Metalchroniques

Blog du webzine Metalchroniques consacré à toute l'actualité du metal

03 février 2007

Phazm - Concert du 21 Janvier 2007 au Klub (Paris)

Pour commencer, je voudrais juste remercier "Les acteurs de l'ombre" d'avoir pris le risque d'avoir organisé ce festival. Pourquoi ? Eh bien parce qu’il est de plus en plus rare de voir des festivals de musique underground qui permettent, comme ici, de découvrir des formations généralement inconnues. Le public étant de moins en moins aventureux et curieux, l'initiative de ce genre d'évènement n'en est que plus louable avec pas moins de cinq groupes qui nous ont été proposés de découvrir lors de ce glacial Dimanche soir de Janvier 2007.

Je ne pourrais, hélas, pas vous parler de Nôdôsa car une confusion dans les horaires m'aura fait les rater. Idem ou presque, pour les Eyes of emptiness dont je n'ai vu que deux titres. Pour faire court, ce groupe propose un thrash solide qui a eu l'air de satisfaire l'audience.

Passons donc à Folge Dem Wind, et là, on peut dire que la surprise à été la bienvenue.

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C'est couvert d'une fine couche d'argile qui leur confère un look "boueux" que ce quintet a balancé à l'assistance un black/pagan des plus efficaces. Rythmiques guerrières et vocaux d'écorchés vifs sont les principaux éléments de leur musique. Les morceaux tiennent la route et l'on ne peut que se réjouir de leur musique on ne peut plus entraînante. Notons aussi que le chanteur possède un charisme vocal et scénique brillamment et totalement exploité dans le cadre du groupe.

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En quarante, trop courtes, minutes les Franciliens n'ont certes pas révolutionné le genre mais nous en n'ont donné pour notre argent. Une révélation à suivre de près ! Pour sur que l'on en reparlera dans les mois à venir.

Ensuite, arrive le troisième groupe de la soirée, je veux parler de Corrosive Elements. Et là, on rentre dans un autre univers, celui du death thrash'n'roll brutal, direct et bien rentre dedans.

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Les Parisiens ont donné sans compter avec un set nerveux et agressif. Que dire de plus, hormis que ce fut du bon travail et que la chanteuse Emilie donne beaucoup d'elle-même et que niveau vocal on croit deviner qu'elle a beaucoup écouté Holy Moses (franchement, y'a pire comme influences). Hormis quelques problèmes techniques, la prestation s'est avéré excellente. Musique hautement sympathique pour un groupe qui ne l'est pas moins. 

Enfin, la soirée s'est brillamment finie avec le gros morceau zombifié de la soirée, le groupe de Pierrick Valence, Phazm.

Un concert de Phazm, c'est difficile à expliquer car c'est avant tout un état d'esprit à capter. C'est comme le bayou de la Nouvelle Orléans, du rock'n' roll black certes, mais nourri à une forte odeur de Jambalaya putréfié auquel vous rajouterez quelques zombies affamés.   

Bref, pas mal d'entertainment (le décor "squelettique") associé à une musique solide et surtout ultra originale. En onze morceaux, plus quelques intros, le sabbat à été prononcé. Pas moins de sept extraits tirés de l'excellent "Antebellum death'n'roll", le tout joué avec une bonne humeur communicative due en grande partie au bassiste Max.

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Pierrick a par contre bien assuré ses vocaux et d'excellentes parties de grattes, ce qui n'était pas gagné dans la mesure ou il avouera avoir abusé de quelques litres d'alcool.

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Le groupe se produisait en power trio et je dois bien avouer que j'ai trouvé cela beaucoup plus efficace que la prestation que j'ai pu voir sur la face dvd du dernier méfait des Nancéens. Cette prestation nous aura permis d’assister à une bonne heure de black’n’roll ultra efficace qui aura comblé une assistance on ne peut plus motivée.

Pour conclure, ce fut une excellente soirée avec deux sympathiques révélations et la confirmation que Phazm est un groupe avec lequel la scène metal (et pas que la scène française) va devoir compter.

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N(666)

Liens internet:

http://www.myspace.com/eyeofemptiness

http://www.myspace.com/nodosa

http://folgedemwind.free.fr

http://corrosiveelements.com

http://phazm.free.fr/

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22 janvier 2007

Paris - la Loco - 14.01.2007 :

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Taux de remplissage: 200
Son: Bon
Lights: Très légers
Ambiance: Géniale vu les conditions
Moment fort: « Killers »

Setlist:
01. Intro
02. Ides Of March
03. Whrathchild
04. Prowler
05. Marshall Lockjaw
06. Murders In The Rue Morgue
07. The Beast Arises
08. Children Of Madness
09. Remember Tomorrow
10. Impaler
11. Killers
12. Phantom Of The Opera
13. Running Free
-=-=- Rappels -=-=-
14. Transylvania
15. Blitzkrieg Bop (reprise Ramones)
16. Sanctuary

Début d’année en fanfare dans notre capitale, car une semaine après ADX, ce concert de Paul Di’anno a tout pour combler les amateurs de Heavy.

Quelques mots sur l’organisation calamiteuse qui aura des conséquences non négligeables. Quel est l’intérêt de payer pour faire venir à Paris le premier chanteur d’Iron Maiden, si c’est pour ne pas annoncer le concert (absolument aucune promo n’a été faite), et ne pas respecter les demandes de l'artiste (super idée que de prendre un hôtel à une heure et demi de la salle afin que le chanteur, qui n’est plus dans la fleur de l’âge, n’ait pas la possibilité d’aller se reposer après ses 700 kilomètres de route en fourgon), etc…? Alors voila avec des pré ventes catastrophiques (seuls les initiés étaient au courrant du concert), cette légende échoue à la petite loco, condamné à jouer devant un parterre des plus réduits.

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Retour à la musique…

Paul Di’anno est accompagné de son groupe Italien, les Children Of The Damned, avec qui manifestement la complicité est de mise. La set-list est inchangée par rapport aux précédents concerts, étant seulement amputée de deux morceaux de sa carrière solo. Le chanteur interprétera donc majoritairement, avec hargne et rage, des classiques d’Iron Maiden, son chant étant d’un excellent niveau en dépit d’un début difficile. Il détient toujours son timbre inimitable, particulièrement perceptible sur des titres comme « Remember Tomorrow ». Même si il est visiblement fatigué, il donnera tout, allant au bout de lui-même et enflammant cette petite Loco, unanimement ralliée à sa cause. Ses détracteurs auraient du être là pour constater la différence d’ambiance avec le show de la vierge de fer à Bercy en novembre dernier. Comme évoqué il y a quelques mois, ses musiciens tiennent terriblement la route, alliant efficacité et puissance.

Le show laissera chacun d’entre-nous avec un goût de pas assez ; c’était tellement bon que l’on aurait bien aimé que ça dure bien plus longtemps.

Après une courte récupération, le chanteur recevra les fans dans les loges, pour signer des autographes et poser pour des photos, faisant preuve comme d’habitude d’une disponibilité hors norme, qui devrait servir d’exemple à bien des groupes.

A l’arrivée, ce concert, au niveau de la prestation et de l’ambiance a tout d’une réussite, ce qui berce encore plus de regrets quand à la fête qui aurait pu avoir lieu si la promotion avait été faite correctement… Carton rouge donc à cette organisation déplorable qui une fois de plus nous fait passer pour des peintres vis-à-vis des autres pays et surtout hypothèque totalement les chances de voir le père Paulo revenir en France. En effet quand vous vendez moins de deux cent places, quel tourneur, qui ignorant les raisons de ce fiasco financier viendra prendre le risque d’investir dans le bonhomme ?

Album photo: ici

Murder-One

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16 janvier 2007

Penumbra(avec Lac Placide et Markize) Paris, Espace Curial, 9 décembre 2006

Planté au beau milieu d'une cité de la Porte d'Aubervilliers, L'espace Curial est une véritable curiosité, accueillant régulièrement du rock atmosphérique et du metal. Dans son sous-sol bien aménagé, la salle s'avère plutôt bien agencée, permettant de bonnes conditions sonores et un light show décent. Entre 100 et 150 personnes, vraiment pas mal pour un show 100% français.SaMajest__Roy_R_deur_Renaud_Andr__Liedet_121
Pour cette affiche à trois, Lac Placide, qui organisait, lançait la soirée avec un set qui n'a pas enthousiasmé le public, basé sur de longs morceaux aux climats très travaillés. Malgré une indéniable richesse des compos et un savoir faire respectable, le répertoire du groupe manque singulièrement de séduction, et l'alternance chant masculin en français/chant féminin en anglais se révèle plutôt terne. Manque aussi de personnalité du côté des guitares, trop linéaires.Markize_Alina_Andr__Liedet2
Markize vise le créneau Evanescence/Within Temptation dernière mouture, et mise gros sur sa ravissante chanteuse. Look, ambiance : rien n'est laissé au hasard. Si les morceaux ne suprennent guère, ils sont joués avec un certain professionnalisme. Les interventions d'Alina paraissent un peu timides mais c'est probablement un domaine dans lequel elle évoluera après la sortie d'un premier album annoncé cette année. D'autant que le morceau chanté en russe -la culture d'origine d'Alina- ouvre de nombreuses persectives et apporte au groupe un atout peu commun ! Mention spéciale au très bon guitariste soliste qui possède un vrai style, et une technique solide. On pourra toujours reprocher au combo de suivre une mode, mais force est de reconnaître que dans le style metal goth, Markize peut s'imposer en France.Markize5
Penumbra s'était fait rare ces derniers mois et son retour intriguait. La formation a évolué depuis le dernier album,  et la chanteuse a changé.
Dès les premières mesures, le public se rapproche de la scène et l'ambiance monte : Penumbra fait l'unanimité, et rallie même les indécis. Un chanteur death qui maîtrise bien la scène, une chanteuse totalement envoûtante et juste du début à la fin... Un sans faute qui donne envie de découvrir un nouvel opus.Penumbra_Asphodel_Agone_Andr__Liedet5
Penumbra avait en plus une configuration de scène très intéressante avec un batteur et un claviériste surélevés par rapport aux autres. Quant aux guitaristes, ils ont montré une technique de vrais shredders.
Au bout du concert, le pari d'une tell affiche, dans un quartier plus ouvert au hip hop et au R&B, et en concurrence avec un certain nombre d'autres concerts metal, a été réussi.
En revanche, si l'entente humaine entre les groupes n'a fait aucun doute, les différences de style ont un peu désarçonné le public.

http://www.markize.com/Markize.htm

http://www.lacplacide.com/Penumbra_Neo_Jarlath_Andr__Liedet6

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09 janvier 2007

ADX - Paris - la Loco - 07.01.2006 :

Taux de remplissage : 450
Son : Puissant mais variable -  Très bon pour ADX
Lights : Ceux de la loco (faible de face et puissants derrière)
Ambiance : Fan / Déchaînée
Moment fort : « l’Ordre Sacré », « Notre Dame de Paris » (deuxième rappel) & « Les Enfants de l’Ombre »

Setlist ADX :
- Intro 1
- Les Enfants de l'Ombre
- Notre Dame de Paris
- Le Jugement de Salem
- Résistance
- L'Etranger
- Marquis du Mal
- Suprématie
- L'Ordre Sacré
- Divisions Blindées
- De l'Autre Côté
- Déesse du Crime
-=-=- Rappel 1 -=-=-
- Intro 2
- Résurrection
- Brocéliande
- Caligula
-=-=- Rappel 2 -=-=-
- Notre Dame de Paris

Premier gros évènement musical de l’année, ce concert d’ADX et d’une flopée d’autres groupes oeuvrant dans des styles variés a tout d’un festival. ADX profite de ce premier concert sur les planches parisiennes depuis sa reformation pour également célébrer ses vingt-cinq ans de carrière.

Pour des raisons de timing je manque quasiment toute la prestation de The Outburst, mais vu les échos qui me sont parvenus, ils semblent avoir rencontré un certain succès, même si à mon arrivée pas mal de monde était resté au niveau du bar de la Loco.


Fred (Maladaptive)

Maladaptive délivre un set énergique. Fred est impressionnant au chant et à la guitare. Quand on le connaît évoluant au poste de bassiste dans Dragonforce on se dit que l’homme est particulièrement talentueux. Le groupe est carré, la musique bien plus extrême que celle pratiquée dans le groupe précité et seul un petit manque de cohésion entre les musiciens et un sont brouillon en façade seront à déplorer. Si un seul mot devait résumer le show donné par Maladaptive ça serait efficacité.


Sarx (Horresco Referens)

C’est ensuite au tour d’Horresco Referens d’investir la scène. Encore un pas de plus vers l’extrême. Rash (guitare / chant) se dira par la suite en petite forme, mais la formation assurera un set carré. On voit que le groupe bosse énormément et ça paye ! Le son est bon, l’énergie est là, et le public ne s’y trompe pas.

Falkirk sera la déception de la soirée, les défauts relevés lors de la chronique du dernier album étant également de la partie en live. Déjà les conditions sonores n’aident pas, mais plus grave, le chant de Stéphane est bien en dessous de ce que l’on était en droit d’attendre dans ce style. Les compos se révèlent bateau et le public ne sera réveillé que lors du sympathique medley Maiden qui verra s’enchainer « Murders In The Rue Morgue », « Alexander The Great », « Seventh Son Of A Seventh Son » et « Aces High ». Y-a encore du boulot…

Carnival In Coal massera une grande partie d'un public, désormais conséquent, devant la scène. On y retrouve ainsi des fans et aussi beaucoup de curieux qui tentent de décrypter cette musique alambiquée bien barrée, dans le style Fantomas. Ca joue bien, et même si le son n’est toujours pas génial, les amateurs apprécient.


Misanthrope

Premier gros morceau de la soirée : Misanthrope ! Le groupe joue en terrain conquis et S.A.S De L'Argilière tient tout son petit monde au creux de sa main. Cinquante minutes de shows efficace qui laissera uniquement un goût de trop peu aux fans.

Phil (ADX) ADX & Patrick Rondat

C’est au tour du clou de la soirée, et c’est avec un peu d’appréhension que nous attendons de voir ce que va donner cette formation 2007 d’ADX… Une courte intro et le groupe attaque d’emblée avec le classique « Les Enfants de l’Ombre » permettant d’être immédiatement rassuré : ADX est très en forme et les deux petit nouveaux (!) B.Y. (guitare) et Klod (basse) semblent faire partie du groupe depuis des lustres. Phil chante bien et pousse dans les aigus malgré le rythme hyper speedés des interprétations. Les classiques s’enchaînent et le public est déchaîné, ne cessant d’acclamer et d’encourager les revenants. Ca fait vraiment du bien de voir sur scène des musiciens heureux de jouer, ça nous change de tous ces combos blasés à la grosse tête. Pour fêter dignement un anniversaire, il faut des cadeaux. Tout d’abord au niveau des invités, ADX sera rejoint sur scène simultanément par Arno de Carnival In Coal et par le radieux Patrick Rondat. Le groupe nous livrera ensuite l’inédit « Divisions Blindées », un titre dans la plus pure tradition ADX au refrain entêtant que le public n’arrêtait plus de chanter pendant les courts interludes. Alors qu’on a le sentiment que le concert vient de débuter, le groupe s’éclipse. L’air de rien le concert a déjà commencé depuis une heure dix et est passé à la vitesse de l’éclair. Nouvelle petite intro et ça repart de plus belle pour s’achever en apothéose avec « Brocéliande » et « Caligula ». Le champagne sera offert aux premiers rangs, et le groupe tellement heureux de l’accueil qui lui a été réservé, achèvera son set en jouant une seconde fois « Notre Dame de Paris ». Un excellent concert, bourré d’énergie ou les anciens on largement tenu la baraque. En effet Dog (batterie) semble frapper de plus en plus fort et ne ralentit jamais la cadence, Bethov a assuré ses parties avec brio sans jamais effacer le large sourire qui lui barrait le visage alors que Phil, malgré quelques difficultés sur les passages les plus ardus (« Déesse du Crime ») a prouvé qu’il demeurait un chanteur d’exception. Le Hard Français a encore de beaux restes, vivement la prochaine !

Bethov (ADX) & Patrick Rondat Dog (ADX)

Murder-One

Posté par murder1 à 22:34 - Live report - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Opeth + Amplifier - La Laiterie de Strasbourg (14/12/06)

Taux de remplissage : La laiterie pleine comme un oeuf

Son : Puissant et clair

Lights : Excellent

Ambiance : variée et maîtrisée

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Dire qu’Amplifier ont tout à prouver ce soir devant des strasbourgeois qui attendent fermement Opeth relève carrément de l’euphémisme. En effet, ces anglais (de Manchester précisément) suivent Opeth pendant cette tournée dans l’espoir de faire découvrir leur rock plus que particulier à un public qui se veut plutôt ouvert. Ne manquant pas de talent et de prestance, mais mis à mal par un son assez moyen, le groupe va s’efforcer de séduire un public un peu surpris en cinq titres et quarante minutes environ. Le groupe a misé sur ses titres phares et très accessibles comme « Motorhea » ou « O'Fortuna » tout en ne mettant aucunement de côté ses délires live, ses jeux sur les effets, et autres mini jams improvisés en plein titre. Les musiciens s’en donnent à cœur joie sur une musique pourtant beaucoup plus calme que ce que le public d’Opeth s’attendait à entendre, ce qui n’en empêche pas certains de se lancer dans le délire sans attendre, rapidement suivis par un public qui se voudra au final plutôt enthousiaste. On se laisse porter par les riffs hypnotisants et un peu psychés sur les bords, et le groupe repart finalement ravi, laissant derrière lui un public toujours aussi surpris mais en partie acquis.IMG_3544
Necro a beau avoir aimé Amplifier (et il n'est pas le seul), il faut bien avouer que c'est bien cette première d'Opeth à Strasbourg qui a rempli la Laiterie. Le groupe n'en finit plus de tourner pour promouvoir son dernier bébé, Ghost Reveries, et tout le monde s'attend à une claque certes prévisible mais une claque quand même. Et Opeth va donner exactement ce qu'on attend de lui. Le groupe a toujours misé sur cette dualité méchant/gentil (façon très simpliste de voir les choses, je vous l'accorde), et sur scène, c'est le même combat. Quand Opeth fait du death metal, il écrase tout. Quand Opeth est calme et mélancolique, on pleure et on a la chair de poule. Alors d'accord, quand on a vu Opeth une fois, on n'est plus surpris, mais pour un novice, Opeth est une révélation. La puissance dégagée par les suédois sur scène est incroyable. Les riffs mortels sont d'une lourdeur terrible, et la voix aggressive d'Akerfeldt fait froid dans le dos. Dans les moments calmes, le groupe est gracieux, lumineux, précis et d'une finesse remarquable. Les musiciens font montre d'une grosse présence scénique, ils sont « classes » et M.Akerfeldt a définitivment acquis une aura et un charisme nouveau sur scène. Il a le public dans la main, et il a juste à lever celle-ci pour déclencher une émeute. Il en rajoute parfois avec des blagues entre chaque morceau, mais il est heureux d'être là, et c'est tant mieux. Le frontman a d'ailleurs des faux airs d'un certain Dave Mustaine. Bah ouais, on entendait à peine la guitare du père Lindgren !
L'autre personnge aui prend de plus en plus d'importance au sein du groupe est sans conteste le claviériste Per Wiberg. Qui en ajoutant ses claviers sur les anciens titres leurs a fait prendre une nouvelle dimension. Comment se fait-il qu'il rejoigne le groupe si tard ??
Il faut noter les progrès du nouveau batteur Axe, qui en fait toujours un peu trop sur les passages calmes (« Windowpane ») mais qui a parfaitement interprété le set. Quant au bassiste Mendez, il n'a pas changé. Il joue divinement bien, avec un groove imparable et semble sur une autre planète. Chouette, Opeth est en forme.
IMG_3602Sur le plan technique, c'est quasiment irréprochable. Bon, la set list est exactement la même que celle de Paris quelques jours plus tôt. Mais pour les strasbourgeois, ça  ne change rien. Le groupe a axé son set sur les excellents extraits de Ghost Reveries, ouvrant son set par le terrifiant « Ghos Of Perdition ». « When », « Face Of Melinda » et « Bleak » sont également de la partie. Ce dernier étant un favori des fans. La surprise de cette tournée est « the Night And the Silent Water ». Akerfeldt se défend d'ailleurs de s'être inspiré de My Dying Bride. Mais bien sûr.
Bref, quand Opeth a quitté la scène après un Deliverance monumental, tout le monde avait le sourire aux lèvres. Et même si certains blasés n'étaient pas si enthousiastes: ayant déjà vu des concerts d'Opeth cette année. Une rapide réflexion leur a permis de remettre les pieds sur terre : un concert d'Opeth, c'est un grand, grand moment de musique.

Necro & Yath

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03 janvier 2007

David Coverdale et Doug Aldrich à Paris les 29 et 30 novembre

IMG_2980Disparu de l'actualité musicale durant la dernière partie des années 90, David Coverdale est réapparu sous les projecteurs à la suite de la dernière résurrection de son Serpent Blanc, aux commandes d'un groupe rajeuni et revigoré, structuré autour de sa personne et de Doug Aldrich. Un premier échantillon de ce dont est toujours capable Whitesnake peut être constaté sur le premier DVD du groupe mais aussi sur l'excellent nouveau live, Live in the Shadow Of The Blues.

Alors que cela faisait bien longtemps que le groupe ne s'était pas produit à Paris, la récente tournée de promotion du dernier enregistrement live de Whitesnake était l'occasion, non seulement d'entendre le chanteur loquace et son guitariste répondre aux questions de la presse au Hard Rock Café, mais aussi d'assister à un petit show acoustique à l'Olympia.

Très à l'aise et chaleureux, volubile et habile dans l'art de l'esquive des réponses les plus embarrassantes sans jamais perdre de son naturel, le chanteur britannique affichait une forme radieuse et une satisfaction manifeste d'être là. Voici un petit florilège des questions et des réponses entendues.

Est-ce que les nouveaux titres que l'on peut entendre à la fin de ce Live… In The Shadow Of The Blues donnent une indication sur le nouveau disque à venir ?

Tout à fait. L'optique du nouveau Whitesnake se fera dans cette direction : une combinaison entre l'ancien et le nouveau, entre les années 70 et les années 80.

Y aura-t-il une nouveauté au niveau des paroles chez le Whitesnake du nouveau millénaire ?

Pas vraiment. En fait il n'y a pas continuité simple entre mes centres d'intérêt et mes paroles. Ainsi, je me sens tout à fait concerné par les questions d'environnement et je pense avoir une grande affinité avec le monde naturel, pourtant il ne me viendrait pas à l'idée d'écrire sur les arbres. Même quand j'essaie d'écrire sur des sujets différents de mes sujets habituels, je reviens toujours aux mêmes préoccupations : l'amour et son histoire, le destin et la fatalité. Ce sont des paroles comme « Guilty Of Love » qui me conviennent et pas d'autres. Je ne veux pas mentir aux fans.

Est-il envisageable que nous assistions à une reformation du Deep Purple Mark III ?

C'est une rumeur qui vient peut-être de John Lord. Selon moi une reformation de Deep Purple Mark III, serait envisageable peut-être dans la perspective d'un show unique, par exemple pour une cause caritative. À vrai dire aucun d'entre nous ne se parle régulièrement et on sait que Ian Paice est toujours dans Purple. Par ailleurs Ritchie Blackmore n'est pas intéressé ce qui est exclu toute reformation selon moi.

Quelles ont été tes motivations pour relancer Whitesnake ?

Aux débuts des années 2000, j'étais tout à fait heureux de ma vie, avec cette semi-retraite musicale : les disques de Whitesnake se vendaient toujours et j'avais tout eu en terme de succès et de notoriété. J'étais très satisfait de mon sort et j'avais annoncé mon retrait de la scène musicale. C'est ma femme qui m'a poussé à faire une petite tournée qui, à à la base, ne devait durer que deux mois. Puis les choses étant très satisfaisantes, la tournée a pris de l'ampleur et l'accueil fut tellement bon que j'ai relancé Whitesnake pour de bon ! Et puis j'ai maintenu une vraie interaction avec grâce à mes fans via mon site internet qui me permet de connaître leurs attentes et leurs demandes. Et parmi celles-ci, il y avait un enregistrement live et un DVD : c'est maintenant chose faite ! Il y avait aussi le souhait d'entendre de nouveaux titres et à ça je m'y attelle.

Il y a aussi cette attribution d'un Grammy Awards qui couronne ta carrière…

Effectivement, j'ai eu encore une nouvelle satisfaction : la remise d'un Grammy à Withesnake ce qui a marqué un tournant dans mes rapports avec la presse britannique avec laquelle je n'avais généralement pas eu de bons rapports (ce qui explique le fait que je me sois orienté vers l'Amérique à un certain moment). Avec ce « Grammy », Whitesnake reçoit ce qu'ont reçu parmi les plus grands groupes de rock comme les Stones. Je ne pouvais rêver mieux. 

Il semble que cela soit un des meilleurs line-up de Whitesnake.

Effectivement et c'est parti pour être le plus long line up de Whitesnake. Tout se combine très bien et le niveau d'ensemble est excellent. Il y a une vraie alchimie qui est basée sur de très bons rapports humains, l'humour et sur le respect de notre propre intimité respective. J'ai une famille dont il faut que je tienne compte comme d'ailleurs d'autres membres de Whitesnake. Et puis chacun conserve beaucoup de liberté musicale et les autres musiciens du groupe peuvent avoir d'autres expériences hors du groupe sans que cela ne pose de problème. Notre calendrier nous le permet.

Tu peux nous en dire plus sur la façon dont ton mode de vie rejaillit sur ta musique ?

Tout à fait : à mon âge – 55 ans – je ne peux plus m'autoriser ce que je m'autorisais à une époque : j'ai changé de style de vie et j'ai éliminé les viandes rouges, le tabac, réduit le café ; je me suis mis au yoga et pratique beaucoup la méditation. Je fais notamment très attention à ma voix en pratiquant beaucoup d'exercices souvent assez ennuyeux. Ces derniers peuvent ressembler à jeux de bruits et de gorge assez bizarres, sans signification mais ils sont indispensables. Je devrai en faire un CD pour faire partager ça ! (rires) Par ailleurs je sais que ce genre de pratique est répandu : ainsi Bon Jovi les utilisent aussi mais après les concerts lui.

Pourrait-on parler de Doug Aldrich et de ta collaboration avec lui ?

Peut-être peut-on lui laisser la parole ?

Doug Aldrich : Je suis un vieux fan de Whitesnake dans tous les sens du terme : depuis longtemps j'apprécie le groupe, notamment grâce au disque Slide It In qui fut le premier à avoir du succès aux USA, mais je suis aussi un amateur de la plus ancienne période du groupe. Par ailleurs je suis un amateur des musiciens et particulièrement des guitaristes des années 70 : Jeff Beck, Blackmore, Iommi… Tout comme David Coverdale qui est lui même guitariste.

David Coverdale : Je joue avant tout pour composer.

Doug Aldrich : Ne le croyez pas il joue très bien !

David Coverdale : on se retrouve avec Doug autour de choses acoustiques, de choses avec un feeling très blues, qu'on apprécie tout deux. Il connaît la musique que j'aime. Doug est donc une des chevilles ouvrières du groupe alors que Red Beach fut contacté après lui. Ce dernier savait que Doug serait sous les projecteurs et cela ne le gêne pas. Par ailleurs, il a lui aussi toute latitude pour proposer des choses et pour composer. Il m'a promis un nouveau riff à la hauteur de « Still Of The Night » et j'attends cela avec impatience !

En parlant de ce feeling là… peut-on imaginer d'entendre sur scène des vieux morceaux, de l'époque des deux premiers disques ?

IMG_2996C'est envisageable effectivement de voir réapparaître ces morceaux en concert notamment s'il y a une vraie demande du public. Le problème est de les « caser » au sein de la set list car on ne peut les intégrer comme ça. Par ailleurs, j'aime et j'ai besoin de titres lents. Après le disque que j'ai fait avec Jimmy Page, j'avais envie de chanter de manière plus calme, de « chanter » tout simplement. Mais maintenant j'ai de nouveau besoin de crier ! Avec Whitesnake j'ai la possibilité d'avoir les deux : j'ai des morceaux comme « Now You're Gone » et des titres plus rentre-dedans. J'aime ces deux éléments ce qui permet à ma voix de se poser différemment à certains moments.

DA : Maintenant nous adoptons un esprit de plus en plus « jam » en intégrant de plus en plus d'improvisations, de nouveautés et de diversité.

DC : On peut dire que maintenant on rentre dans une zone de confort et qu'on est de plus en plus à l'aise. Par ailleurs nous n'avons aucune pression ce qui rend l'expérience très fraîche. Le label, SPV, y est pour beaucoup.

Le label ?

En effet : très longtemps j'ai beaucoup souffert de ce côté « business ». À une époque j'ai dû tellement m'occuper de cette dimension là que ça prenait le pas sur le groupe. Or avec SPV, tout se passe très bien à ce niveau là. En outre, ce sont des fans de musique et notamment de Whitesnake ce qui rend les rapports tout à fait cordiaux.



IMG_2988Le jour suivant, la rencontre avec David Coverdale et Doug Aldrich prit la forme d'un concert acoustique déroulé à l'Olympia, dans une petite salle élégante, très « modern style ». Coverdale semblait toujours très en verve et alterna chansons et nouvelles questions-réponses avec l'assistance captive. Parmi les titres  interprétés d'un show un peu trop court malheureusement, on remarquera un superbe « Blindman », issu du premier répertoire du groupe mais aussi les qualités de la ballade extraite du récent live, « All I Want Is You ». Après une exécution séduisante de « Give Me All Your Love Tonight » et avoir laissé entrevoir les qualités de Doug Aldrich à la guitare acoustique, le charismatique chanteur conclut le set par une version très réussi de « Here I Go Again » qui vit le public communiquer avec lui et entonner les paroles in extenso de la chanson avec un bel entrain.
Posant sa voix avec aisance, dévoilant un sens de la communication – voire de la séduction – très plaisant, David Coverdale a fait plus que convaincre ce soir. Il a laissé augurer un concert de tout premier ordre s'il avait à réapparaître sur les planches parisiennes, chose qu'il appelle de ses vœux plus que tout au monde si l'on en croit ses propos tenus alors.

Baptiste Eychart

Photos : Eric Ouaknin

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28 décembre 2006

Scottland-Espace Blues- Paris 27 décembre 2006

Poupoune les djeuns ! A ce petit gig de reprises d'AC/DC, le public n'avait pas systématiquement les tempes grisonnantes ! Tiens, même le Baptiste est venu agiter sa crinière avec moi, c'est vous dire ! Y'a pas d'âge pour le hard boogie blues !

Attention quand même quand on parle de covers du groupe d'Angus. Pour Scottland, la vie s'arrête en 1980, mort de Bon Scott. Hors de question de jouer autre chose que son répertoire. Si pour rire, un des deux guitaristes a lancé l'intro de "Hell's Bells", ça n'a pas été plus loin.
Scottland respecte l'esprit et la lettre des cogneurs australiens. Du tout bon, à commencer par le chanteur qui s'en sort très bien. Y compris pour l'accent, tout à fait correct. Rien à redire sur les musiciens, qui sonnent exactement comme il faut avec leurs Marshall écorchés. Certains ont l'expérience du hard sur scène depuis les années 80 (Paulo Ferreira, ex-H Bomb).

Le répertoire (plus d'une heure et demie de musique) ne se contente pas d'aligner les classiques comme "Highway to Hell" ou "Let There Be Rock". Scottland joue aussi des titres moins connus comme "Dog Eat Dog" et "Down Payment Blues". En gros, la période qu'ils illustrent est comprise entre 1976 et 1979. Les années bénies du hard pour AC/DC et une tripotée d'albums incontournables parmi lesquels : Powerage, Let There Be Rock, Highway to Hell et le live If you Want Blood au milieu.

Si Scottland est annoncé dans votre coin, courez-y, vous ne serez pas déçu, et les guitaristes du premier rang pourront piquer des plans, basiques mais à la mise en place chirurgicale.

http://www.groupescottland.com/

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14 décembre 2006

Sick of it all - la locomotive - 14/11/2006

Taux de remplissage : La loco pleine comme un oeuf

Son : Puissant et clair

Lights : Bons

Ambiance : Energique, très énergique

Moments forts: "Step down", "Uprising nation" et le fameux "wall of death"

Quel choc ! Quelle surprise ! Je ne saurais vraiment pas par quoi commencer. Il s’agissait de mon vrai premier concert de hardcore. Un réel concert avec du hardcoreux venu en masse. Du tatoué, du baraqué avec en général le crane rasé. Bref, du pur et du dur. Cette description rentre évidemment dans le stéréotype que l’on peut se faire du fan de HXC, mais c’est exactement ça. J’avais beaucoup d’appréhensions, mais elles ont toutes été balayées par l’ambiance dans la salle qui était tout sauf agressive. Un sentiment d’agréable surprise dominant sera le premier point positif de la soirée.

Je m’installe donc tranquillement dans le pit pour la prestation de Wall of Jericho, combo americain mené de main de maître par la charmante Candace Kucsulain. Et là, surprise, dès l’introductif  "A Trigger Full Of Promise" tiré du dernier album, je me retrouve dans un pogo assez monstrueux. Pogo qui s’est transformé en « circle pit », tradition séculaire qui consiste à courir en cercle le plus rapidement possible en bougeant les bras dans tous les sens. Comme il est amusant de se retrouver dans ce genre de danse traditionnelle sans y avoir été invité… Enfin, maintenant, je sais que je peux faire un tour de circle pit sans toucher le sol !

Mais revenons à nos moutons. Le hardcore metal de WOJ est plus que carré, la jeune femme faisant preuve d’un énergie incroyable sans que ses compères soient à la ramasse. Ca joue bien, ça joue fort et ça sent la bonne sueur. Pas mal d’extraits des deux albums sortis chez Roadrunner (dont le puissant hymne "Revival Never Goes Out Of Style"tiré de All Hail The Dead et « A trigger… »), le tout plié en quarante trop courtes minutes qui auront fini de convaincre les sceptiques sur l’intégrité et la puissance des ricains. Bonne ambiance (je me répète, mais c’était pour moi vraiment important), bon son, bon concert et quelques bleus sur tout le corps. Que demander de plus ?

Passons au gros de la soirée, je veux bien entendu parler de Sick of it all.

Là, on ne rigole pas. On a une légende qui débarque sur scène. Légende qui mérite le respect. Légende qui va donner plus que de raison. Musiciens qui vont se défoncer pendant un peu plus d’une heure. C’est bien simple, Pete Koller (guitariste) va se démener comme un sauvage, va courir l’équivalent d’un marathon sur scène et va balancer des riffs jusqu ‘a plus soif. Graig Setari (basse) va lui être le plus paisible de tous (toutes proportion gardée) mais va faire exploser la salle avec la petite intro de « Step down » (pour moi, le tube ultime du groupe), et je parlerai même pas de Armand Majidi qui a martelé ses fûts de la plus belle manière qui soit. Enfin, Lou Koller égal à lui même (d’après ce que j’ai pu voir de lui en vidéo), généreux, plein d’énergie, s’efforçant de chanter malgré le nombre plus qu’important de slammeurs. Un des meilleurs vocaliste de hardcore parmi les meilleurs, rien que ça.

Pour un groupe qui vient de fêter ses vingt ans, on ne peut pas dire qu’ils soient bon pour l’hospice.

Parlons un peu de la set list qui si elle a fait la part belle au dernier album  ("Take The Night Off", "Machete", "Uprising Nation", "Evil Schemer", "Die Alone" et "Forked Tongue") n’en oublie pas pour autant les tubes du passé ("Just Look Around", "Built To Last", "Call To Arms", "Blown Away" etc). Du tout bon, je vous dis. Mon autre découverte personnelle ce soir là s’est faite sur "Scratch The Surface".J’ai vu ce qu’on appelle communément un « Wall of death ». En gros, on divise la salle en deux et les deux parties , quand le chanteur le signale, se foncent dedans. Résultat un pogo MONSTRUEUX de chez MONSTRUEUX. Bref, de quoi contenter pas mal de monde.

Pour conclure, la salle était satisfaite, le groupe content, ma culture perso enrichie. Que demander de plus, sinon que le groupe repasse rapidement dans nos contrées.

N(666)

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13 décembre 2006

Arch Enemy + Textures - La Laiterie de Strasbourg, le 10 décembre 2006

Taux de remplissage – 500 à 600 Personnes
Son – Trop fort
Lights – Magnifiques
Ambiance – Electrique

Belle affluence ce soir pour Arch Enemy à Strasbourg. Le premier constat concerne le public: jeune et appliquant la parité, signe de la nouvelle notoriété de la bande à Mike Amott. Mais n'oublions surtout pas Textures. Les hollandais ont tout à prouver sur scène. Non pas que leur prestations soit réputées mauvaises, mais peu de gens (tout du moins ce soir-là) les ont déjà vu sur scène et leur thrash technique peut se transformer en mauvais mal de tête pour le public. Il n'en est rien. Textures dégage sur scène et n'a pas mis beaucoup de temps à convaincre. Bon, le son était faible et la foule parsemée. Mais ça n'a pas dérangé les musiciens, qui ont tout donné. Ils ont plutôt axé leur set sur l'énergie et le headbanging, et le son clair dont ils ont bénéficié les a fortement aidé. Un son faible, mais de qualité, ça aide. Du coup, ça headbanguait, ça slamait même. Belle surprise pour un groupe dont les rythmiques à l'envers pourraient embrouiller les cervicales du métalleux venu s'éclater. Le groupe a même atteint le but ultime de toute première partie : conquérir un nouveau public. Et lorsque Textures a dégainé un « Drive » surpuissant (avec un chant clair parfait de chez pafait), tout le monde a oublié Arch Enemy. Court mais intense et largement à la hauteur.

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Textures a tout donné ce soir à Strasbourg

Arch Enemy était attendu ce soir. Le public était chauffé à blanc et n'importe qui aurait parié qu'Angela Gossow n'aurait qu'à montrer sa tête sur scène pour se mettre 500 personnes dans la poche. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Dès le premier morceau « Nemesis », c'est la guerre. La blonde arrive, peintures de guerre sur le visage et toute de noir vétue.

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Le public plonge immédiatement et Arch Enemy a déjà réussi sa soirée. En plus, Angela, la maline, déclare que le public français est le plus fou au monde. Imaginez alors la fureur quand elle déclare, après 30 minutes de concert, que le public strasbourgeois est encore plus fou que le public parisien ! Évidemment, il n'y a pas qu'elle dans le groupe, le « boss » Mike Amott est largement aussi responsable de cette suprémacie, avec son jeu surpuissant et fin à la fois. La section rythmique complètement en place assure un set carré. En fait, c'est très simple, Arch Enemy est un vrai groupe de PROs. Aucune faille dans le jeu ni l'attitude des musiciens, certains s'autorisant même de poser pour les photographes, un à un (!!!), prenant les parfaites postures des rock-stars de l'extrême.
Mais tout n'était pas parfait ce soir-là. Le groupe ayant tout axé sur l'efficacité, il a perdu en finesse et en originalité. On ne va pas jouer les râleurs, mais la finesse et la grâce de Chris Amott (ancien guitariste et frère de M.Amott, ayant quitté le groupe après l'enregistrement du dernier album) ont terriblement manqué à Arch Enemy, même si son remplaçant Fredrik Akesson a été techniquement irréprochable.

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Mike Amott : Guitar-hero du metal extrême

Le son était très fort, puissant, mais un peu brouillon, ce qui a aussi noyé les finesses guitaristiques si particulières à Arch Enemy dans un mur de son très agressif. La foule est aux anges, mais certains fans restent sur leur faim. Comme rien n'est laissé au hazard chez Arch Enemy, le groupe a entammé son set avec des chansons plutôt récentes, très dynamiques et puissantes (tiens tiens) et a terminé avec des clins d'oeil au passé. La palme d'or revient au monumental « Bury Me An Angel » qui, du coup, a râvi les fans de la première heure, avec ses harmonies et son break historique. Et même le final terriblement efficace de « We Will Rise » est fédérateur, on ne peut que s'interroger sur le futur du groupe. Ce choix tactique de la puissance au détriment de la finesse est-il uniquement scénique ou est-il définitif ? Et si Chris Amott avait quitté le groupe pour cette même raison?
Concert mitigé pour certains, énorme pour d'autre. Arch Enemy a fait un choix, et comme d'habitude, certains adorent et d'autres (non, on n'est pas des vieux cons!) veulent le Arch Enemy d'avant !

Yath

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12 décembre 2006

TRUST - Paris Zénith - 11 décembre 2006

Après les réactions contrastées suscitées par le live sorti le mois dernier, ce concert de Paris, dans le cadre d'une petite tournée come back, a permis de retrouver un Trust assez vaillant.
Certes, nous n'avons pas eu droit à d'énormes suprises, ni à des invités VIP pour les rappels, mais la performance du groupe a été globalement convaincante, même si pas extraordinaire.
En première partie, une prestation riquiqui (30 minutes) de Fred Blondin, plutôt classé dans la variété, mais qui ici, nous l'a joué boogie rock avec une pêche impressionnante, surtout avec le feeling monstrueux de son guitariste soliste d'un jour, le brillant Sébastien Chouard, un requin de studio qui mériterait un coup de projecteur conséquent un jour ou l'autre.
Pour Trust, on découvre un fond de scène reprenant le titre du dernier album "soulagez-vous dans les urnes" et le groupe tel qu'il s'est reformé. Différence de taille : Iso Diop a pris la basse, laissant Vivi empoigner sa Gibson SG. La surprise : un DJ, présent sur une bonne moitié des titres, dont les platines surplombent la batterie de Farid Medjane.
Bernie s'est montré bien en voix, meilleur que sur le live. Ses interventions entre les morceaux semblaient assez apaisées (fini le "ça manque un peu de couilles" au moment de faire gueuler le public, en l'occurence pour "Sarkoland", précédé d'un sample d'un discours de Sarko himself, copieusement sifflé par le public). Il n'a pas raté Pinochet, sa mort étant annoncée comme une très bonne nouvelle : "qu'il pourrisse en enfer" a lancé le chanteur.

1000269qz0Sous  un light show impresionnant, Trust a enchainé les tubes bien connus, avec quelques titres rares : "certitude solitude" ou "surveille ton look" peu joué depuis quelques lustres, comme tous les titres de "Rock'n'Roll", l'album qui a précipité la séparation de 1985).
Nono, qui changeait de guitare à chaque morceau, a bien fait tourner la machine, et a eu droit à la plus grosse ovation lors de la présentation des musiciens, avec Vivi, qui bénéficie d'une affection renforcée due à son retour inespéré... On n'en dira pas autant du nouveau Iso Diop, constamment mal à l'aise, comme s'il s'était trompé de concert, d'autant plus que ses lignes de basse n'avaient rien de passionnant (il n'y est pour rien) en dehors d'un petit slap sympa pour une version de "Palace" un peu développée pour l'occasion.
Certains titres m'ont semblés un peu mou : "Saumur" par exemple, ou encore "on lèche, on lâche on lynche". Mais ce sont surtout les nouveaux morceaux, "La mort rôde" et "Chaude est la Foule" qui n'ont pas convaincu, à l'image de leur rendu en studio. Mais on peut comprendre que Trust veuille les jouer.

Quant au DJ, on ne peut pas dire qu'il ait fait l'unanimité. Accueil plus que mitigé et peu de succès à l'applaudimètre.

On pourra aussi regretter le sort qui est fait à "Trust IV" qui reste l'album le plus ambitieux de Trust : aucun morceau joué au Zénith, même pas "Par compromission"... "Europe et Haines" reste toujours aussi bien représenté : cinq titres ce soir, dont un duo Nono/Bernie acoustique pour "Tout ces visages".

Deux heures de concert, extinction des feux : pas de deuxième rappel. Dommage, un petit "Mr Comédie" en rappel aurait eu de la gueule, surtout avec l'actualité en Iran...

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Posté par david taugis à 19:57 - Live report - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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