Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

26 novembre 2006

Whitesnake – Live In The Shadow Of The Blues

B000JGF1O0SPV – Replica / 2006
Tracklist (xx:xx)

CD 1 : 1. Bad Boys 2. Slide It In 3. Slow An' Easy 4. Love Ain't No Stranger 5. Judgement Day 6. Is This Love 7. Blues For Mylene 8. Snake Dance 9. Cryin' In The Rain 10. Ain't No Love In The Heart Of The City 11. Fool For You Lovin' 12. Here I Go Again 13. Still Of The Night

CD 2 : 1. Burn/Stormbringer/ Burn 2. Give Me All Your Love Tonight 3. Walkin' In The Shadow Of The Blues 4. The Deeper The Love 5. Ready N' Willing 6.  Don't Break My Heart Again 7. Take Me With You Bonus tracks studio 8. Ready To Rock 9. If You Want Me 10. All I Want Is You 11. Dog 

Whitesnake affiche une santé insolente depuis quelques années et se rappelle au souvenir de tous ses fans en tournant de manière intensive, notamment à travers l'Europe. Les Français (sauf les Toulousains) étant privés de concert, ils devront se contenter de enregistrement faisant suite à un DVD déjà salué lors de sa sortie. Toutes les qualités musicales présentes sur le DVD sont ici toujours présentes et on ne dira jamais assez à quel point le line up actuel du Serpent Blanc comble toutes les attentes. La maestria de Doug Aldritch et de Red Beach étant admise on remarquera un David Coverdale globalement très en forme, notamment sur les titres lents (« Love Ain't No Stranger », « Is This Love »), même si on le sent plus prédisposé à « s'économiser » sur certains morceaux (« Bad Boys », par ailleurs très puissant). En outre, sur les nouveaux titres studio présentés en fin de CD, il se montre toujours très convaincant.

Si la set-list reprend globalement celle du DVD, quelques titres de bon aloi ont été rajoutés, comme le superbe « Deeper The Love » ou un très dynamique « Slide It In ». Les interprétations sont sans faille et le son, plutôt brut, colossal ; la batterie survoltée de Tommy Aldridge n'est pas pour rien dans une telle puissance. Le Whitesnake actuel pourrait sembler être uniquement l'hériter de celui de l'époque « américaine », si les quatre nouveaux titres ne laissaient pas entrevoir une synthèse très féconde : du zeppelinien « Dog », au speedé « Ready To Rock » en passant par une jolie ballade, « All I Want Is You », on se retrouve à la croisée du hard bluesy des débuts et du heavy rock ultérieur. Même si ces morceaux ne sont pas les meilleurs de David Coverdale, ils restent de qualité et augurent un avenir faste pour le chanteur. Encore un live incontournable.

Baptiste

[9/10]

Posté par Avangion à 22:51 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Belphegor – Pestapokalypse VI

bel(2006 – Nuclear Blast)

Durée : 38:05

1. Belphegor – Hell’s Ambassador 2. Seyn Todt in Schwartz 3. Angel of Retribution 4. Chants for the Devil 1533 5. Pest Teufel Apokalypse 6. The Ancient Enemy 7. Bluhtsturm Erotika 8. Sanctus Perversum 9. Das Pesthaus / Miasma Epilog

Bonus : vidéos de Belphegor – Hell’s Ambassador et de Bluhtsturm Erotika

Nuclear Blast a réussi un grand coup en 2006 en accueillant parmi ses rangs les princes du black-death, Belphegor qui a réussi à se placer dans le panthéon des maîtres du genre avec leurs deux derniers albums dévastateurs.

Pour fêter leur arrivée dans l’écurie Nuclear Blast, Belphegor a concocté un véritable bijou de maîtrise et de brutalité qui fera trembler plus d’une muraille. Pestapokalypse VI, concept album sur la grande Peste, ravira tous les inconditionnels de Belphegor et risque fort bien de grandir encore les rangs de leurs fans, tant le mur de son développé par Helmut & co est dévastateur. Le commentaire indiqué sur le livret est bien clair : No excuses to no one, we are Belphegor, fukk you ! Le ton est lancé, le passage dans une maison de disques plus « commerciale » ne risque pas de calmer ces furieux autrichiens.

L’album débute sur les chapeaux de roues avec Belphegor – Hell’s Ambassador. Pas de doute, le son est énorme, la prod aux petits oignons et les premiers relents sulfureux se font sentir, mais Belphegor réserve plus d’une surprise, dont le pesant Angel of Retribution, morceau mid-tempo qui étale la maîtrise du groupe qui conserve une atmosphère étouffante tout en calmant le jeu de façon impressionnante, tout comme Vader sur son dernier album avec Predator.

Chants for the Devil 1533 enchaîne avec un refrain entêtant qui s’accroche définitivement aux tympans et un solo de guitare magistral. Seul regret sur ce morceau : les plus observateurs auront remarqué que les paroles sont identiques au morceau Festis Asinorium et que la structure du morceau est assez proche. Sur un album de 9 morceaux, retrouver un morceau fortement basé sur un ancien morceau est tout de même décevant. Heureusement, Belphegor se rachète en passant la vitesse supérieure et en balançant Pest Teufel Apokalypse, véritable brûlot black-death lancé à toute vitesse, et un The Ancient Enemy tout aussi furibard. Le batteur martèle sans répit, les riffs se taillent une place de choix dans les oreilles et Helmut s’en donne à cœur joie.

Un autre grand moment de l’album est Bluhtsturm Erotika, morceau chanté (grogné plutôt) en allemand et calmant de nouveau les esprits pour culminer sur un refrain jouissif qui en fera certainement chanter plus d’un en concert. Pas de doute, Belphegor maîtrise aussi bien les morceaux mid-tempo que les morceaux supersoniques ! Dernier véritable morceau avant l’instrumental qui clôture l’album de façon grandiose, Sanctus Perversum met un bon pain dans les dents et assied la suprématie de Belphegor au sommet des grands du black-death. Comme je l’évoquais un peu plus haute, l’instru dépote sévèrement, véritable démonstration de force qui mettra tout le monde d’accord.

En bonus, deux vidéos, dans le style bien typique de nos amis autrichiens. À noter que cet album est également sortie en version ultra-limitée à 500 exemplaires sous la forme d’une boîte en fer contenant, outre l’album en version digipak, un patch, une ceinture Belphegor et une ration de survie (?). Un album indispensable, qui risque bien de finir dans mon top 3 personnel des meilleurs albums de 2006 (qui sera pourtant un grand cru avec le nombre de sorties de qualité ces derniers 12 mois).

Site officiel : www.belphegor.at

Note : 9/10

Posté par Mister Patate à 15:17 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 novembre 2006

Solefald – Black For Death: An icelandic odyssey part II

solefaldSeason Of Mist / 2006

Track List (50:45)
1. Red for Fire, Black for Death 2. Queen in the Bay of Smoke 3. Silver Dwarf 4. Underworld 5. Necrodyssy 6. Allfathers 7. Lokasenna part 2 8. Loki Trickster God 9. Spoken to the End of All 10. Dark Waves dying 11. Lokasenna part 3 12. Sagateller

Dans son odyssée, le duo Lazare/Cornelius, après avoir évoqué le feu rougeoyant, aborde le côté sombre de la mort dans un esprit toujours aussi ingénieux et torturé.
Pour certains ces deux parties indissociables ne sont que bouillie indigeste et musique aléatoire sans queue ni tête tellement chaque morceau regorge de richesses imbriquées les unes aux autres.

Votre serviteur a eu du mal à mesurer toute la dimension mise en avant dans cette musique mais à l’écoute du triste et pervers Queen in the bay of smoke, la confirmation m’est apparue que ce nouvel opus du duo Solefald tenait plus du grand art que du n’importe quoi.
Certes, l’approche est complexe et non aisée mais Black For Death confirme et supplée Red For Fire en usant des mêmes éléments.
Je serais bien prétentieux de mettre en avant de façon exhaustive toutes les subtilités émotionnelles et musicales mises en exergue même si les claviers se remarquent sur Necrodyssy, le saxophone sur Underworld et les violons douloureux sur Queen in the Bay of Smoke.
A travers ces douze compositions, une fois de plus l’auditeur est ballotté entre déflagrations et atmosphères doucereuses toujours teinté de sombres desseins.

Cette odyssée en deux parties relève du génie tordu de la musique sombre, surnager à la surface de cette œuvre permet de rester la tête hors de l’eau et donc survivre à la complexité de Solefald. La solution demeure pourtant de se laisser emporter dans le fond des abysses au risque bien évidemment de ne pas en sortir indemne mais c’est le prix à payer pour comprendre et assimiler toute la perversité et la beauté de ces albums.

http://www.solefald.org

Clayman [9,5/10]

Posté par clayman à 21:41 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mortal Love - Forever will be gone

Massacre records/2006
cover_fronttrack list (40:18) 01. I Make The Mistake 02. Of Keeping The Fire Down 03. While Everything Dies 04. My Shadow Self 05. In The End Decides 06. To Choke You Now 07. So I Betray The Mission 08. Still It Has Only Just Begun 09. As We Cannot Be One 10. Forever Will Be Gone

Mais pourquoi diable cet excellent combo norvégien n'a pas encore sa place dans l'élite du metal gothic pop (à chanteuse, évidemment) ?

Franchement, il y a de quoi s'étonner à l 'écoute du troisième album, qui clot un cycle explicité par les titres des 3 opus : "all the beauty"-"I have lost"-"Forever will be gone" : enlevez les guillemets et vous obtenez une phrase complete et logique. Astucieux non ?

Mais je m'égare. La faute peut-être à un manque de concerts intensifs, ou bien la plastique de la chanteuse qui n'a pas la chance d'être un clone de la top model d'Epica ?

Après un superbe premier essai, il est vrai que le suivant, trop long, recherchant des effets à la mode, avait un peu cassé l'enthousiasme. Mais avec Forever will be gone, on revient à un format plus ramassé.Surtout, une amélioration apparaît dans tous les domaines : le son, les mélodies, les arrangements, les parties de batterie... Même le chant de Cat s'est bonifié. Si des voix masculines s'immiscent discrètement, c'est dans un contexte d'enrichissement, d'autant plus qu'elles ne sont pas forcément hurlées, mais parfois plus gothiques ou parlées.

Les vélleités pop de Mortal Love s'affirment aussi, n'altérant en rien la puissance de l'ensemble. Certains arrangements de guitares et de claviers font même explicitement référence à la new wave ou au trip hop. Mais encore une fois, tout cela est parfaitement intégré à des compos homogènes en qualité.

Particulièrement recommandé aux amateurs de the Gathering période Mandylion-Nightime Birds et Within Temptation.

[8/10] David Taugis

http://www.mortallove.com

Posté par david taugis à 11:50 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2006

Blut Aus Nord - M.O.R.T (Candlelight 2006)

Cover_Blut_aus_nord

Track list (47:15): 1.Chapter I 2.Chapter II 3.Chapter III 4.Chapter IV 5.Chapter V 6.Chapter VI 7.Chapter VII

8. Chapter VIII

Par où commencer  ? Comment décrire l’indescriptible ? Et puis surtout comment trouver les mots pour chroniquer ce nouvel opus de Blut Aus Nord ?

MORT est un album insondable, extrêmement difficile d’accès qui fait suite à un  ep qui se rapprochait plutôt de l’ambiant  (Thematic emanation of archetypal multiplicity).

Metamorphosis of Realistic Theories, lui, est une sorte de pièce musicale ultra complexe divisée en huit chapitres ou mouvements. Faire une description titres par titres se relèverait superflue dans la mesure où on ne peut appréhender cet album que dans son ensemble.

On parlera de black metal peu orthodoxe, d’un esprit maléfique très présent, de touches industrielles poussées et surtout d’une ambiance sinistre et glaciale.  Rajoutez à cela des voix caverneuses traitées comme un instrument à part entière et vous obtenez la parfaite bande originale d’un nouveau Blair Witch . Le genre de musique à écouter la fenêtre ouverte un soir de Janvier.

Que dire de plus, hormis le fait que cet album est excellent de bout en bout, que personne n’en ressortira indemne, que Blut Aus Nord est vraiment l’espoir confirmé du black metal moderne…

En tous cas, avis aux amateurs car si vous voulez toucher le fond de l’abîme, cet album est fait pour vous.

Un album sinistre, chaotique, unique, glacial, lovecraftien, essentiel.

N(666).

[9,5/10]

Lien internet : http://www.e-c-h-o-e-s.com/ban/index.html

Posté par N666 à 22:26 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Wetton/Downes – Icon II – Rubicon [Frontiers – 2006]

ICON_rubicon_cover1.The Die Is Cast 2. Finger On The Trigger 3. Reflections (Of My Life) 4. To Catch A Thief 5. Tears Of Joy 6. Shannon 7. The Hanging Tree 8. The Glory Of Winning 9. Whirpool 10. Rubicon

La constellation Asia a maintenant trois étoiles : outre Asia reformé intégrant Steve Howe et Carl Palmer et le projet de John Paye – GPS –, Wetton et Downes poursuivent leur compagnonnage pour un deuxième disque d'Icon. Encore une fois, la démarche s'avère un succès et l'on se félicitera de la probité et de l'intelligence des deux hommes. Plutôt que de ressusciter une énième version d'Asia, ils préfèrent explorer des sentiers musicaux quelque peu différents sans s'encombrer d'un nom aux références complexes et ambiguës.
Ici, si nous sommes toujours dans le progressif et l'AOR, l'optique est différente de celle du premier Asia, celui de l'époque de Wetton et des tubes mondiaux. Plus apaisée et moins directement accrocheuse, la musique du duo lorgne vers des horizons plus calmes, d'où l'abondance de titres lents, dont les très beaux duo avec une ici suprenante Anneke van Giersbergen (The Gathering). Cette douceur justifie la présence de plus en plus fréquente d'un violoncelle accentuant la touche mélancolique de ce Rubicon. Elle permet à une vraie richesse musicale de s'exprimer sur les morceaux les plus ambitieux du disque (« Rubicon ») tout en sachant s'effacer devant la dynamique de morceaux plus vigoureux (« Finger On The Trigger » ou « The Die Is Cast »).
Rubicon constitue donc un très bel objet musical, au-delà mais non en deça d'Asia.

Baptiste

[8/10]

Posté par Avangion à 13:17 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2006

Regurgitate - Sickening bliss

regurgitate___sickening_blissRelapse – Active Entertainment / 2006

Tracklisting :
01.bliss 02.adbucens eminence 03.euphoric state of butchery 04.cocoon of filth 05.putrid serenity 06.tenderizing the malformed 07.violent necrophilic climax 08.cavernous sores 09.reborn in latrinic ecstasy 10.bleed on me 11.gutrot hogfrenzy 12.undying lust for cadaverous molestation 13.battered with a brick 14.devoured by ghouls 15.addiction 16.(we are) sadistic hateful scum 17.worm eater 18.perish in blood 19.upheaval of human entrails 20.bathed in feculence 21.bestial sons of devastation 22.defile 23.detarioration of grated genitals 24.excremental ingestment 25.hacksaw hysterectomy 26.catatonic possession

Il y a quelque chose foutrement pratique avec un album de gore-grind. On assiste à un tri rapide et ultra-sélectif du lectorat. Ici pas de râleurs, les gens n’appréciant pas le style ayant rebooté leur pc dès la vue de quelques titres et de la pochette de peur de choper un virus.
Ce qu’il y a de pratique également avec Regurgitate, c’est qu’au moins on sait exactement ce vers quoi on se dirige. (Enfin… On espère !)

Encore une fois le groupe a changé de line-up depuis le dernier opus… Encore une fois le groupe s’est amélioré et a mis toutes ses tripes (sans mauvais jeu de mot) dans cet album… Encore une fois les fans ne seront donc pas déçus.

Un feeling plaisamment rétro traîne dans le coin. On peut le retrouver aussi bien dans un son fluide mais un petit peu underground là où ça fait du bien, que dans une interprétation qui tout en mettant une bonne dose d’expérience et de style perso va se balader parfois du côté des bons vieux classiques du genre.

Rien à redire au niveau de l’instrumental, tout y est fait vite et bien. C’est carré, ça poutre dans les parties sensibles et ça déchire accessoirement les oreilles si affinité il y a. Le gore-grind transpire par tous les orifices de ces suédois déjantés et on se régale avec une très bonne interprétation de l’ensemble et un chant carrément barré.

Ici donc point de surprise… Du sang, des organes, des parties génitales là où on ne les attend pas, du gros son, du bon headbanging… Si vous en êtes arrivés jusque là de la chronique, achetez ce p****n de cd !

Necrogunslinger [07.5/10]

Posté par necrogunslinger à 20:16 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2006

Riot – Army Of One

riotMetal Heaven - Underclass / 2006

Track List (66:08)
1. Army of One 2. Knockin at My Door 3. Blinded 4. One More Alibi 5. It All Falls Down 6. Helpin Hand 7. The Mystic 8. Still Alive 9. Alive in the City 10. Shine 11. Stained Mirror 12. Darker Side of Light

Mark Reale est-il immortel et peut-il perpétuer sans dommage la carrière déjà plus que longue de son bébé Riot ?
A la première question il faut répondre que le sort vital du monsieur n’est pas en nos mains quant à la seconde, la carrière de Riot est tellement ponctuée de hauts et de bas que la seule vraie question est de savoir si Army Of One, le déjà conséquent treizième album, vaut le détour. Estimons nous également heureux de voir cet opus dans nos bacs, les japonais ont souvent eu la primauté voire l’exclusivité des sorties du groupe. Dans tous les cas ils ont l'intelligence de soutenir Riot depuis des lustres.

Après le très gros Metal Blade, c’est au tour de Metal Heaven de prendre en charge ce groupe historique et cette nouvelle rondelle qui alterne très bien le heavy rock classique et le son le plus récent de Riot.

Mark Reale a réussi le pari de ne léser aucun des fans de Riot en proposant des titres metal speedés jusqu’à un hard rock teinté de FM mais à chaque fois les mélodies font mouche rehaussées comme il se doit par l’inévitable Mike Dimeo au chant.
La fine équipe tient une nouvelle fois la route, rôdée qu’elle est par dix ans de bons et loyaux services auprès de Mark, seul cette fois-ci le poste de batteur se voit réattribuer avec la présence de Frank Gilchriest (Virgin Steele).
L’efficacité et le feeling ne font pas défaut, les démonstrations du maître es guitare tiennent toujours une place importante dont la découverte subjugue à chaque note.

Trente ans de carrière n’ont pas entamé la volonté de Mark Reale et ce type peut se targuer de rester un modèle dans son domaine d’autant que la production de ce Army Of One est à la fois moderne écraser la sensation d’être en présence de morceaux pondus pendant les eighties.
Encore une fois, Riot devrait mériter une reconnaissance plus accrue.

Clayman [7,5/10]

Posté par clayman à 21:40 - Chroniques d'albums - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2006

Beggar's Bride – Boulevard Of Broken Dreams [MTM/Underclass – 2006]

Boulevard_Of_Broken_Hearts1. Broken Dreams 2. Footsprint In The Sand 3. Ruled By Clowns 4. You Were My Shunshine 5. Dreams 6. I Think It's Over 7. Eight Feet Below 8. First Way Out 9. The Radio Is Playin' Softly 10. Tattoo-Nancy 11. Thousand Miles From Home 12. The Open Sea 13. Below (acoustic version)

La stratégie de diversification de catalogue se poursuit avec obstination du côté de chez MTM : après un disque plus rock hard moderne de Dacia, le label allemand propose aujourd'hui un disque de rock américain loin de ses horizons habituels. Malgré la présentation officielle en faisant un nouveau projet d'AOR du chanteur, compositeur, guitariste et producteur Holggy Begg, malgré la présence de noms connus de la scène hard rock tels Marc Storace (Krokus) ou Gary Barden (ex-MSG), les horizons musicaux de Beggar's Bride sont loin de ceux de Metalchroniques.

En effet, la saturation est assez rare ici, les mélodies parfois intimistes (écouter le beau duo sur « Footprint In The Sand »), la musique souvent aérienne. À vrai dire, l'ensemble est plaisant et l'écoute de ce Boulevard Of Broken Dreams s'avèrerait très adaptée au milieu du Grand Canyon ou d'une autoroute californienne, – comme le conseille d'ailleurs le mentor de Beggar's Bride. Nous n'irons pas à en faire une réalisation marquante. Si elle pouvait permettre à MTM de se garantir un public plus large et plus ouvert tout en en garantissant quelques écoutes agréables, l'objectif fixé serait largement atteint.

Baptiste

[6/10]

Site Myspace

Posté par Avangion à 12:13 - Chroniques d'albums - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2006

Forest of Silence - Philosophy of Winter

forest_of_silence___philosophy_of_winter

Candlelight – Innovative Promotion / 2006

Tracklisting :
01.bringer of the storm 02.spirits of the wind 03.at the dawning of chaos 04.path of destruction 05.philosophy of winter


Adeptes de forêts fantomatiques et de black metal aux atmosphères glaçantes et chargées d’émotions (les deux vont rarement l’un sans l’autre), approchez et écoutez la bonne parole.
Né de l’imagination du claviériste Winter (connu pour son travail dans Sear Bliss), et déjà respecté dans le milieu underground, Forest of Silence nous amène ici sa première offrande sous forme d’album.
Imprégné par l’ambiance triste et froide  de ce qui se fait de mieux dans le black metal atmosphérique ; ce Philosophy of Winter est une véritable ode aux esprits de la nature, de par ces compositions longues et enivrantes, véritables petits concentrés d’émotion et de terreur.

Musicalement, le groupe en impose. La production est juste assez soignée pour qu’on puisse profiter calmement de ce que le groupe a à nous apporter tout en restant tout de même proche des ambiances développées dans ce milieu intimiste qu’est le true black.
Inutile de se voiler la face, c’est bel et bien le clavier qui guide le reste de la troupe, en posant des ambiances et en jouant sur les sons de façon très plaisante. On retiendra particulièrement pour cela des titres comme At the Dawning of Chaos ou le très bon Philosophy of Winter.
Les grattes ne sont pas en reste, et si elles demeurent moins innovantes elle sont tout de même très bien placées et se font entendre avec brio…
Il est simplement triste de constater que le point faible du groupe reste le chant , trop basique en général, et trop moyen lorsqu’il essaie de se diversifier comme sur le titre Spirit of the Winds. Il ne ruine pas l’ensemble, mais le groupe gagnerait sans aucun doute à l’améliorer sans attendre… Car avec un travail pareil, il serait dommage de s’arrêter en si bonne voie.

Necrogunslinger [07.5/10]

Posté par necrogunslinger à 18:53 - Chroniques d'albums - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13   Page suivante »