du groupe, on peut légitimement se dire que ce dernier est plus qu’hypothétique.

Putain presque vingt ans d’attente depuis le dernier album studio de Twisted Sister pour ça… Y-a des Noëls vraiment pourris… Je n’ai pas du être sage, je ne vois pas d’autre explication…

Site officiel : http://www.twistedsister.com

[01/10] Murder-One

Posté par murder1 à 18:31 - Chroniques d'albums - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grave Digger - Liberty Or Death

GRAVEDIGGER_CoverLocomotive Records - Underclass / 2007
Tracklist (56:40) :

01. Liberty or Death 02. Ocean of Blood 03. Highland Tears 04. The Terrible One 05. Until the last King died 06. March of the Innocent 07. Silent Revolution 08. Shadowland 09. Forecourt to Hell 10. Massada

Il y a quelques mois, Grave Digger inaugurait son nouveau contrat avec Locomotive Records en sortant le maxi-CD « Yesterday ». Dessus figurait un inédit de qualité, qui dans la plus pure tradition du groupe attisait l’attention quand à ce que serait ce nouvel album des Allemands.

« Liberty Or Death », dont la pochette est sublime, se rapproche à nouveau du concept album, Chris Boltendahl (chant) et les siens se concentrant cette fois sur des histoires liées aux guerres et à la paix.

Globalement cet album, à la production exemplaire, reprend la direction confirmée avec le précédent opus du groupe « The Last Supper » , c'est-à-dire un ralentissement des rythmes et un côté ambiance plus affirmé. Mais entendons nous bien, point de soupe ou de sous-Heavy ici ! Nous avons toujours affaire à du bon gros Grave Digger des familles, mais désormais, les Allemands semblent attacher plus de soin à leurs compositions, donnant à l’ensemble de l’œuvre plus de cohésion.

Le chant ne faiblit pas avec le poids des ans, conservant son inimitable timbre rocailleux. Les soli de Manni SCHMIDT sont également très réussis, jouant comme il faut sur les ambiances, permettant ainsi à ce « Liberty Or Death » de rester dans l’esprit général, en un mot : le concept.

De ce fait il semble bien délicat de dégager tel ou tel morceau de cet album, et si je devais me lancer dans ce genre d’exercice, il me faudrait détailler chaque titre.

2007 n’aura pas la peau de Grave Digger, et même si quelques fans de la première heure peuvent être déroutés par l’approche plus nuancée du groupe, ils seront écrasés par le côté massif de ce disque.

Nota : l’édition limitée digipack contiendra le bonus « Ship of Hope ».

Site officiel : http://www.grave-digger.de/

[07,5/10] Murder-One

Posté par murder1 à 16:44 - Chroniques d'albums - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2007

Solitude Aeturnus - Alone (Massacre Records/Season Of Mist (2006)

Solitude
Tracklist (60:34) : 1. Scent Of Death 2. Waiting For The Light 3. Blessed By The Dead 4. Sightless 5. Upon Within 6. Burning 7. Is There 8. Tomorrow's Dead 9. Essence Of Black

Le fait que “Scent Of Death”, premier morceau de Alone, nouveau disque des texans de Solitude Aeturnus rappelle immédiatement le tout premier album du groupe 'Into the Depth Of Sorrow”, sorti il y a déjà quinze ans, explique notre amour pour ce groupe. Depuis le début de sa carrière, Solitude Aeturnus suit son propre chemin, peu importe les changements de line-up, les modes la modernité et toutes ces futilités. Quand les bonnes compos sont là, la qualité est forcément au rendez-vous. Les bonnes compos sont encore de mise en 2006. Alone est un album de doom mélodique, presque heavy. En fait, on devrait plus parler de Heavy Metal lent. Rien à voir avec le doom à la mode en scandinavie. Le chant de Robert Lowe est toujours aussi magistral, et même plus mature, il donne carrément des frissons sur “Scent Of Death”, avec ses mélodies arabisantes. Ce chanteur est une merveille complètement sous-estimée. Les riffs sont lents, mélodiques, tout en étant puissants et entraînants. Solitude Aeturnus joue sur la variation de tempos, ce qui élimine directement le problème de la monotonie quasi inhérente au doom. Le départ en trombe de “Waiting For The Light” après le lent et contemplatif “Blessed By The Dead” ne manquera pas de faire son effet et il en est de même pour chaque chanson. Solitude fait du Solitude et une fois de plus Alone est prenant, entraînant, classieux et largement au-dessus de la masse. La longeur des chansons est une force et les différentes ambiances distillées par la force des riffs et du chant sont d'une pureté remarquable.
Les amateurs se jetteront sur Alone et les novices ne doivent sûrement pas être découragés par leur retard de quinze ans. Comme on vous le disait, commencer par Alone ou par les deux premiers albums du groupe (réédités ces jours même) mène au même point : la découverte d'un groupe unique et magistral.

Yath [9/10]

Solitude Aeturnus

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Norma Jean - Redeemer (Century Media - 2006)

NJTracklist (41:46) : 1. A Grand Scene For A Color Film 2. Blueprints For Future Horns 3. A Small spark Vs A Great Forest 4. A Temperamental Widoer 5. The End Of All Things Will Be Televised 6. Songs Sound Much Sader 7. The Longest Lasting Statement 8. Amnesty Please 9. Like Swimming Circles 10. Cemetary Like Stage 11. No Passenger : No Parasite

Alors là, stop. Par pitié, arrêtez, on vous en supplie ! Norma Jean fait du “Screamcore”. Et si ce groupe paye pour tout le monde, tant pis. Toute cette nouvelle scène de groupes machin-core, torturés et très “vénères” semble avoir oublié que la musique est faite pour être écoutée. C'est sûr, quand ça permet de purger et d'exorciser les démons, ça peut être encore plus poignant. Mais le summum est ici atteint. L'écoute de Redeemer est douloureuse. Pas douloureuse dans le sens où elle dégage beaucoup trop d'émotions, non. Douloureuse pour les oreilles, pour le cerveau. C'est ultra dense, ça part dans tous les sens, le chanteur crache ces tripes en permanence et ça vous prend à la gorge dès les premières secondes de “A Grand Scene for a Color Film”. C'est une qualité, mais là, on sature, ça n'a ni queue ni tête, c'est douloureux pour être douloureux en somme. Alors, bien sûr, on peut reconnaître des qualités à Redeemer, ne serait-ce que le son quasi parfait concocté par Ross Robinson. Réussir à sortir un son cristallin et précis de ce bouilli est un exploit. Les riffs sont tordus mais ingénieux, parfois même puissants (“The End Of all Things Will Be Televised”), mais en partant dans tous les sens, sans jamais développer leurs idées, les Norma Jean massacrent leurs bonnes intensions.
On est certainement dur avec le groupe. Finalement, les zicos sont ultra performants. Le batteur réussit l'exploit de suivre l'hystérie collective sans faire n'importe quoi et le chanteur Cory Brandan hurle et chante en voix parfaitement claire. Mieux que plein d'autres chanteurs. Seulement voilà, on peut dire ce qu'on veut, Redeemer, on n'arrive pas à l'écouter, ni à avoir des émotions, ni à rentrer dedans. Trop dense, trop hystérique, trop bruitiste et probablement trop égoiste. Messieurs, il est temps d'écrire des chansons !

Yath [3/10]

Norma Jean

Posté par yath à 21:13 - Chroniques d'albums - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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